Test de Persona 5 Strikers réalisé sur PC à partir d’une version fournie par le distributeur.
- Musō | Action-RPG
- Développé par Omega Force et Atlus | Édité par SEGA | Distribué par Koch Media
- PlayStation 4 | Switch | PC – 20 février 2020 (Japon) | 23 février 2021 (Europe)
- Sous-titré en français – PEGI 16
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On connaît la malléabilité du Musō mais jusqu’où peut-on modifier sa formule ? Aux côtés d’Atlus, Omega Force signe un authentique épisode de Persona. Loin d’un hors-série sous licence officielle, on retrouve dans Persona 5 Strikers ce qui a fait l’immense succès de Persona 5, au risque de laisser les amateurs de beat ’em all sur le quai. Mais quand les Voleurs fantômes se rassemblent, comment résister à l’envie d’être du voyage ?
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Test de Persona 5 Strikers sur PC
Contrairement à d’autres Musō, Persona 5 Strikers ne regroupe pas sous une même bannière différents univers. Il s’agit d’une suite se déroulant l’été suivant. Le Trickster est de retour à Tokyo pour les vacances mais alors qu’ils organisent leur séjour, les Voleurs fantômes découvrent une nouvelle manifestation du métavers : les Prisons. Ils tentent d’en percer le mystère en les visitant à travers tout le Japon.
Un authentique Persona 5, allégé toutefois
L’écriture est similaire à celle de Persona 5 : des personnages découvrent leurs Personae, le lore est respecté et l’intrigue suit une progression semblable, avec quelques nuances. On retrouve d’ailleurs les tunnels de dialogues propres à Persona. L’aspect road trip est extrêmement rafraîchissant, avec les Voleurs fantômes qui voyagent de ville en ville en camping-car. Cela permet de la variété dans les environnements, après la centaine d’heures passées à Shibuya dans Persona 5.
Les interactions sociales sont évidemment allégées : on ne renforce plus ses relations avec chaque membre mais avec le groupe. Dîner avec un allié ou cuisiner augmente une jauge de lien qui, à chaque niveau, octroie des points de compétences. De cette façon, les Voleurs fantômes peuvent augmenter leurs statistiques, obtenir des réductions à la boutique ou débloquer de nouvelles techniques pour déverrouiller les coffres.
Les combats sont également fidèles à Persona 5 avec une parfaite intégration des armes à feu et des invocations, que l’on fusionne toujours à la Chambre de velours. Pour utiliser une compétence, l’écran se fige de sorte que l’on puisse naviguer parmi les différentes Personae. En touchant les points faibles ou grâce aux coups critiques, on peut déclencher les fameux assauts généraux sur les dizaines d’Ombres présentes à l’écran, sans hacher l’action pour autant.
Un Musō qui s’éloigne du modèle traditionnel
Les donjons suivent aussi le modèle Persona 5, éloignant plus que jamais Persona 5 Strikers d’un Musō traditionnel. Il ne s’agit pas de cartes à nettoyer de milliers d’ennemis, mais de niveaux plus classiques dont le level design est plus ou moins inspiré. Les Ombres sont moins nombreuses que les soldats sur le champ de bataille d’un Dynasty Warriors et elles n’apparaissent que lorsque commence un combat.
On perd également le côté All-Stars propre à Omega Force où de nombreux personnages intègrent la liste de combattants au fur et à mesure. Outre les Voleurs fantômes que l’on connaît déjà, seuls deux nouveaux membres rejoignent l’équipe. Kazumi Yoshizawa, introduite par Persona 5 Royal, ne fait étonnamment pas partie du voyage.
Persona 5 Strikers prend en fin de compte la forme d’une extension de trente heures à l’histoire ultra riche de Persona 5. La bande-son et le style graphique assurent la continuité. L’aventure est plus légère grâce au thème du voyage, mais elle n’en demeure pas moins exigeante. La difficulté peut même surprendre, surtout si l’on sort d’Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau. Persona 5 Strikers permet en outre de réaliser un rêve de fan : découvrir l’après. Les Voleurs fantômes sont tellement attachants que les retrouver est déjà une excellente raison d’embarquer.
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