Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 4
Développé par Team Ninja et édité par Sony Interactive Entertainment (PlayStation) / Koei Tecmo (PC)
Sorti le 13 mars 2020 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5 et PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Espagnol / Portugais / Polonais / Russe / Chinois / Japonais / Coréen / Allemand |
| Audio | Anglais / Japonais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Espagnol / Portugais / Polonais / Russe / Chinois / Japonais / Coréen / Allemand |
Après de longues années de développement, le premier Nioh fut un succès lors de sa sortie en 2017. Trois extensions supplémentaires plus tard, Nioh 2 prend le relais. Cet antépisode parvient-il à se montrer à la hauteur de son aîné ?
Hybride mi-humain, mi-yōkai, le protagoniste de Nioh 2 est entraîné dans une quête à travers le Japon pour trouver des pierres d’esprits. Contrairement au jeu précédent, le personnage principal est personnalisable à l’aide d’un éditeur complet. Une fois cette étape passée, le joueur commence l’aventure, structurée autour de missions principales et secondaires.
Les affrontements sont au cœur de cet action-RPG. Une dizaine d’armes sont disponibles, du katana aux hachettes en passant par les tonfas, chacune se maniant différemment. Utiliser une arme de manière répétée permet d’obtenir des points à dépenser dans l’arbre de compétences de cette catégorie d’arme, ce qui débloque de nouvelles techniques et enchaînements.
Les combats reposent sur l’endurance, appelée « ki ». Si le joueur doit faire attention à ne pas se retrouver à cours de ki, et être brièvement sans défense face aux attaques, il doit aussi surveiller la jauge de ki des ennemis : une fois vide, il peut porter un coup dévastateur infligeant beaucoup de dégâts. Une impulsion de ki peut aussi être effectuée afin de dissiper les zones réduisant la récupération d’endurance.
Le joueur doit également surveiller la posture de son personnage. La posture haute privilégie l’attaque, la posture basse repose sur les esquives tandis que la posture moyenne est un compromis entre les deux. Chaque posture change radicalement les attaques des armes et il est donc nécessaire de s’adapter en permanence selon la situation.
Nioh 2 offre cependant une nouvelle subtilité par rapport à son prédécesseur : l’anima, représentée par une troisième jauge sous la vie et le ki, correspondant aux pouvoirs yōkai du protagoniste. Le joueur peut ainsi assimiler les techniques des ennemis pour les utiliser ou encore se transformer en yōkai afin d’attaquer à pleine puissance.
Mais l’élément central liée à l’anima est le contre explosif. Ce contre, à utiliser lorsqu’un signal rouge apparaît, permet d’entamer fortement la barre de ki des ennemis. Cette variété de techniques offre des combats rythmés, où la moindre erreur ne pardonne pas.
La difficulté est en effet bien présente. Les ennemis sont sans pitié et les boss représentent de véritables défis. La défaite fait perdre les points d’expérience accumulés et renvoie au dernier sanctuaire visité. Le multijoueur est cependant présent pour aider les joueurs : les missions peuvent être effectuées à plusieurs et il est possible d’activer des tombes bienveillantes invoquant un allié. D’autres tombes, maléfiques, lancent un affrontement contre de puissants opposants. Les battre permet d’obtenir leur équipement.
Pour la partie technique, le jeu propose un mode action, favorisant le nombre d’images par seconde, et deux modes vidéo favorisant la résolution (avec images par seconde variables ou verrouillées à 30) afin de satisfaire les goûts de tout le monde.
Nioh 2 repose ainsi grandement sur les bases du premier opus, rajoutant divers éléments pour perfectionner la recette établie. Les amateurs de défis peuvent ainsi repartir traverser le Japon en tranchant des yōkai dans la joie et la difficulté.







