Test de Crystar réalisé le 25 mars 2022 à partir d’une version fournie par le distributeur sur Switch.
- Développé par FuRyu, édité par NIS America et distribué par Koch Media
- Initialement sorti le 27 août 2019, version Switch disponible le 1er avril 2022
- PlayStation 4, Switch et PC
- Ne comporte pas de sous-titres en français
FuRyu est principalement connu pour ses school RPG au tour par tour sous influence Persona. On a récemment évoqué The Caligula Effect 2 ou Monark, par exemple. En 2018, le studio a aussi réalisé un action-RPG sur PlayStation 4 puis PC sous le titre de Crystar. Sa récente version Switch nous permet d’observer à nouveau ce titre atypique dans le catalogue FuRyu, étonnamment bien adapté sur la console nomade de Nintendo.
Test de Crystar sur Switch
Attention, spoilers ! L’auteur de ce texte s’engage à divulguer le moins d’information possible concernant les intrigues de Crystar. Il peut tout de même contenir des spoilers gâchant le plaisir de la découverte. Si vous souhaitez y jouer dans les meilleures conditions possibles, on vous conseille de reporter votre lecture de cet article.
Pourquoi les personnages de Crystar sont-ils si attachants ?
On est avant tout frappé par le chara-design et l’univers de Crystar. Dans le style gothic lolita, les personnages ont un certain cachet et on les reconnait au premier coup d’œil, qu’il s’agisse des illustrations des dialogues, parfois un peu longuets d’ailleurs, ou des modélisations 3D utilisées au cours du gameplay. À ce propos, le jeu tourne sans problème particulier sur Switch, malgré qu’il ait initialement été prévu pour une console plus puissante. Les décors restent assez jolis au cours des phases d’action. Au niveau du level design en revanche, les environnements montrent vite leurs limites. On a parfois l’impression de tourner en rond dans des donjons qui se répètent sans cesse, chapitre après chapitre.
L’histoire amène Rei Hatada et sa sœur au purgatoire. À cause d’un esprit qui s’éveille en elle, une Persona en quelque sorte, Rei fait une crise de folie qui coûte la vie de sa benjamine. Elle passe alors un pacte avec Mephis et Pheles, gardiennes du purgatoire, pour chasser les âmes qui refusent la réincarnation et pouvoir ressusciter sa sœur. L’histoire est en réalité plutôt sombre mais vire parfois au comique par l’excès. Ainsi Rei doit recueillir les tourments des âmes en peine et pleurer pour les transformer en armes, armures et accessoires. Le joueur est alors amené à réaliser tout un travail dans les menus pour améliorer les équipements et la résistance de ses personnages.
FuRyu sait-il aussi réaliser des action-RPG ?
Car plusieurs personnages sont jouables au cours des phases d’action. En théorie, chacune des héroïnes, que l’on déverrouille au fur et à mesure de l’aventure, ont leur propre forces et faiblesses. Mais on se rend vite compte qu’elles se jouent toutes de la même manière. On remarque d’ailleurs une certaine rigidité dans le gameplay, ainsi bien que Crystar propose des attaques faibles et rapides ou fortes, ainsi qu’un bouton d’esquive, les combats semblent trop lents.
Pour égayer les affrontements, on peut s’équiper de quatre compétences à utiliser à tout moment, à condition que l’on ait assez de MP en stock. Enfin, chaque personnage peut invoquer son esprit gardien quand sa jauge est remplie. Celle-ci augmente à chaque attaque ou en « pleurant » des MP pour la remplir plus vite entre deux combats. Une fois invoqué, on peut compter sur l’esprit gardien pour frapper de concert avec le personnage utilisé, ou mettre fin à l’invocation un peu plus tôt pour réaliser une super attaque.
Le titre est-il bien adapté à la Switch ?
Avec Crystar, FuRyu est sorti de sa zone de confort. Le jeu marque avant tout par la beauté de son chara-design et de ses musiques, mais le gameplay n’est pas aussi nerveux que dans d’autres jeux du genre, comme les Ys de Falcom par exemple. Néanmoins, le titre reste très agréable sur de petites sessions, ce qui est en fait un action-RPG parfaitement adapté à la Switch de Nintendo.
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