Test de Neoverse: Trinity Edition : un deck-building pour initiés

Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur Switch

Développé et édité par Tinogames
Sorti le 21 janvier 2021 et disponible sur Switch (également disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC)

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois
Audio
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois

Dans l’univers du jeu indé comme dans celui des AAA, des modes apparaissent spontanément grâce à des jeux pionniers. Depuis le succès de Slay the Spire, nombreux sont les studios à proposer leur vision du rogue-like intégrant une composante deck-building, sans jamais dépasser le mètre-étalon. Comment Neoverse Trinity Edition se démarque-t-il de la multitude de jeux de carte sortis récemment ?

 Pour que l’on identifie Neoverse au premier coup d’œil, Tinogames a conçu un univers très distinctif pour le genre. Ce patchwork de modèles 3D grossiers (tant pour les protagonistes que pour le bestiaire), de multivers, de voyages dans le temps et de couleurs flashy donne une première impression assez étrange. Le joueur est confronté à une multitude d’informations contradictoires qui peut malheureusement décourager. Malheureusement, car si l’enrobage de Neoverse peut rebuter, le système de jeu est aussi riche que complet.

Le jeu propose trois héroïnes avec des caractéristiques spécifiques à la manière de Slay the Spire, encore lui. Chaque personnage peut choisir parmi trois archétypes de decks, tantôt orientés attaque, défense, magie, invocation, etc. Ce choix détermine l’ensemble de la partie et permet donc d’envisager au minimum neuf types d’orientation de jeu différents.

Une fois le combo personnage/archétype choisi, on est propulsé dans trois séries de cinq combats, qui se terminent chacune par un boss. Après chaque combat, le joueur à le choix parmi trois voies différentes qui déterminent la difficulté du combat suivant, et donc de la qualité de la récompense ainsi qu’a un défi permanent plus ou moins impactant.

Chaque combat gagné permet d’ajouter des cartes mais aussi d’engranger des points d’expérience et de l’argent. Via un arbre de compétences différent à chaque run, le joueur peut faire évoluer son personnage de manière très spécifique, et donc de spécialiser encore mieux l’héroïne. La monnaie de Neoverse sert, quant à elle, à acheter cartes, objets ou points d’expérience au marché. Ces éléments sont les nerfs centraux d’un run de Neoverse car ils permettent d’obtenir un avantage certain pour les combats suivants.

Les combats sont assez classiques. Le joueur possède des points de mana qui sont dépensés pour jouer des cartes. En fonction de l’héroïne, il peut exister des sous-systèmes à gérer (comme l’accumulation d’épines, la surcharge qui empêche de jouer trop souvent le même type de cartes, etc.). On peut également se servir de consommables pour se sortir d’une mauvaise situation.

Enfin, Neoverse intègre un système de combo lié à une suite de carte à jouer qui, in fine, peut doubler la puissance d’attaque d’une carte offensive. L’intégration de tous ces éléments est à la fois la grande qualité de Neoverse mais aussi un frein pour les nouveaux venus, d’autant plus qu’ils ne sont pas ou mal expliqués. Il faut une certaine expérience du deck-building avant de se lancer dans le jeu.

Les développeurs de Tinogames ont pioché ce qui se fait de mieux dans un genre surreprésenté afin de produire une expérience extrêmement complète. Neoverse est un véritable plaisir à découvrir pour quiconque a déjà écumé Slay the Spire et consorts. Néanmoins, il aura du mal à séduire les nouveaux venus à la fois parce que son esthétique est extrêmement particulière, mais aussi à cause de la complexité de ses systèmes de jeu qui manquent d’explications claires.

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