Test de Little Kitty, Big City réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Monde ouvert
- Développé et édité par Double Dagger Studio
- Xbox Series X | Xbox One | Nintendo Switch | PC – 9 mai 2024
- Entièrement localisé en français | PEGI 3
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Depuis le 9 mai 2024, Little Kitty, Big City est disponible au téléchargement sur Xbox Series X, Xbox One, Nintendo Switch et PC, à partir de 24,50 €. Cette aventure féline, développée et éditée par Double Dagger Studio, rappelle le postulat de Stray. Mais sa réalisation minimaliste et son caractère taquin capturent plutôt l’esprit d’Untitled Goose Game.
Test de Little Kitty, Big City sur Xbox Series X
Dans Little Kitty, Big City, le joueur incarne un chaton explorant pour la première fois le monde extérieur. Après avoir fait une chute depuis son appartement situé au dernier étage d’un immeuble japonais, l’objectif du jeune félin est d’en escalader la façade pour retrouver son doux foyer.
La narration n’est pas le point fort du titre, mais Double Dagger Studio a pris le soin d’amener avec douceur cette situation périlleuse, qui se caractérise pourtant par l’absence de mise en danger de l’animal. Il est impossible de se blesser, et il n’existe aucune forme de violence dans le gameplay. Pour acquérir des plumes par exemple, l’une des ressources qui servent à progresser, le minou bondit sur des oiseaux qu’il relâche systématiquement. En résulte une aventure particulièrement adaptée aux plus jeunes joueurs.
Un monde ouvert compact
Avant d’entreprendre la grande ascension vers son nid douillet cependant, le chat noir doit augmenter sa jauge d’endurance en engloutissant du poisson frais, indiqué sur une carte que l’on obtient assez rapidement. Ce balisage rappelle évidemment la construction d’A Short Hike, dans lequel des plumes dorées augmentaient les capacités de vol de l’héroïne.
L’utilisateur doit donc explorer la bien-nommée « Big City », assez compacte du point de vue d’un humain. À l’échelle d’un chaton et grâce à la verticalité du level design, elle semble pourtant assez vaste. Au départ, les zones sont cloisonnées mais, petit à petit, le jeune chat en explore de nouvelles, créant des raccourcis et déverrouillant des points de voyage rapide. On a donc l’impression de pénétrer dans un microcosme inconnu lors des premières minutes, mais que l’on finit par pleinement maîtriser après quelques heures de jeu.
Par ailleurs, la carte possède divers points d’intérêt, avec des quêtes annexes et des défis facultatifs à relever. Little Kitty, Big City est peut-être un peu trop court, puisqu’il faut moins de trois heures pour retrouver son appartement. Quiconque vise le 100% peut doubler cette durée de vie car il faut compter six heures environ pour collectionner tous les chapeaux et cocher tous les objectifs du journal de quête.
Un gameplay félin
Pour progresser, le joueur dispose d’une palette réaliste de mouvements félins avec la possibilité, par exemple, de donner un petit coup de patte à un pot de confiture posé sur le rebord d’une étagère. Les sauts sont assez réussis également, puisqu’en maintenant la touche qui leur est consacrée, le joueur indique exactement où atterrir. Les phases de plateforme sont donc étonnamment précises, en dépit de contrôles patauds parfois et d’une caméra que l’on ne maîtrise pas toujours.
On regrette que la compétence unique à se faufiler partout, dans les moindres recoins, de nos amis aux griffes acérées ne soit pas mieux représentée. Intra-jeu, on est régulièrement bloqué par des flaques d’eau, des portails fermés et autres barrières qui, dans le monde réel, ne représentent absolument pas un obstacle pour un chat.
Pour résoudre les quêtes, d’autres activités félines sont de la partie comme dormir dans les endroits les plus inattendus, rassembler des baballes ou se frotter aux jambes des humains. Avec de la malice, ces derniers peuvent s’empierger dans l’animal et faire tomber leur repas ou leur téléphone portable avec lequel il est possible de se sauver, par exemple. Certains prennent d’ailleurs plaisir à interagir avec le chaton en le caressant, en le photographiant ou en jouant au ballon avec lui. On a adoré les petits détails comme cet employé du bâtiment qui n’autorise pas « Little Kitty » à traverser un chantier. Mais si le joueur équipe un casque de sécurité, il est alors le bienvenu pour piétiner le béton fraîchement coulé.
Notre avis | 6
Little Kitty, Big City est un jeu d’exploration féline somme toute assez modeste, malgré ses activités annexes bienvenues. Sa faible durée de vie et ses contrôles parfois brouillons dessinent les limites de ce monde ouvert mais compact. Comment résister néanmoins à sa bienveillance et à son humour taquin ? Le quartier ronronnant de vie et l’absence de danger attisent la curiosité tout en aiguisant le plaisir de la découverte.
On aime
- L’absence de violence
- La maîtrise progressive de l’environnement
- La gestion des sauts
- L’humour facétieux
On n’aime pas
- La durée de vie trop courte
- Les contrôles parfois patauds
- La gestion de la caméra
Merci d’avoir lu notre test de Little Kitty, Big City sur Xbox Series X.
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