Test réalisé à partir d’une version fournie par Evolve PR sur PC (Ryzen 5 3600X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 Super 8 Go)
Développé par Still Running et édité par Merge Games
Sorti le 3 décembre 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Russe / Japonais / Chinois |
| Audio | |
| Sous-titres |
Nombreux sont les titres qui s’inspirent de la tendance des Soulsborne, qu’ils soient en 3D (Nioh 2, Mortal Shell) ou en 2D (Salt and Sanctuary, Dead Cells). Peu d’entre eux ont toutefois rencontré le succès des productions FromSoftware. Cette fois, c’est Still Running qui s’en inspire avec Morbid: The Seven Acolytes ; ce dernier lorgne davantage du côté de Bloodborne avec son univers lovecraftien. Ses visuels en pixel art et sa vue de dessus sont-ils suffisants pour se démarquer de son modèle ?

Dans Morbid: The Seven Acolytes, on incarne une survivante, la dernière de son clan, qui doit accomplir ce pour quoi elle a été entrainée toute sa vie : vaincre les sept acolytes, des êtres maudits possédés par les Gahars. L’histoire, bien que très classique, pose l’ambiance : le joueur n’est pas là pour flâner mais pour détruire sept divinités, toutes plus puissantes les unes que les autres, après avoir parcouru des niveaux semés d’embuches.
Manette en main, Morbid: The Seven Acolytes se pratique comme n’importe quel Soulsborne : le joueur dispose d’une barre de vie et d’une barre d’endurance qui diminue à chaque action (attaque, esquive, parade). Il est possible d’attaquer les adversaires au corps à corps et d’effectuer des contres, mais aussi d’utiliser une arme à feu et d’esquiver par le biais de la roulade qui a fait la renommée de FromSoftware.
La particularité de Morbid: The Seven Acolytes est d’intégrer une composante infiltration, un peu à la manière de Sekiro: Shadows Die Twice. Une simple pression de la gâchette de la manette permet de se faufiler dans les hautes herbes, ce qui a pour effet de créer l’effet de surprise et d’augmenter les dégâts d’attaque en cas de succès. Cet élément de gameplay permet de varier les approches, à condition bien sûr que l’environnement le permette.

Sa prise en main rend Morbid: The Seven Acolytes accessible voire agréable à jouer, même si l’on rencontre des soucis de collision liés à la vue qui se montrent gênants dans le feu de l’action. À l’instar des titres dont il s’inspire, Morbid: The Seven Acolytes est cependant un jeu très difficile. Progresser dans son univers demande un investissement important du joueur, qui devra accepter de mourir très souvent pour mieux comprendre son environnement et ses ennemis.
Bien qu’il se montre souvent brutal, Morbid: The Seven Acolytes n’est toutefois pas punitif en cas d’échec : on conserve son expérience même après la mort. Une fois le premier acolyte vaincu, il est possible d’augmenter le niveau de son personnage auprès d’autels, qui ont la même fonction que les feux de Dark Souls : ils servent aussi à récupérer sa vie, son endurance et ses potions, tandis que les ennemis de la zone sont resuscités.
Morbid: The Seven Acolytes ne réinvente pas la formule des Soulsborne mais il n’en demeure pas moins très plaisant à parcourir pendant les 7 h qu’il faut pour le terminer. Son univers est gore et malsain et l’ambiance est très réussie. Toutefois, ce qui manque à Morbid: The Seven Acolytes pour être un grand jeu est un peu de folie dans son level design, la signature de FromSoftware. En l’occurrence, les environnements paraissent hélas peu inspirés.





