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Test de Hell Warders : la meilleure défense, c’est l’attaque

Test réalisé à partir d’une version fournie par PQube sur une Switch de première génération

Développé par Anti Gravity Game Studio et édité par PQube
Sorti le 21 février 2019 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC

Hell Warders est un tower defense d’un style particulier. En s’inspirant des hack and slash, il oblige le joueur à combattre au front, en vue à la troisième personne. Anti Gravity Game Studio relève donc le défi complexe de mélanger deux genres de jeux différents. La récente sortie physique du titre est l’opportunité de constater si le bon équilibre a été trouvé.

Le château de Braewood, autrefois demeure du Roi Godfrey et de la Reine Eloisa, est aujourd’hui infesté de démons sortis des enfers. Le joueur incarne un des Hell Warders (« gardiens des enfers »), un ordre de guerriers d’élites invoqué depuis l’au-delà pour balayer cette menace pour l’humanité.

L’objectif d’Hell Warders est de protéger un nexus contre des vagues successives d’ennemis. Pour cela, des unités autonomes doivent être disposées en renfort du héros entre chaque phase, en fonction des points à disposition. L’éventail est vaste, permettant de combiner des attaques à distance, des soins, ou encore des sorts de ralentissements. Le cheminement des ennemis étant connu, le joueur doit éviter toute exposition inutile du nexus par un placement judicieux. Cette phase est rendue très difficile quand elle est jouée à la manette, en particulier dans le cas de replacements en urgence d’unités à la volée.

Le jeu est divisé en 4 chapitres thématiques, chacun composé de plusieurs cartes. Les nouvelles difficultés s’ajoutent progressivement par la présence de pièges, de boss, ou de nexus supplémentaires à défendre. Les pics de difficultés sont inégalement répartis, et la satisfaction laisse souvent place à la frustration. Le joueur peut incarner trois classes différentes, chacune dotée de trois compétences propres.

Par exemple, le chevalier Renier dispose d’une parade au bouclier, d’un coup d’épée ou d’une ruade puissante, mais qui nécessite un temps de recharge. Un fusilier ou un marteleur sont également à disposition, selon ses préférences. Les possibilités d’attaque sont donc limitées, mais les artefacts débloqués à chaque mission permettent de personnaliser les statistiques du héros et de la tour.

La progression peut être partagée en ligne avec un groupe allant jusqu’à quatre personnes. Il n’a pas été possible d’essayer ce format sur Switch par absence de joueurs sur les serveurs. Par ailleurs le jeu ne permet pas de jouer en coopération locale, ce qui aurait probablement été difficile à mettre en place car le crénelage marqué et l’instabilité du frame rate posent de base des soucis de lisibilité. Le jeu s’appuie sur une direction artistique relativement commune. Le doublage est en anglais mais il est possible de bénéficier de sous-titres français.

Hell Warders est une curiosité dans le catalogue PQube qui pioche ses inspirations chez Diablo et les pontes du tower defense pour offrir une expérience hybride intéressante. Le placement d’unités comme la phase défensive s’avèrent particulièrement nerveux et exigeants. Les problèmes de finition renforcent le sentiment de difficulté permanente, ressentie dès le mode normal. Malgré tout, ce type de proposition présente des atouts à même d’attirer l’attention des nostalgiques d’un genre finalement peu présent sur consoles.

Tomtruc
Possède sur la même étagère Billy Hatcher and the Giant Egg et Baten Kaitos : Les Ailes éternelles et l'Océan perdu.

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