Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé par Inti Creates et édité par PQube
Sorti le 12 février 2021 et disponible sur Switch et PC
| Interface | Anglais / Japonais / Coréen / Chinois |
| Audio | Japonais |
| Sous-titres | Anglais / Japonais / Coréen / Chinois |
Alors que toutes ses suites sont disponibles en Occident, l’épisode originel du rail shooter Gal★Gun n’a jamais quitté le Japon. Inti Creates répare cet oubli à l’occasion de son dixième anniversaire, le titre étant sorti en 2011 sur Xbox 360 puis PlayStation 3. Au-delà de son humour potache et de sa mise-en-scène ecchi, Gal★Gun Returns propose-t-il un gameplay suffisamment captivant pour justifier cette nouvelle édition ? Pour la science, et parce que la connaissance ne connaît aucune frontière, on vous livre la réponse à titre purement informatif.
Tenzou est la cible d’une apprentie Cupidon qui, au lieu de le frapper d’une flèche de l’amour, lui en envoie seize en plein cœur. C’est une malédiction comme une autre : toutes ses camarades du lycée (professeures y comprises) tombent follement amoureuses de lui. Mais s’il ne choisit pas l’élue de son cœur avant le coucher du soleil, Tenzou risque d’être célibataire à vie : l’inconvénient de cette surdose d’hormones est qu’il ne puisse plus jamais séduire qui que soit dès que l’effet s’estompe.
Gal★Gun Returns prend la forme d’un rail shooter où les ennemis ont été remplacés par des lycéennes affectueuses. Pour déclarer leurs flammes, celles du premier plan délivrent une lettre d’amour tandis que les plus éloignées envoient des mots doux à distance, matérialisés par des hiragana qui font perdre des points de vie. Quand le joueur leur tire dessus, les jeunes femmes s’évanouissent à cause de la dose d’ectasie procurée et il est possible de s’en défaire d’un seul coup en visant le bon endroit.
Les phases de tir sont plutôt plaisantes mais elles sont aussi très hachées par le mode doki doki, la fausse bonne idée de Gal★Gun Returns. Au cours des niveaux, une jauge augmente permettant de déclencher le mode sur une lycéenne : dès lors, le joueur doit toucher les parties de son corps adéquates (épaule, ventre, genoux) pour que son cœur s’emballe jusqu’à l’euphorie. Après quoi, tous les personnages à l’écran succombent. Le problème est que le mode doki doki dure une trentaine de secondes à chaque fois.
Gal★Gun Returns comporte soixante-dix prétendantes environ et le joueur peut collectionner leurs profils. En réussissant trois séquences du mode doki doki sur un même personnage, ses informations s’inscrivent dans une galerie. Quelques-unes sont difficiles à débusquer et toutes les découvrir demande un certain investissement. Il existe également différentes fins pour les quatre personnages que Tenzou tente de charmer, qui dépendent de ses statistiques et de ses réponses lors des dialogues.
En sus du mode principal, Gal★Gun Returns propose un score attack ainsi qu’un mode doki doki carnival où le joueur doit réussir des séquences du mode doki doki spéciales : plusieurs jeunes femmes sont présentes en même temps. Cette édition anniversaire intègre en outre la majorité des costumes additionnels, vendus séparément il y a dix ans. Enfin, chaque run (une heure et demie environ) du mode histoire octroie des points pour déverrouiller de nombreuses illustrations.
Bien que les phases de tir soient ainsi saucissonnées par le mode doki doki, plus gênant que réellement amusant, Gal★Gun Returns est tout de même divertissant et son contenu suffisamment riche pour que le joueur recommence différentes parties. Cette édition permet de découvrir l’épisode par lequel « tout a commencé », mais il souffre malgré tout de la comparaison frontale à ses successeurs.







