Test réalisé à partir d’une version fournie par Koch Media sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé par Gaming Minds Studios, édité par Kalypso Media et distribué par Koch Media
Sorti le 25 septembre 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC (également prévu sur Switch)
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Portugais / Chinois |
| Audio | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Russe |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Russe / Portugais / Chinois |
Dix-huit ans (déjà) après la sortie du premier Port Royale, la série s’enrichit d’un quatrième épisode. Port Royale 4 s’articule autour de trois axes : la gestion de l’économie, la construction de villes et les conflits militaires. Ces trois composantes interrogent sur le calibrage : si le commerce est toujours au centre des activités, Gaming Minds a trouvé le bon équilibre pour proposer un titre harmonieux.
Port Royale 4 se déroule dans les Caraïbes du XVIIe siècle où quatre puissances se sont installées : l’Espagne, la France, les Pays-Bas et l’Angleterre. Le joueur incarne un gouverneur de colonie prêt à faire fructifier ses entreprises et à satisfaire les besoins du vice-roi, en livrant des marchandises dans un contexte de paix fragile.
Deux modes de jeu sont disponibles : campagne et partie libre. La campagne impose au joueur des objectifs à atteindre dans une limite de temps, indispensables pour progresser. D’autres missions facultatives apportent des points de renommée si on les réalise, que l’on peut dépenser dans un arbre de compétences ou pour obtenir des tactiques à employer durant les combats navals.
La gestion de l’économie est le plus grand point d’intérêt de Port Royale 4. Le joueur doit acheter des marchandises à petit prix dans une ville A pour les revendre plus chères dans une ville B qui en manque. Au début, lorsqu’on ne possède que peu de vaisseaux, les transactions peuvent se faire manuellement. La création de routes commerciales qui gèrent automatiquement l’achat et la vente de marchandises devient toutefois vitale ensuite. Il suffit de relier des villes entre elles (à condition d’y avoir une licence commerciale) et de définir les ressources qui intéressent le convoi pour que l’argent coule à flots. En effet, le joueur manque rarement de fonds lorsque les routes commerciales sont bien organisées, ce qui permet de se consacrer aux autres activités.
Pour se développer davantage, le joueur peut construire des entreprises de production et des bâtiments de villes dans les cités où il possède un permis de construire. Les constructions ont un système de bonus/malus selon leur emplacement. On ne peut pas uniquement bâtir des usines, par exemple. Celles-ci nécessitent de la main d’œuvre et, si la ville en manque, le joueur doit amener des travailleurs par bateau. Les travailleurs ont besoin d’espace de vie, ce qui passe notamment par la construction de zones résidentielles. Ainsi, pour agrandir sa ville, le joueur progresse par étapes. Le volet construction de Port Royale 4 est progressif et captivant.
Lorsque la nation du joueur est en guerre, des conflits en mer éclatent. Port Royale 4 passe alors en mode tactique au tour par tour et le joueur avance sur un plateau de cases hexagonales. Chaque vaisseau a droit à un certain nombre de déplacements et on peut ici tirer profit des tactiques acquises au cours des missions facultatives. En cas de victoire, on récupère marchandises et vaisseaux adverses. En cas de défaite, c’est l’inverse.
Dans Port Royale 4, le commerce reste au cœur de l’expérience car la satisfaction des habitants et du vice-roi passe avant tout par la livraison de marchandises. Le cadre géographique et historique, tout comme la réalisation graphique, dépaysent énormément. Malgré une seule et unique petite carte, Port Royale 4 est riche et accessible, grâce aux didacticiels et autres astuces.





