Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (i7-4770K, 16 Go de RAM, Ge Force GTX 1660 Ti 6Go)
Développé par Cyanide et édité par NACON
Sorti le 4 février 2021 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X et PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Polonais / Russe / Chinois / Japonais / Coréen / Portugais |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Polonais / Russe / Chinois / Japonais / Coréen / Portugais |
Si l’on retrouve régulièrement des adaptations en jeu vidéo de Vampire : la Mascarade, il ne s’agit que de l’une des gammes qui composent l’univers de jeu de rôle connu sous le nom de Monde des ténèbres. Loup-garou : L’Apocalypse en est une autre parmi les plus populaires et, quelques mois après la sortie du roman visuel Werewolf: The Apocalypse — Heart of the Forest de Different Tales, c’est au tour de Cyanide (Call of Cthulhu, Space Hulk: Tactics…) de proposer un action-RPG à la troisième personne, permettant d’incarner l’un de ces célèbres monstres métamorphes. Werewolf: The Apocalypse – Earthblood est-il une adaptation fidèle de l’univers dont il s’inspire ?
Loup-garou : L’Apocalypse a pour thème le combat entre trois puissances primordiales : le Sauvage, force de la nature chaotique, la Tisseuse qui ordonne et limite et le Ver qui détruit et équilibre les deux autres. Avec l’expansion de l’humanité et de l’urbanisation, la Tisseuse grandit et enferme le Ver dans sa toile ; la puissance de la destruction devenue folle risque de provoquer la fin des temps. La guerre pour la survie de la terre est déclarée et les loups-garous sont les soldats du Sauvage, des écoterroristes prêts à tout pour enrayer l’Apocalypse.
Dans Werewolf: The Apocalypse – Earthblood, le joueur incarne Cahal dans sa lutte contre la société Pentex. Avec sa meute, il s’en prend aux usines qui polluent et nuisent à la planète. Pour cela, on possède la faculté de changer de forme : le lupus (loup) est discret et rapide, l’homidae (humain) peut interagir avec différents mécanismes, et le crinos (loup-garou) possède une puissance brutale exceptionnelle. Ces transformations marquent profondément la boucle de gameplay qui comporte une phase d’exploration où l’on jongle entre les formes humaine et lupinr pour s’infiltrer et assassiner discrètement les gardes rencontrés, et une phase de combat où le crinos laisse éclater sa rage et massacre tous ceux qui l’entourent.
Le comportement des adversaires se lit facilement et débouche sur un feeling arcade exutoire : les éléments du décor se brisent et le sang coule à flot pour faire ressentir au joueur la puissance d’un loup-garou. En combat, Cahal peut effectuer des attaques puissantes, rapides ou sautées, empoigner ses cibles et même changer de posture pour privilégier la vitesse ou la force. Une jauge de rage permet également d’entrer en frénésie, un état de violence extrême qui l’empêche toutefois d’utiliser d’autres capacités.
L’histoire de Cahal se développe à travers de nombreuses scènes cinématiques et discussions avec les membres de sa meute. Ces derniers proposent quelques quêtes annexes mais l’aventure est linéaire, en abordant les thèmes qui font tout le sel du jeu de rôle. Des éléments du gameplay servent l’immersion dans ce Monde des ténèbres comme la vision de l’Umbra ou le fait de gagner de l’expérience en récoltant des esprits de la nature. L’expérience permet à Cahal de dépenser des points dans de nouvelles capacités, comme un rugissement ou une meilleure résistance à l’argent, ce qui apporte une petite touche RPG à ce jeu principalement orienté action.
Cyanide propose donc avec Werewolf: The Apocalypse – Earthblood un jeu d’action relativement classique qui se saisit intelligemment de l’univers dont il s’inspire, à travers un gameplay atypique et brillamment thématique, capable de faire bouillir le Sauvage qui réside en chacun de nous.







