Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur PC
Développé et publié par Moonana
Sorti le 12 février 2021 et disponible sur PC
| Interface | Anglais |
| Audio | |
| Sous-titres | Anglais |
Après Virgo Versus The Zodiac, Osteoblasts est le nouveau projet chapeauté par Moonana et développé par Anglerman, animateur du studio. Si le jeu semble à première vue être un projet modeste, il cache en réalité, derrière son héros squelettique, une ambiance étrange et un gameplay accrocheur.
Les temps sont durs pour le héros d’Osteoblasts. Squelette ramené à la vie par une Chatte-Sorcière, il se retrouve à errer dans le monde des vivants tout en affrontant de terribles Chiens, bien décidés à récupérer ses vieux os. Lors de son périple, le protagoniste croise la route de nombreux individus aussi uniques que bizarres. Le jeu tout entier baigne dans une atmosphère presque surréaliste, rappelant naturellement le précédent titre de Moonana. Les quelques traits d’humour de l’intrigue fonctionnent et soulignent l’aspect décalé de cet univers.
La direction artistique évoque aussi Virgo Versus The Zodiac, que ce soit par la palette de couleurs utilisée ou l’apparence globale. Osteoblasts se démarque néanmoins par ses sprites particulièrement détaillés : mention spéciale aux modèles utilisés lors des combats, ainsi que les très beaux décors au cours de ces affrontements. Quant à la bande-son, elle accompagne parfaitement le côté surréaliste de jeu.
Au-delà de son ambiance singulière, Osteoblasts est un RPG qui se caractérise par des mécaniques bien huilées. Six classes sont disponibles en début de partie, allant du samurai au shaman, avec un équipement de départ et des statistiques différents. Ces éléments sont très importants car les techniques spéciales sont propres à chaque pièce d’équipement et nécessitent d’avoir la bonne statistique au bon niveau. Par exemple, le katana permet d’utiliser une parade. On fait donc évoluer le build du héros petit à petit, au gré des objets ramassés et des statistiques choisies à chaque montée de niveau.
Les affrontements se déroulent au tour par tour et sont régis par un système de points d’action qu’il est nécessaire de maîtriser. Les actions offensives (coups, sorts) requièrent beaucoup de points et doivent alterner avec les actions défensives (soin, attente) qui permettent d’en récupérer. Les ennemis étant logés à la même enseigne, les combats sont très tactiques et se révèlent assez difficiles. En cas défaite, la Chatte-Sorcière peut ramener le héros squelettique au dernier point de passage, en échange d’un certain montant d’argent.
Les combats ne se déclenchent pas aléatoirement puisque les ennemis sont visibles sur la carte. Le joueur peut les affronter quand il se sent suffisamment préparé ou les éviter afin d’explorer les environs. Car il y a de quoi faire dans le monde d’Osteoblasts : des coffres et des caisses contenant des objets utiles sont présents dans tous les recoins, des raccourcis à la Dark Souls permettent de ne pas devoir traverser les donjons à chaque fois et des personnages non-jouables ont toujours quelques mots à échanger.
Il est aussi possible de trouver les statues de plusieurs divinités qui, en échange des restes obtenus en battant les ennemis, permettent de mettre la main sur des accessoires spéciaux et leurs magies associées. Enfin, les différentes conclusions et les éléments aléatoires entre chaque partie, comme le loot, poussent à relancer Osteoblasts de multiples fois, ne serait-ce que pour se replonger dans son univers atypique.







