Test de La-Mulana 1 & 2: Hidden Treasures Edition réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par le distributeur.
- Metroidvania
- Développé par Nigoro | Édité par NIS America | Distribué par Koch Media
- PlayStation 4 | Xbox One | Switch – 20 mars 2020
- Ne comporte pas de sous-titres – PEGI 12
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Initialement parue en 2005 sur PC, puis revenue sous une forme plus chatoyante avec un remake WiiWare en 2012, la série La-Mulana est un hommage aux jeux d’action/aventure des années 90. Le premier des deux opus nous propose d’incarner Lemeza Kosugi, un archéologue ayant la lourde tâche de dévoiler les secrets des ruines mystiques éponymes du titre. Le second fait quant à lui la part belle à sa fille Lumisa.
Test de La-Mulana 1 & 2: Hidden Treasures Edition sur Switch
Dans la plus pure tradition des jeux d’aventure de fin de siècle dernier, Rick Dangerous et autres Maze of Galious en tête de liste, dont cette compilation s’inspire, les deux volets de La-Mulana 1 & 2: Hidden Treasures Edition sont des Metroidvania en défilement vertical et horizontal. Les ruines que le joueur est amené à explorer sont constituées d’un réseau tentaculaire de zones aux accès multiples et aux dimensions et architectures variables. Elles regorgent de créatures belliqueuses, de pièges mortels et d’énigmes sournoises.
Une exploration ouverte et une progression difficile
Comme de coutume, les obstacles surmontés sont autant d’opportunités de dénicher de précieux artefacts. Ils étoffent l’arsenal de notre personnage ainsi que sa palette de mouvements, lui autorisant l’accès à de nouvelles zones toujours plus dangereuses. Déjà peu linéaire par nature, ce modèle de progression est ici poussé un cran plus loin. Il est possible d’emprunter de nombreux chemins différents au fil de l’exploration.
L’autre aspect du parti-pris « à l’ancienne » de La-Mulana, celui qui illustre le mieux sa filiation, c’est sa difficulté. Le jeu est exigeant quant à la dextérité nécessaire pour sortir indemne de la plupart des pièges et des embuscades qui le parsèment. La gestion rigide des sauts couplée à un effet de recul lors de l’encaissement de dégâts font effet boule de neige. Mais le challenge s’avère tout bonnement démoniaque lorsque l’on vient à aborder la question des énigmes.
Il ne faut pas imaginer une seule seconde avoir affaire à de simples boutons-pressoirs et leviers à actionner. Pas question de laisser les neurones au repos, les indices disséminés sont le plus souvent cryptiques et rarement en rapport avec la situation traversée au moment de leur découverte. Plus que jamais, la prise de notes et l’interprétation sont à l’honneur. Mais en contrepartie, force est d’admettre que la résolution de chaque puzzle a bien souvent cet indescriptible petit goût d’épiphanie.
Une réalisation résolument rétro
Une véritable main d’acier n’étant rien sans son gant de velours, La-Mulana 1 & 2: Hidden Treasures Edition se montre également virtuose lorsqu’il s’agit de flatter les sens. Là encore, on ravive la flamme du rétro. Les compositions musicales rythmées fleurent bon le Castlevania de la grande époque. Loin d’être en reste, l’enrobage visuel tout en pixel art assure un dépaysement de tous les instants avec des environnements nombreux et variés ainsi que quelques séquences animées du plus bel effet.
Ce nouveau portage n’est pas à mettre entre toutes les mains. La faute à ses nombreux partis-pris clivants et sa difficulté, terreau fertile à d’innombrables crises de rire jaune. Il dispose cependant des arguments nécessaires pour faire passer quantité de nuits blanches à tous les amateurs d’énigmes et de challenge relevé qui auront l’audace de soutenir son regard en ramassant le gant. On se contentera de conclure cet article en évoquant la partie technique de cette compilation, impeccable en toute circonstance.
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Merci d’avoir lu notre test de La-Mulana 1 & 2: Hidden Treasures Edition sur Switch.






