Test réalisé à partir d’une version fournie par ABX Games Studio sur PlayStation 4
Développé par ABX Games Studio et coédité par Ratalaika Games et GrabTheGames
Sorti le 16 octobre 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Japonais / Russe |
| Audio | |
| Sous-titres |
Two Parsecs from Earth est le second titre du studio indépendant alsacien ABX Games Studio. Constitué d’une seule personne, Eric Tomkowski, ce dernier a pour leitmotiv de proposer des jeux aux mécaniques inédites ou inhabituelles. Mais entre l’ambition et la réalité, il y a souvent des années-lumière. Two Parsecs From Earth parvient-il à maintenir son cap et à tenir ses promesses de fraîcheur ?
Dans Two Parsecs for Earth, le joueur incarne un robot de transport, Z3-L1, qui s’est écrasé sur un astre inconnu. Endommagé et privé de son vaisseau spatial, l’androïde voit toute sa cargaison éparpillée aux quatre coins de la planète. Fort heureusement, il tombe rapidement sur des pièces lui permettant de récupérer ses facultés de base, ainsi que sur un second astronef laissé à l’abandon, privé d’énergie, mais en état de voler et capable de l’extirper de cette situation épineuse. Pour retourner sur Terre, Z3-L1 doit donc collecter trois batteries énergétiques et récupérer une partie de sa précieuse cargaison.
Concernant sa structure, Two Parsecs from Earth est pensé comme un metroidvania sans combat. Comme de coutume, il faut donc acquérir des capacités permettant d’accéder à des zones toujours plus reculées. Mais contrairement à ses modèles, qui jouent la carte de l’accumulation, ABX Games Studio opère un « twist » : les compétences découvertes vont toujours par paires et sont soumises à une prise de décision de la part du joueur. Va-t-il choisir de bénéficier d’un double-saut et de se passer d’un dash ou inversement ?
Fort de ce postulat, Two Parsecs from Earth fait la part belle à l’exploration et à la plateforme. Il embarque également une certaine notion de die and retry, puisque la mort est instantanée en cas de contact avec un piège ou un ennemi. Les objets ramassés sur un écran se réinitialisent en cas de décès. Heureusement, il suffit de changer de zone pour sauvegarder sa progression, réduisant considérablement la frustration potentielle.
Doté d’une direction artistique sympathique, malgré une bande-son trop effacée, Two Parsecs from Earth est également un titre souvent drôle. Z3-L1 abreuve régulièrement le joueur de monologues satyriques taclant les absurdités scénaristiques ou de game design de son propre jeu. Et la concurrence en prend bien évidemment pour son grade, soulignant l’illogisme de bon nombre de conventions vidéoludiques. Malgré une idée de choix de pouvoirs originale, Two Parsecs from Earth peine à tirer réellement son épingle du jeu, la faute à un level design générique. Les situations finissent par rapidement manquer de variété, et ce ne sont pas les zones spéciales, dédiées à chacun des six pouvoirs disponibles et interdisant l’utilisation des autres, qui changent la donne.
D’une durée de vie assez éphémère (compter une heure et demie pour un premier run), Two Parsecs from Earth propose néanmoins une certaine rejouabilité. Il est tout à fait possible de relancer une nouvelle aventure pour profiter des capacités ignorées lors de la partie précédente ou de partir en quête des 100% avec un New Game+ permettant de toutes les accumuler. L’expérience n’en est pas transcendée, mais les accros de la complétion apprécieront.






