Test de Panzer Dragoon: Remake réalisé le 27 mars 2020 sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur. Dernière mise à jour de l’article le 7 mars 2023.
- Rail shooter
- Développé par MegaPixel Studio | Édité par Forever Entertainment
- Sorti le 26 mars 2020
- PlayStation 4 | Xbox One | Switch | PC
- Sous-titré en français
- PEGI 12
- Toute l’actualité du jeu
Juste ciel, on fête déjà les vingt-cinq ans de Panzer Dragoon. Pour l’occasion, MegaPixel Studio propose un remake complet du glorieux rail shooter de Team Andromeda. On n’avait pas beaucoup eu l’occasion de le voir en action jusqu’à maintenant, mais on n’a désormais plus aucun doute. Panzer Dragoon: Remake est extrêmement fidèle au matériau d’origine, au risque de se montrer sans concession pour les primo-chevaucheurs.
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Test de Panzer Dragoon: Remake sur Switch
On y joue Kyle dans un monde mystérieux qui, par un concours de circonstances, assiste au combat entre deux dragons. L’un des chevaucheurs prend un rayon laser en plein cœur. Avant de rendre l’âme, il implore Kyle de poursuivre le Dragon noir et de l’empêcher d’atteindre la Tour. Son Dragon bleu connaissant le chemin, il n’a qu’à monter sur son dos et se défendre.
L’expérience de Panzer Dragoon: Remake est-elle authentique ?
De l’écran-titre aux crédits de fin, il faut admettre que ce remake est très proche du Panzer Dragoon d’origine. Les développeurs ont consciencieusement respecté l’œuvre et n’ont rien altéré. Hormis le nouvel habillage, on a l’impression de retrouver l’original sur Saturn, de nombreuses années après. Évidemment, la mise à jour graphique est flagrante, mais le « travelling » du Dragon bleu, les bruitages ou la bande-son, en partie orchestrale, donnent à Panzer Dragoon: Remake un feeling parfaitement authentique.
Il s’agit toujours d’un rail shooter divisé en six niveaux dans lesquels le joueur dirige un réticule de visée. À l’aide des gâchettes, il est possible de faire pivoter la caméra à 360°. Un mode photo a d’ailleurs été ajouté. Il est également possible de jouer avec deux sticks : l’un pour diriger le Dragon bleu et l’autre pour tirer.
Pour se défendre, on dispose d’un tir rapide avec le pistolet de Kyle, et d’une attaque auto-guidée en maintenant le bouton de tir. Après avoir verrouillé plusieurs ennemis, le Dragon bleu lance plusieurs lasers occasionnant d’importants dégâts. Comme dans le Panzer Dragoon d’origine, le remake requiert que l’on jongle constamment entre les deux types d’attaques.
Une fois les six épisodes terminés, il est intéressant de recommencer pour réussir le défi du taux de destruction. Le pourcentage d’ennemis abattus étant enregistré, le jeu pousse le joueur à atteindre les 100% dans chaque niveau. Bon courage pour le sixième. Il existe d’ailleurs trois niveaux de difficulté mais il faut au minimum jouer en « normal » pour obtenir la fin.
Le remake est-il suffisamment ambitieux pour rendre hommage à cette légende de SEGA ?
Techniquement, le remake est tout de même un peu modeste. Il souffre de quelques soucis de clipping et de temps de chargement un peu longs. Ça ne l’empêche pas d’être à la fois fluide et lisible en toute circonstance, alors même que l’écran a tendance à être couvert d’ennemis et de projectiles.
On ne résiste pas à l’envie de glisser un mot sur la cinématique d’introduction, également retravaillée. Cette nouvelle interprétation est absolument superbe. Son esprit n’est aucunement altéré et son impact est toujours puissant. On frissonne déjà à l’idée de découvrir la scène de l’envol de Panzer Dragoon II Zwei: Remake !
Le seul travers de Panzer Dragoon: Remake est peut-être d’avoir été réalisé par des fans, pour des fans. La difficulté reste déséquilibrée et certains aspects sont intransigeants, comme le mur de difficulté de l’épisode 4. Pour les amateurs de Panzer Dragoon, néanmoins, ce remake est l’assurance de retrouver son premier amour sans qu’il n’ait pris une seule ride. Ses suites sont merveilleuses, qui pourrait dire le contraire, mais les charmes de ce premier épisode sont préservés grâce au fabuleux travail de modernisation de MegaPixel Studio.
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Mises à jour et suivi
7 mars 2023
Depuis la sortie de Panzer Dragoon: Remake le 26 mars 2020, Forever Entertainment a suivi son rail shooter avec exemplarité. En sondant l’avis des joueurs au plus près, les développeurs ont apporté de nombreux correctifs et de multiples options supplémentaires.
Depuis la mise à jour 1.4, on bénéfice surtout de contenus inédits. Cette version inclut la bande-son alternative de Saori Kobayashi et la Boîte de Pandore. Avec des codes de triche à entrer à l’écran-titre, on peut activer différentes options dont l’invincibilité, consulter des illustrations et même jouer à un « Épisode 0 » bonus. Une option permet également de passer à 60FPS, au détriment de l’aspect graphique.
Six mois après la version Switch, l’exclusivité est surtout tombée. Depuis, Panzer Dragoon: Remake est également disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC. Il est même sorti sur Stadia, jusqu’à la fermeture du service. Pour en savoir plus sur les apports de ces versions, notamment sur la plan technique, on vous invite à lire notre test du 26 septembre 2020 de la version PC.
Lire aussi | Notre test de la version PC
Notre avis

7
Panzer Dragoon: Remake, nouvelle interprétation du rail shooter légenadaire de SEGA, propose une expérience authentique de Panzer Dragoon. MegaPixel Studio a scrupuleusement respecté l’œuvre d’origine, toujours fascinante vingt-cinq ans plus tard. Le studio a toutefois apporté quelques nouveautés, comme un mode photo ou la possibilité de dissocier les contrôles du réticule et du dragon.
La différence se fait surtout sur le plan graphique. Les transitions sont plus douces et les environnements plus riches. La mise en scène bénéficie du même traitement, avec des scènes cinématiques plus immersives que jamais. Certains trouveront peut-être Panzer Dragoon: Remake un peu vieillot, notamment à cause d’une difficulté mal équilibrée. Mais on doit saluer le travail de modernisation de MegaPixel Studio.




