Test de Spacebase Startopia : dans l’espace, personne ne vous entend crier

Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)

Développé par Realmforge Studios et édité par Kalypso Media
Sorti le 26 mars 2021 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series, Switch et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Polonais / Portugais / Coréen / Chinois
AudioFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Polonais / Portugais
Sous-titresFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Polonais / Portugais / Coréen / Chinois

Test de Spacebase Startopia

Pour fêter les vingt ans de Startopia, Realmforge Studios tente de dépoussiérer ce classique de la gestion (en outre toujours disponible) avec Spacebase Startopia. Celui-ci conserve les fondations de Startopia, à savoir la gestion d’une station spatiale pour qu’elle devienne la destination touristique la plus fréquentée de la galaxie. En plus de modifications graphiques, Realmforge Studios a aussi intégré des combats plus développés. Le studio trouve-t-il toutefois l’équilibre entre gestion, construction et stratégie temps réel ?

La station Startopia prend la forme d’un anneau de plusieurs étages, eux-mêmes découpés en différents secteurs. Le joueur doit la réhabiliter pour y développer le tourisme au cours d’une campagne de dix scénarios, en partie libre ou en multi. Le premier étage, le pont inférieur, permet la construction de bâtiments industriels : déchetterie, laboratoire, usine, port spatial… Pour certains bâtiments, Spacebase Startopia propose un schéma de construction, rendant la tâche plus rapide et plus accessible. Cela rend aussi les manipulations à la manette plus ergonomiques, pour les joueurs des versions consoles.

Au deuxième étage, sur le pont des loisirs, le joueur peut construire discothèques, salles d’arcades, hôtels etc. Des objets de décoration favorisent l’envie de se divertir et de consommer, et de dépenser donc de l’énergie, la monnaie startopienne. Enfin, le pont biologique est une sorte de réserve naturelle où plusieurs biomes cohabitent et dont les plantes ou arbres fournissent des ressources. L’oxygène est utilisé pour faire fonctionner les filtres à air, les médicaments pour soigner les aliens etc. À cet étage, le joueur ne peut modifier que la topographie ; plantation, soin et récolte sont automatiquement gérés par les Dryades.

Pour agrandir la station, le joueur construit ses bâtiments selon des pôles thématiques d’évolution. On ne recherche plus des compétences mais des bâtiments qui, au fur et à mesure de la progression, attirent des touristes de plus en plus fortunés. Lorsque l’on déverrouille l’ensemble des bâtiments, le joueur s’attèle à la très longue tâche d’augmenter leurs niveaux pour qu’ils gagnent en performance. En fonction du bâtiment, le joueur embauche une race spécifique parmi neuf : des Célebrameurs comme DJ, des Telgors pour la déchetterie ou des Léviathans, sorte de gendarmes spatiaux, qui construisent également des mecha.

Au cœur du volet combat, les mecha connaissent également des évolutions. Il devient même possible de développer des compétences de sabotage qui servent à affronter un adversaire. Les mecha protègent la station de pirates ou d’autres créatures dangereuses. Mais les combats en temps réel manquent hélas de mordant, rendant l’aspect stratégie mineur par rapport à la gestion. En effet, les mecha ne peuvent attaquer que sous les ordres du joueur et il n’est pas possible d’automatiser la tâche, sauf pour les drones. Dans Spacebase Startopia, la gestion de l’état de la station reste primordiale et occupe la plus grande partie du temps. On peut consulter la satisfaction des touristes grâce à un pseudo-réseau social qui rend compte de la propreté, du divertissement ou de la délinquance.

Le déséquilibre entre les différentes parties et les combats légèrement « plats » ne gâchent cependant en rien l’expérience plaisante et addictive de Spacebase Startopia. Au contraire, l’atmosphère légère qui s’en dégage grâce à l’humour de notre robot de bord, la possibilité de choisir sa difficulté parmi trois et la thématique du tourisme spatial en font un jeu toujours étonnamment accessible.

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