dimanche 9 mai 2021
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Test de The Pathless : plusieurs cordes à son arc

Test réalisé à partir d’une version fournie par Just For Games sur PlayStation 5

Développé par Giant Squid, édité par Annapurna Interactive et distribué par Just For Games
Sorti le 12 novembre 2020 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, PC et iOS

InterfaceFrançais / Anglais / Arabe / Chinois / Néerlandais / Allemand / Italien / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Espagnol / Turc
Audio
Sous-titresFrançais / Anglais / Arabe / Chinois / Néerlandais / Allemand / Italien / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Espagnol / Turc

Disponible en version numérique depuis le 12 novembre 2020, The Pathless est distribué en édition physique par Just For Games depuis le 8 décembre 2020 sur PlayStation 5. L’édition contient le jeu ainsi que six cartes illustrées.

Deuxième titre du studio Giant Squid, l’univers et la patte artistique de The Pathless ont attiré l’attention depuis son annonce, comme ceux d’Abzû avant lui. Ses inspirations sont nombreuses : Shadow of the Colossus, Journey, The Legend of Zelda: Breath of WildThe Pathless pavient-il toutefois à trouver sa propre voie ?

Dans The Pathless, le joueur incarne une archère anonyme se rendant sur une île mystérieuse, où règnent la mort et le silence. Armée d’un arc, et accompagnée de son aigle, elle brave les dieux corrompus pour lever la malédiction du déicide qui s’étend sur le monde.

The Pathless rappelle Shadow of the Colossus, en raison de l’architecture de son monde et du rapport d’échelle à ces pauvres créatures. Journey est une autre source d’inspiration manifeste avec son monde ouvert minimaliste à explorer en courant, rempli de monolithes mystérieux et de rencontres étonnantes. La musique lie également les deux jeux, puisqu’Austin Wintory en a composé les bandes originales. Les trémolos gutturaux et airs celtiques accompagne l’aventure avec brio. Le jeu des comparaisons pourrait durer longtemps, mais sa singularité artistique et son système de jeu étonnant donnent un cachet unique à The Pathless.

La carte du monde est divisée en quatre zones : dans chacune d’elle, un dieu corrompu par le déicide doit être libéré. L’exploration conduit à ranimer de grands monolithes dispersés par le monde. Ils doivent être alimentés par des emblèmes dorés, récupérés à l’occasion de petites énigmes environnementales. L’exploration par l’énigme et le repérage par l’analyse du décor rappellent fortement The Legend of Zelda: Breath of the Wild, avec moins de maîtrise cependant. Il n’est pas toujours aisé de se repérer, et l’exécution de certains puzzles manque de clarté.

Le plus gênant restent les tempêtes qui génèrent des phases d’infiltration lorsque l’on s’en approche de trop près. Le joueur doit retrouver son aigle dans un décor hostile sans se faire repérer par le dieu corrompu. Ces phases agacent et brisent le rythme de l’exploration, en plus de ne parfois laisser aucune chance au joueur.

L’archère peut courir, sauter et décocher des flèches illimitées. Pour maintenir sa course, il faut tirer sur des centaines de joyaux parsemant la carte. L’aigle permet quant à lui de planer, de porter des poids et de gagner de la hauteur. Une fois les trois monolithes d’une région réactivés, le dieu corrompu peut être combattu en deux phases. La première est une course poursuite, où l’archère doit esquiver les attaques et viser les yeux du boss, tout en conservant sa vitesse. L’ennemi doit ensuite être affronté en arène, dans une phase moins spectaculaire, mais plus intéressante à jouer. Les combats de boss ne constituent pas la partie la plus intéressante du jeu, mais permettent de briser la monotonie et de faire progresser l’histoire.

Avec une direction artistique inspirée et divertissant dans son exploration, The Pathless se saisit des codes de classiques de l’aventure pour offrir un voyage dépaysant et singulier. Sa répétitivité et certaines de ses mécaniques frustrantes n’empêchent pas de profiter pleinement de cette course effrénée d’une dizaine d’heures jusqu’à un magnifique final, qui justifie à lui tout seul le voyage.

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Tomtruc
Possède sur la même étagère Billy Hatcher and the Giant Egg et Baten Kaitos : Les Ailes éternelles et l'Océan perdu.

2 Commentaires

  1. Si j’ai bien compris, il y a plusieurs boss. Est-ce chacun doit être combattu différemment, un peu comme les boss de Shadow of the Colossus ?

    Merci pour le test 🙏

    • Oui et non!

      La phase de poursuite est toujours la même, on court après le boss dans l’open world et seules les attaques à distance changent.

      Dans la deuxième phase en arène, chacun des boss a des attaques et des gimmicks différents, impliquant des phases d’esquive scriptées, de la plateforme, ou du combat simple.

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