jeudi 23 septembre 2021
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Test de Samurai Warriors 5 : le guide du parfait Musō

Détails de Samurai Warriors 5

VersionsSortieDéveloppeurÉditeurDistributeur
PlayStation 4🇫🇷 27/07/2021Omega ForceKoei TecmoKoch Media
Xbox One🇫🇷 27/07/2021Omega ForceKoei TecmoKoch Media
Switch🇫🇷 27/07/2021Omega ForceKoei TecmoKoch Media
PC🌐 27/07/2021Omega ForceKoei Tecmo

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Test de Samurai Warriors 5 sur PlayStation 4

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 4

TextesFrançais / Anglais / Allemand / Chinois traditionnel / Japonais
VoixJaponais

Les Warriors se suivent et ne se ressemblent pas. Depuis Dynasty Warriors 9 qui s’est traduit par un coup de sabre dans l’eau, Omega Force s’est illustré avec les excellents Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau et Persona 5 Strikers. Alors que les hors-séries sous licences éclipsent progressivement les séries de la maison, le studio n’a pris pour Samurai Warriors 5 aucun risque en synthétisant le meilleur du Musō. Cela permet-il de redorer la bannière des séries canoniques de Warriors ? Après de multiples heures à écumer les champs de bataille, on peut le clamer haut et fort : avec Samurai Warriors 5, le daimyō fait un retour triomphal.

Ce nouvel épisode prend en quelque sorte la forme d’un reboot qui se déroule avant le premier Samurai Warriors. À la manière de Samurai Warriors: Spirit of Sanada, l’intrigue se concentre sur une période relativement courte de l’histoire du Japon. Oda Nobunaga et Akechi Mitsuhide joignent leurs forces pour l’unification du Japon jusqu’à l’incident du Honnō-ji. À la manière de l’emblématique Shining Force III ou de Fire Emblem Fates plus récemment, le joueur explore les deux facettes de l’Histoire avec deux chronologies qui ne cessent de s’entrecroiser au cours de six chapitres.

La narration bénéficie d’un soin rare mais n’est qu’un prétexte aux innombrables batailles « à un contre mille » que l’on livre au cours de Samurai Warriors 5. Après l’échec du monde ouvert de Dynasty Warriors 9, Omega Force signe un retour aux cartes cloisonnées, réglant à la fois les problèmes de game design et les soucis de performance de ce dernier. Que l’on nettoie les champs de bataille ou les châteaux des milliers de santons de Provence qui les peuplent, seuls les généraux opposent une réelle résistance, on frôle l’extase parce que les rangs ennemis sont extrêmement serrés.

Les attaques sont substantielles et les combats sont d’une grande lisibilité, grâce aux 60 FPS constantes sur la version PlayStation 4 d’une part, et aux systèmes d’une grande simplicité d’autre part. Pour résumer grossièrement, on dispose dans Samurai Warriors 5 d’une attaque élémentaire, d’une attaque chargée et d’une parade. Omega Force a toutefois enrichi son titre des techniques ultimes. Dans notre test d’Ys IX: Monstrum Nox du 29 janvier 2021, on expliquait qu’il arrive qu’« au cours de certaines invasions, il y a […] tant d’ennemis qu’on se croirait dans un Musō ». Aujourd’hui, ce sont les développeurs de Koei Tecmo qui s’inspirent de Nihon Falcom avec l’implémentation d’une palette d’attaques que l’on personnalise à loisir : en appuyant sur le bouton de tranche, on peut déclencher de puissantes frappes ou des buffs de son choix, en fonction de ses adversaires ou de son propre style de jeu.

L’opération est naturelle, tout comme il suffit de rester appuyé sur l’autre bouton de tranche pour appeler et monter son cheval en une fraction de seconde à peine. Tout a été mis en œuvre pour bonifier le plaisir de jeu et Samurai Warriors 5 n’est absolument jamais frustrant. Même lorsque l’on donne des ordres à son partenaire, le pathfinding ne s’emmêle pas les pinceaux. On peut ainsi envoyer son allié vers un autre objectif tandis que l’on combat de l’autre côté de la carte et ainsi de suite. Dans la grande tradition des Warriors, les objectifs s’incrémentent au fil des rencontres sur le champ de bataille : battre x ennemis, combattre untel ou escorter tel autre. Certaines missions sont facultatives et d’autres n’apparaissent que si l’on contrôle le guerrier adéquat, offrant de bonnes raisons de rejouer les mêmes niveaux à de multiples reprises.

On peut aussi avoir envie, et besoin parfois, d’y revenir pour améliorer son score et glaner ressources et expérience. On peut rejouer les événements ou opter pour le mode libre, où l’on sélectionne ses personnages en faisant fi du scénario. Dans Samurai Warriors 5, on n’en déverrouille pas moins de trente-sept dont certains sont méconnaissables vis-à-vis des Samurai Warriors précédents. Chacun possède des affinités avec telle ou telle arme, mais, comme dans Dynasty Warriors 7, il est tout à fait possible d’utiliser chaque type avec chaque guerrier en augmentant sa maîtrise d’arme. Rien n’empêche de jouer Nō, une femme merveilleuse par ailleurs, et d’opter pour un katana plutôt que son arc. Cette structure permet de picorer Samurai Warriors 5, tandis que la personnalisation minutieuse, entre le choix des personnages, des attaques ultimes et des armes dont on peut aussi modifier les effets secondaires, offre une expérience à la carte.

En plus du mode Musou, qui regroupe les campagnes d’Oda Nobunaga et d’Akechi Mitsuhide, Omega Force propose un mode Citadelle qui prend la forme d’un tower defense. À l’aide de son duo de guerriers que l’on choisit librement en amont, le joueur doit repousser une succession d’ennemis et de généraux au rythme de différentes missions. On peut alors y invoquer des garnisons qui, elles aussi, évoluent au fil des combats. Le mode Citadelle, bien qu’entièrement optionnel, est néanmoins très recommandé pour obtenir de précieuses ressources qui servent à augmenter les niveaux des dojo, forge, magasin et écuries. Au sein de ces installations, le joueur améliore et personnalise les combattants, leurs équipements et leurs montures. Par ailleurs, augmenter le lien qui unit deux personnages au cours des batailles du mode Citadelle permet de déverrouiller des événements spéciaux, à l’image de Fire Emblem Fates, encore lui.

Le mode Citadelle est enfin une aubaine pour celles et ceux qui souhaitent profiter du coop. Samurai Warriors 5 peut être pratiqué à deux, mode Musou y compris, mais le mode Citadelle s’y prête particulièrement puisqu’il est plus facile d’élaborer des stratégies et de s’y tenir ensemble, en ligne ou sur la même console. En local, l’écran est partagé à l’horizontale, pour éviter sans doute de constamment afficher la ligne d’horizon. Bien sûr, sur PlayStation 4, les performances sont moindres avec un nombre d’images qui tombe à 30 FPS, mais les développeurs n’ont fait aucune concession sur le nombre d’unités affichées. Pour ainsi dire, jouer à deux à Samurai Warriors 5 offre une stabilité incomparable à l’expérience calamiteuse vécue sur le coop d’Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau, limité par les modestes capacités de la Switch.

Si Samurai Warriors 5 se montre rafraîchissant grâce à son gameplay toisé pour le plaisir, que dire de sa réalisation superbe ? Samurai Warriors opère une véritable révolution et Omega Force s’est attelé à un immense ravalement de façade. Le chara design tout d’abord est sublime et les seigneurs de guerre, il faut l’admettre habituellement taciturnes, cèdent leurs places à de jeunes guerriers étonnamment « cools », compte tenu de la période historique ici dépeinte. Les champs de bataille sont colorés et les effets spéciaux ne manquent jamais de panache. Clou du spectacle : quand un joueur déclenche une attaque Musou en même temps que son ardeur quand la jauge est pleine, l’enchaînement se conclut avec une magnifique illustration sur laquelle le personnage pose façon ukiyo-e. Ouah !

Mais on reconnaît surtout être impressionné par l’habillage sonore de Samurai Warriors 5. Grâce à sa bande-son composée de musiques traditionnelles, son ambiance est particulièrement douce et propice à la relaxation. Avec cet épisode, on pose véritablement le cerveau à côté de la console pour se détendre au fil de batailles excessivement satisfaisantes. Le mixage audio n’est pas étranger au sentiment de zénitude qui s’en dégage, puisque les volumes de bruitages qui accompagnent le croisement des épées et les hurlements de douleurs sont en réalité très bas. Cela s’explique aussi par les nombreux dialogues qui ont lieu intra-jeu. Seuls les cors de guerre qui annoncent un objectif ou les bambous qui s’entrechoquent quand on en réalise un rappellent la violence des batailles.

Cette nouvelle direction artistique change grandement l’approche que l’on a de Warriors et Samurai Warriors 5 s’avère ipso facto aussi séduisant que les différents hors-séries sous licences. En fin de compte, Omega Force a moins changé le fond que la forme, même si le travail quasi-maniaque pour interconnecter toutes les parties de Samurai Warriors 5 et l’optimisation du plaisir laissent complètement baba. Les joueurs hermétiques au genre trouveront toujours que l’action se fait répétitive à la longue, que les coups manquent parfois de précision, que la caméra s’affole régulièrement ou que l’intelligence artificielle laisse souvent à désirer. Et tout est vrai. Samurai Warriors 5 est loin d’être parfait, mais il ressemble furieusement au parfait Musō.

Captures d’écran de Samurai Warriors 5

Samurai Warriors 5

Test de Samurai Warriors 5 sur Switch

Test réalisé par Firelith à partir d’une version commerciale sur Switch

TextesFrançais / Anglais / Allemand / Chinois traditionnel / Japonais
VoixJaponais

Sur PlayStation 4, Xbox One et PC, Samurai Warriors 5 affiche soixante images par seconde dont la constance ne vacille qu’en multi. Pour la version Switch, Omega Force a toutefois et logiquement verrouillé le frame rate à 30 FPS. La perte de confort n’est que relative : en mode solo et installée sur sa station d’accueil, la Switch affiche des grappes d’ennemis dont la densité impressionne et sans coup férir, si ce n’est au niveau du popping plus prononcé que chez ses consœurs.

Cela dit, les performances sont significativement altérées lorsqu’il s’agit de pratiquer l’art de la guerre en écran partagé ou en mode portable. Dans ces deux configurations, Samurai Warriors 5 reste fluide mais sa résolution et le nombre d’unités affichées simultanément sont rabotés pour maintenir la cadence. Force est de constater que dans un beat’em up aussi frénétique qu’un Musō, qui repose autant sur ses mécaniques de combos que sur son système de score, les sensations s’en trouvent impactées et certains rangs « S » sont ainsi plus difficiles à décrocher.

La version Switch de Samurai Warriors 5 n’a néanmoins rien de catastrophique pour quiconque souhaite simplement profiter de combats en un contre mille en configuration nomade. Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau l’avait de toute façon déjà prouvé : la console de Nintendo se prête parfaitement aux plaisirs du Musō. Mais que les acharnés soient avertis : les séances de farming sur la plage n’ont pas tout à fait la même saveur que sur un grand écran.

Consulter aussi le test de Samurai Warriors 5 de Firelith sur FWIW.fr →

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Julien Capronhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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