Test de Medal of Honor: Above and Beyond réalisé sur PC VR à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- FPS
- Développé par Respawn Entertainment | Édité par Electronic Arts
- PC VR – 11 décembre 2020
Quest 2 – 15 novembre 2021 - Sous-titré en français – PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Après huit ans d’absence, Medal of Honor est de retour avec Medal of Honor: Above and Beyond. Développé par Respawn Entertainment (Apex Legends, Star Wars Jedi: Fallen Order, Titanfall), ce nouvel épisode prend la forme d’une expérience en réalité virtuelle, une première pour la série. Le ton, étonnamment léger pour un jeu vidéo sur la Seconde Guerre mondiale, est également inédit. Permet-il une immersion dans l’enfer de la guerre ?
Test de Medal of Honor: Above and Beyond sur PC VR
Le joueur incarne un lieutenant de l’OSS blessé en Tunisie et qui reprend les armes aux côtés de la Résistance. Accompagné d’un groupe de héros, du jeune Olie au « Sergent », en passant par les Françaises Juliette et Manon, on parcourt l’Europe au cours de six chapitres (Normandie, Allemagne, Norvège…) pour enrayer la machine nazie. L’histoire est dans l’ensemble sommaire pour le genre, mais elle est très plaisante à suivre puisque l’on s’attache au petit groupe de Résistants.
Le ton est étonnamment léger
Ce qui étonne en premier lieu est l’écriture parfois badine. On ne retrouve pas ici l’émotion d’un Medal of Honor : En Première Ligne, malgré les compositions de Michael Giacchino. Le jeu arbore même un côté arcade. Par exemple, on peut afficher des étoiles au-dessus des ennemis qui indiquent leur niveau. Respawn Entertainment a privilégié le plaisir à l’immersion.
On retrouve cette impression du côté des modélisations des visages qui ont un aspect légèrement cartoon qui tranche véritablement avec les décors très réalistes. Medal of Honor: Above and Beyond est extrêmement gourmand en ressource et en espace disque (170 Go). Mais il offre une grande variété d’environnements au cours de sa campagne d’une dizaine d’heures.
Une expérience qui favorise les sessions courtes
Chaque chapitre de la campagne solo est découpé en différentes missions, hachant énormément la progression. Cela favorise les sessions courtes mais la narration se retrouve décousue, car les séquences n’ont pas de transition entre elles. Il n’en demeure pas moins que Medal of Horor: Above and Beyond est très agréable à jouer. Les armes sont convaincantes et l’implication du joueur, qui doit constamment se mettre à couvert, est physiquement intense.
Les missions sont en plus variées avec des séquences aériennes très réussies, mais quelques erreurs gâchent parfois la fluidité de l’action. Par exemple, on a tendance à cogner les contrôleurs entre eux en rechargeant les petits pistolets, ou contre le casque en essayant de viser à l’aide d’une lunette. La physique est également étrange et il n’est que trop difficile de lancer une grenade sur un groupe d’adversaires. On retrouve les codes du FPS en VR avec les seringues de soin rangées sous le poignet et des armes attachées aux cuisses et dans le dos. L’ergonomie est bien pensée et on ne cache pas notre plaisir à ouvrir les grenades avec les dents.
Un jeu complet
Outre sa campagne principale, Medal of Honor: Above and Beyond propose un mode survie où l’on doit résister le plus longtemps possible, et de nombreuses entrevues avec des vétérans de la Seconde Guerre mondiale. Un mode multi complet, composé de cinq variantes (match à mort, équipes, domination…) et de dix cartes permet de prolonger le plaisir en ligne jusqu’à douze joueurs. Si Medal of Honor: Above and Beyond n’est pas aussi immersif qu’espéré, on salue son côté divertissant 100% assumé et loin d’être déplaisant.






