Test réalisé à partir d’une version fournie par Warning Up sur Switch
Développé par Finish Line Games et édité par Modus Games
Sorti le 4 août 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois |

Dernier-né du studio Finish Line Games, Skully est un jeu de plateforme et d’adresse basé sur la physique. Ce troisième projet du studio canadien promet, selon ses propres termes, un « jeu misant sur la rapidité et parlant à tout type de joueur ». Cette définition ne colle que partiellement au ressenti manette en main car, si Skully ne manque pas de vitesse, il est aussi difficilement accessible en raison de sa difficulté.
Skully est un crâne qui reprend vie sur la plage d’une île déserte. Il se rend rapidement compte qu’il a été ranimé avec de l’argile magique par un dieu ayant besoin de son aide. Une fratrie de quatre divinités se déchire en effet le contrôle de l’île. Skully doit donc traverser les environnements de cette dernière en large et en travers pour mettre fin au conflit qui menace de la détruire.
Le jeu présente un univers agréable et reposant. Les piques que se lancent les frères et sœurs ainsi que les mimiques de Skully prêtent souvent à sourire, d’autant que les doublages audio sont excellents. La musique est toujours joyeuse et entrainante. Et si les décors des environnements manquent un peu de détail, ils sont plutôt variés. Par ailleurs, le jeu n’est pas toujours fluide dans la version Switch, ce qui peut poser des soucis sur les passages qui nécessitent de la précision.

Les contrôles du petit crâne se limitent au départ à rouler, sauter et s’agripper à des lianes murales. Skully est soumis à la gravité et il est nécessaire de garder le contrôle en toute circonstance au risque de glisser selon la moindre pente. La mort n’est jamais loin tant les menaces sont nombreuses : étendues d’eau, blobs aquatiques, lave…
Aux rangs des grandes injustices se trouvent notamment l’impossibilité de sortir rapidement de l’eau ainsi que les séquences de défilement automatique difficilement lisibles. Il faut souvent recommencer pour progresser, en particulier pour collecter les fleurs disséminées sur l’île. Et un sentiment de frustration se fait hélas ressentir tant les points de contrôle (sous forme de puits d’argile) sont éloignés.
Rapidement, le joueur peut invoquer sur ces puits l’un des trois golems de boue disponibles afin de progresser. Le plus costaud permet de dégager le passage, le plus agile effectue des ruées, et le « sauteur » permet de prendre de la hauteur. Ces deux derniers permettent chacun de déplacer des plateformes, respectivement selon un axe horizontal et vertical. Certaines énigmes nécessitent de combiner les pouvoirs en jonglant au maximum avec les trois golems. Malgré tout, les situations ne se renouvellent que trop peu et seules les variations d’environnement permettent de les diversifier.

L’ambiance enchanteresse et l’humour efficace ne trompent personne : Skully n’est pas le jeu accessible et familial qu’il semble être. Si la moitié des séquences se passe facilement, de longs passages de saut bien trop exigeants font pousser des cheveux blancs, à cause d’un système punitif et des points de passage trop espacés, couplés à une physique capricieuse. Les plus accros aux jeux de plateforme qui ont suffisamment d’adresse sauront toutefois profiter des trésors de Skully.




