Test réalisé à partir d’une version fournie par Just For Games sur PC (Ryzen 5 3600X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 Super)
Développé par Metronomik, édité par Sold Out et distribué par Just For Games
Sorti le 25 août 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Chinois / Allemand / Italien / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Espagnol |
| Audio | Anglais / Français / Japonais / Espagnol |
| Sous-titres | Français / Anglais / Chinois / Allemand / Italien / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Espagnol |

Avec No Straight Roads, le studio Metronomik prend le pari de mélanger musique, plateforme et action dans un seul et même titre, avec un habillage très coloré et une direction artistique cartoon. Visuellement, No Straight Roads rappelle fortement Jet Set Radio (sans le cel shading) et il est loin d’être générique ; reste à savoir si manette en main, la créativité est également au rendez-vous.
Vinyl City est une ville aux mains de l’organisation NSR (No Straight Roads), qui prône l’électro et la dance. Ce n’est pas au goût de Mayday et Zuke, membres du groupe de rock indé Bunk Bed Junction. Armés de leurs instruments, ils vont tout mettre en œuvre pour reprendre le contrôle de la ville et mettre fin à l’empire de musique électronique.
Le synopsis ne ment pas sur la marchandise puisque la musique est au cœur No Straight Roads. Le titre mélange plusieurs genres : plateforme, exploration et (beaucoup de) combats basés sur le rythme. Metronomik sait faire preuve d’humour dont tout le monde peut profiter, dans la mesure où le titre est intégralement localisé en français, doublages y compris avec le concours de Julien Chièze ; même si de ce point de vue, la qualité est inégale d’un personnage à l’autre.

Le joueur arpente les rues de Vinyl City pour se rendre aux différents concerts de l’organisation NSR. Ceux-ci sont reliés par un hub central qui est l’occasion de phases de promenade plutôt discrètes, et ce sont loin d’être les plus passionnantes de l’aventure. Mais les combats, et particulièrement ceux contre les boss, sont les moments les plus excitants de No Straight Roads.
Le système de combat ressemble à un étonnant croisement entre action-RPG et jeu de rythme. Il est important d’agir dans le bon tempo pour éviter les attaques ennemies et pouvoir contre-attaquer. No Straight Roads impose un minimum de planification, ce qui rend les combats contre les boss, les fameux concerts, extrêmement prenants et uniques.
Chaque boss possède sa propre personnalité et, lors des affrontements, Metronomink n’a pas lésiné sur les moyens de mise en scène. Impossible de ne pas penser à des jeux comme God of War ou Bayonetta, dans le même genre, tant certains combats prennent une ampleur démesurée. Ces derniers sont longs, épiques et très tactiques.

En n’agissant pas dans le bon rythme, le joueur encourt la perte d’une vie. No Straight Roads est toutefois généreux et permissif avec un gameplay dans l’ensemble très accessible. Il n’y a pas de « game over » et les crédits sont illimités. En cas d’échec, le seul malus est la note du combat plafonnée à C.
Les amateurs de scoring et les chasseurs de succès / trophées ont du pain sur la planche. No Straight Roads possède également différents objets à déverrouiller (skins, coups spéciaux) et un mode coopération pour jouer ensemble. Bien que le jeu ne soit pas très long, y revenir est un véritable plaisir, d’autant plus qu’il est possible de rejouer les concerts à l’infini pour tenter d’améliorer son score.




