Test de The Medium réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Thriller psychologique
- Développé et édité par Bloober Team | Distribué par Koch Media
- Xbox Series X | PC – 28 janvier 2021
PlayStation 5 – 3 septembre 2021 - Sous-titré en français – PEGI 18
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The Medium ne sonne pas le retour de l’âge d’or du survival horror, tel qu’on l’a connu et aimé dans les années 2000. Ses angles de caméra prédéfinis, ses deux mondes qui s’entrecroisent et le sceau d’Akira Yamaoka apposé sur le projet lui rendent bien sûr hommage. Mais The Medium n’a pas vocation à effrayer, à piéger ou à rompre le joueur. Les ambitions de Bloober Team sont tout autres. Avec son thriller psychologique, le studio signe une histoire émouvante et admirablement mise en scène, grâce à des aptitudes narratives déjà perçues dans ses précédents jeux.
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Test de The Medium sur PC
Marianne possède un don de médium qui lui permet d’aider les âmes tourmentées à trouver le repos éternel. Tandis qu’elle fait le deuil de son père adoptif, elle reçoit l’appel d’un énigmatique Thomas qui promet d’expliquer l’origine de son pouvoir et de son étrange cauchemar. Marianne rêve tous les jours d’un enfant abattu au bord d’un lac ; toutes les réponses se trouveraient à Niwa, un village de vacances polonais abandonné de l’ex-Union Soviétique.
Marianne évolue dans deux réalités à la fois
Pour progresser dans The Medium, le joueur traverse quelques énigmes dans une aventure narrative et linéaire de huit heures environ. Il n’est pas question de survie. Marianne ne possède pas d’arme et des points de contrôle balisent la progression du joueur, de sorte que mourir ne soit jamais punitif. Son don lui permet d’évoluer à la fois dans le monde des vivants et celui des esprits. L’écran est ponctuellement scindé en deux et l’effet ne manque jamais d’impressionner. On contrôle Marianne qui se déplace alors dans les deux mondes à la fois, et interagir dans l’un a des répercussions dans l’autre.
Marianne a notamment le pouvoir de détacher son âme temporairement, lui permettant d’évoluer dans le monde des esprits malgré un obstacle matériel dans le monde réel. Elle peut aussi manier l’énergie spirituelle pour se protéger de nuées de papillons de nuit ou activer des mécanismes. D’autres séquences permettent enfin de voyager entre les deux réalités par l’intermédiaire de miroirs. Les énigmes sont souvent simples mais suffisamment bien construites pour se montrer captivantes.
Des scènes d’action stressantes mais accessibles
Quelques phases d’action augmentent la tension d’un cran. Il s’agit de cache-cache avec The Maw, une créature aux allures d’insecte bipède. Le joueur doit parfois s’infiltrer tandis qu’elle nous piste, ou s’en échapper dans des séquences de courses-poursuites stressantes. Le malaise est substantiel grâce aux répliques effroyables du monstre qui décrit nettement ce qu’il aimerait faire du corps de Marianne.
The Medium est toutefois accessible aux joueurs sensibles. Loin d’être abominable, l’ambiance est de toute façon, et trop fréquemment hélas, dégoupillée par Marianne qui ne cesse de réfléchir à voix haute. De plus longs moments de silence auraient servi l’atmosphère mais l’accent est ici placé sur l’histoire. Les mystères de l’intrigue tiennent longtemps en haleine et les relations des personnages touchent de nombreuses cordes sensibles.
Un modèle de narration environnementale
Bloober Team s’appuie sur une narration environnementale parfaitement ficelée. Marianne, grâce à son don, peut notamment entendre des bribes du passé en examinant certains objets du décor. L’hôtel de Niwa, au cœur des tensions entre l’Union Soviétique et l’Allemagne nazie, est le théâtre de drames en cascade. Bloober Team aborde avec ténuité des sujets extrêmement épineux jusqu’à une fin touchante mais qui ne répond pas à toutes les interrogations.
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Captures d’écran © Bloober Team




