Test réalisé à partir d’une version fournie par Brown Betty sur Switch
Développé par Julian Laufer et publié par Headup Games
Sorti le 5 juin 2020 et disponible sur Xbox One, Switch et PC (également prévu sur PlayStation 4)
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Russe / Japonais / Chinois / Coréen |
| Audio | |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Russe / Japonais / Chinois / Coréen |

Outbuddies DX est un metroidvania qui met le joueur dans la peau de Nikolay Bernstein, un explorateur piégé dans l’antique cité de Bahlam. Aidé par un mystérieux compagnon nommé Buddy, il cherche à quitter cet environnement hostile dans une aventure qui peut être parcourue seul ou en coop. Cet élément multijoueur, rarement présent dans ce type de jeux, permet-il à Outbuddies DX de se démarquer des autres titres du genre ?
Le gameplay du jeu est dans la grande tradition du metroidvania : le joueur doit avancer entre différentes zones, avec une progression rythmée par l’acquisition de nouvelles capacités et les combats de boss. Si l’on retrouve des compétences classiques (double saut, saut mural…), quelques-unes sont plus originales. Certaines de ses capacités sont limitées par une jauge Steam qui se régénère avec le temps. Mais la technique la plus importante est la roulade, permettant de passer à travers les ennemis, leurs attaques et les pièges des différentes salles.
L’arsenal n’est pas en reste, avec, une fois de plus, des armes traditionnelles : bombes à poser pour révéler des passages cachés, missiles, tirs chargés…. D’autres sont moins académiques, comme un laser longeant les surfaces ou une arme à bulles pouvant transformer temporairement les ennemis en plateformes fixes.

Tous ces éléments sont nécessaires pour explorer les lieux et résoudre les énigmes rencontrées. Si le début du jeu est très linéaire, il s’ouvre progressivement mais beaucoup de chemins alternatifs ne sont que des passages ramenant vers des lieux déjà visités, pour réduire les temps de déplacement. Les salles sont souvent grandes et contiennent soit des habitants des profondeurs à libérer, soit des objets cachés comme les trésors des anciens. Ces trésors peuvent être donnés à des dévoreurs d’âmes afin d’obtenir une résurrection permettant de repartir immédiatement en cas d’échec, au lieu de revenir à l’entrée de la salle.
L’exploration repose beaucoup sur le mystérieux Buddy, qui peut dévoiler les passages secrets, déplacer des objets lourds pour avancer et pirater certains ennemis en les transformant en plateformes ou en ressources. En solo, le joueur passe du héros à Buddy d’une simple pression de touche. L’ensemble est cependant laborieux puisque les changements sont fréquemment nécessaires et les larges salles doivent être inspectées par les deux personnages afin d’être sûr de ne rien rater. La coopération permet d’alléger ces problèmes. Un deuxième joueur peut contrôler Buddy à tout moment. Ce dernier gagne alors des techniques supplémentaires : création de plateformes temporaires, possibilité d’attaquer les ennemis… L’asymétrie est au cœur de la coopération.
La direction artistique s’inspire principalement du premier Metroid et d’Axiom Verge, donnant au jeu une ambiance oppressante, qui a cependant du mal à se renouveler au cours de l’aventure. La bande-son colle bien à l’exploration et s’emballe lors des affrontements, même si elle se révèle, elle aussi, répétitive. Outbuddies DX est un metroidvania honnête qui propose des éléments originaux, même si l’ensemble n’est pas particulièrement audacieux. Cependant, les jeux du genre à introduire une dimension coop sont suffisamment rares pour qu’Outbuddies DX soit un choix incontournable pour les duos d’explorateurs.





