Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch
Développé par CrazyBunch, édité par Assemble Entertainment et distribué par Koch Media
Sorti le 18 mai 2021 sur PlayStation 4, Xbox One et Switch (également disponible sur PC)
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Chinois / Russe / Polonais |
| Audio | Anglais / Allemand |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Chinois / Russe / Polonais |
À la fin des années 80, Leisure Suit Larry se fait une place dans le milieu du jeu PC grâce à son humour graveleux et malgré la concurrence directe des légendes du point and click. Après une interruption de près de vingt-cinq ans sans compter quelques hors-séries, Leisure Suit Larry est de retour avec Leisure Suit Larry: Wet Dreams Don’t Dry sorti en 2018 puis Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice en 2020, disponible à présent sur consoles. À une époque où les mentalités ont évolué, Larry Laffer parvient-il à s’adapter au nouveau monde ?
Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice est une suite directe de l’épisode de 2018. Tellement directe que des énigmes font référence à des évènements survenus dans l’opus précédent. On retrouve Larry Laffer en plein préparatif de mariage : il n’a jamais rencontré sa future épouse mais on lui a promis qu’elle était la plus belle femme de Cancúm. Larry apprend toutefois que l’amour de sa vie, Faith de l’épisode précédent, est en danger. Il décide donc d’aller la sauver et s’enfuit de l’île avant de se faire passer la bague au doigt sous la contrainte.
Dès les premières minutes, une interaction entre Larry et son assistante vocale PI nous indique très clairement que Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice, sans être politiquement correct non plus, est ancré dans son temps. PI est son ange gardien et a pour mission de l’empêcher d’agir ou de dire des choses qui ne seraient plus acceptées au XXIe siècle. Cette dualité permet de conserver les frasques de Larry qui font l’identité de la série tout en modernisant le propos général avec une vision plus progressiste. Leisure Suit Larry oblige, le nombre d’organes génitaux disséminés dans les tableaux est toujours impressionnant et Larry peut passer un moment torride avec de nombreuses conquêtes. Bien que jamais explicitement dévoilées, ces scènes ont une ambiance sonore qui ne laisse aucun doute quant à la teneur de l’échange.
Question gameplay, Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice est extrêmement classique pour le genre. On découvre un nombre défini de tableaux par chapitre, tous superbement dessinés dans un style cartoon qui fourmillent de détails. L’inventaire se garnit progressivement de toutes sortes d’objets qui n’ont aucun rapport entre eux et que l’on peut combiner. Les échanges cocasses avec les différents personnages du jeu permettent de faire progresser l’histoire plus ou moins rapidement. Il faut réaliser une succession d’actions qui permet de débloquer l’intrigue et d’accéder à la prochaine zone. Comme souvent avec les point and click, les situations loufoques sont au centre de la partie et font tout le sel de Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice. La proposition ludique est connue mais parfaitement maitrisée.
Leisure Suit Larry: Wet Dreams Dry Twice propose habilement de faire découvrir le XXIe siècle à un beauf quarantenaire des années 80. Les situations grivoises sont toujours de la partie, mais ne dépassent jamais la ligne rouge, notamment grâce à l’aide de l’assistante vocale. Nous voilà rassuré : on peut toujours profiter des frasques de Larry Laffer sans devoir mettre de côté un quart de siècle d’évolution des mœurs.





