Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch
Développé par FaceIT et édité par Noodlecake
Sorti le 11 février 2021 et disponible sur Switch (également disponible sur PC, iOS et Android)
| Interface | Français / Anglais / Russe / Ukrainien / Chinois / Japonais |
| Audio | |
| Sous-titres | Français / Anglais / Russe / Ukrainien / Chinois / Japonais |
Portage d’un jeu mobile sorti pendant l’été 2019, Summer Catchers a attendu l’hiver 2021 pour honorer la Switch de son pixel art soigné et de la poésie de son récit. Le joueur y suit les aventures d’une enfant qui vit dans une région hivernale et qui rêve de parcourir le monde, pour atteindre l’été et voir la mer. Pour parvenir à ses fins, elle conduit une voiturette un peu fragile à travers différents paysages et fait la rencontre de tout un tas de nouveaux amis. Summer Catchers parvient-il à nous faire voyager autant que son héroïne ?
Summer Catchers est un runner : le véhicule de la fillette progresse en permanence et le joueur doit se servir de différents outils pour éviter les pièges qui se dressent sur sa route. Chaque piège possède un ou plusieurs outils appropriés : un renfort sur l’avant pour résister aux chocs, une hélice pour planer quelques secondes, un turbo pour accélérer subitement et ainsi de suite.
Ces outils apparaissent sur la droite de l’écran et sont activés à l’aide du bouton A ou d’une pression sur l’écran. Seuls trois d’entre eux s’affichent aléatoirement, limitant le joueur dans ses choix. Une capacité, se rechargeant après quelques secondes, permet toutefois de ranger un outil pour tenter d’en obtenir un plus adapté. La voiturette peut encaisser jusqu’à trois obstacles avant de finir en morceaux, obligeant l’héroïne à revenir sur ses pas pour procéder aux réparations.
À chaque fin de run, la fillette se retrouve dans un motel où le joueur peut réaliser différentes actions : réparer (gratuitement) le véhicule bien sûr, mais aussi acheter les outils qui permettent de progresser dans l’aventure. La monnaie utilisée est le champignon, un collectable suffisamment présent sur les routes pour que le joueur se fasse une bonne réserve d’outils, et s’offre de temps en temps un élément cosmétique pour personnaliser l’héroïne et son véhicule.
Chaque motel propose des missions à accomplir : récolter un certain nombre d’éléments, utiliser un outil spécial pour réveiller des animaux, planter des graines, et ainsi de suite. Lorsque toutes les missions d’un motel sont remplies, l’enfant est confrontée à un boss qu’elle doit distancer jusqu’à atteindre le motel suivant. Avec ces nouvelles régions, de nouveaux outils sont débloqués pour contourner de nouveaux obstacles, amenant au jeu un soupçon de fraîcheur.
Summer Catchers se joue en petites sessions régulières. Si la difficulté n’est pas prononcée, la prise en main demande de la patience et une compréhension de certaines mécaniques absentes du tutoriel. Le poids de l’aléatoire est important et certains runs peuvent se terminer rapidement par manque de chance. Perdre n’est toutefois pas pénalisant : certains échecs aboutissent sur de petites séquences parfois surprenantes qui alimentent l’ambiance légère et merveilleuse du titre.
Les décors accrochent également le regard en faisant apparaître régulièrement de petits éléments qui attisent la curiosité et motivent le joueur à aller toujours plus loin. L’univers onirique est appuyé par les animaux capables de parler que l’héroïne rencontre tout au long de son périple ; elle peut même appeler certains d’entre eux pour venir l’aider au cours de ses explorations. Le titre de FaceIT est l’un de ces jeux feel good qui débordent de fraîcheur et de fantaisie. Attachant et émouvant, Summer Catchers est une véritable évasion pour qui se laisse prendre par la main.







