mardi 4 octobre 2022
Tests et aperçusTest de Final Fantasy VII Remake Intergrade. On y a joué sur PC et Steam Deck

Test de Final Fantasy VII Remake Intergrade. On y a joué sur PC et Steam Deck

Test de Final Fantasy VII Remake Intergrade réalisé le 26 juin 2022 sur PC et Deck à partir d’une version fournie par l’éditeur.

Un temps exclusif aux consoles PlayStation 4 puis 5, Final Fantasy VII Remake s’est depuis ouvert aux joueurs PC. Il s’agit plus précisément de la version dite Intergrade qui améliore quelques aspects techniques et intègre un DLC de six heures environ. Aujourd’hui, on peut même pratiquer Final Fantasy VII Remake Intergrade en nomade grâce à sa compatibilité Steam Deck.

Lire aussi | Pour en savoir plus sur Final Fantasy VII Remake, on vous invite à consulter notre test du 19 avril 2022

Test de Final Fantasy VII Remake Intergrade

Disponible sur PlayStation 5 depuis le 10 juin 2021, Final Fantasy VII Remake Intergrade est finalement disponible sur PC. Cette version améliorée de Final Fantasy VII Remake corrige quelques bévues techniques de la version PlayStation 4. La liste n’est pas excessivement longue mais on remarque surtout des temps de chargement réduits grâce aux SSD. Les textures les plus pauvres bénéficient d’une mise à jour et leur apparition n’est plus sujette à popping. Les panoramas sont également mieux compressés ; on a désormais l’impression de distinguer un PNG au loin plutôt qu’un JPG. Les changements ne sont pas drastiques mais rendent l’expérience légèrement plus confortable.

Final Fantasy VII Remake Intergrade tourne-t-il correctement sur PC ?

Sur PC, on a finalement trouvé le titre assez gourmand. Dans notre configuration de test (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go), on a opté pour du 1440p. Dans ces conditions, le frame rate s’est maintenu au-dessus de 70 FPS et peut atteindre les 120 FPS en fonction du matériel. On est resté bloqué sous les 45 FPS en 4K cependant. On ne peut hélas pas jouer avec les réglages pour optimiser l’affichage car les options sont réduites à la qualité des ombres et des textures, et à la densité de population. Même les cartes graphiques les plus récentes ne pourront pas bénéficier des technologies ray tracing ou DLSS, par exemple.

On regrette aussi que les options relatives aux résolutions soient limitées au 16/9. Quiconque préfère jouer sur un écran ultrawide risque d’être déçu par les bandes noires qui apparaissent de part et d’autre. Heureusement, des mods sont d’ores et déjà en circulation et permettent de configurer le jeu dans n’importe quelle résolution. On espère que Square Enix intègre cette possibilité dans une mise à jour ultérieure mais avec peu de conviction hélas. À l’heure du test, 26 juin 2022, Final Fantasy VII Remake Intergrade est en réalité déjà sorti sur PC depuis six mois.

Est-il bien adapté au Steam Deck ?

Sur Steam Deck, on est aussi confronté à ce problème de format. Final Fantasy VII Remake Intergrade est bloqué en 16/9 alors que l’écran de Valve bénéficie d’un affichage en 16/10. Comme cela arrive souvent sur la console, de fines bandes noires encadrent le jeu. Mais la faible résolution fait à nouveau des miracles. En 1280 × 720 pixels, la fluidité n’est jamais prise à défaut. Si les options graphiques sont au maximum, le jeu se stabilise à 40 FPS. Pour obtenir du 60 FPS constant, il n’y a qu’à baisser la qualité des ombres et des textures. Sur un écran de cette taille, la différence n’est pas flagrante de toute façon.

On apprécie particulièrement les temps de chargement inexistants. Cette version se révèle techniquement supérieure à celle disponible sur PlayStation 4, qui n’est pourtant pas obsolète. Mais il faut composer avec les problèmes habituels du Steam Deck. Premièrement, le titre fait énormément souffler le ventilateur de la console. La grille d’aération chauffe plus que d’habitude. Deuxièmement, la durée de vie de la batterie tombe sous les deux heures d’autonomie. Ce problème concerne surtout les joueurs nomades qui auraient fui la civilisation, car les sessions de plus de deux heures sans un point de rechargement sont finalement rares.

La mise à jour technique justifie-t-elle un nouveau run de Final Fantasy VII Remake ?

Les joueurs qui ont pratiqué Final Fantasy VII Remake sur PlayStation 4 ne découvriront pas l’action-RPG de Square Enix sous un nouveau jour. Les nouveautés sont agréables mais ne changent pas la donne. La meilleure raison de lancer le titre sur PlayStation 5, PC ou Steam Deck est en fin de compte de découvrir son DLC nommé Episode INTERmission.



Test de Final Fantasy VII Remake: Episode INTERmission

Final Fantasy VII Remake se dote d’un premier DLC avec l’Episode INTERmission. Celui-ci met en scène Yuffie Kisaragi, jeune shinobi du Wutai entièrement optionnelle dans le Final Fantasy VII d’origine. Cette fois-ci, l’héroïne est en mission à Midgar où elle tente de dérober à la Shinra sa « matéria ultime ». Cet épisode permet-il d’approfondir le lore de Final Fantasy VII Remake ?

Quel contenu compose l’Episode Intermission ?

Final Fantasy VII Remake: Episode INTERmission est un DLC relativement court. Il faut compter environ cinq ou six heures de jeu pour en voir le terme en ligne droite. Il s’agit d’une campagne entièrement indépendante qui occupe son propre fichier de sauvegarde. On n’est donc pas obligé d’avoir terminé Final Fantasy VII Remake pour y accéder, même si celui-ci n’a pas beaucoup d’intérêt seul. Il regroupe deux chapitres scénarisés où AVALANCHE et Yuffie collaborent pour planifier un cambriolage dans les locaux de la Shinra. Le premier est plus ouvert avec quelques quêtes annexes, tandis que le deuxième est nettement plus linéaire. Le tout est accompagné de multiples scènes cinématiques dont le studio a le secret, avec un doublage intégral des dialogues. On reconnaît donc la quantité de travail investi dans ce nouveau contenu.

Les completists peuvent compter une dizaine d’heures en plus. Cette extension comporte en effet quelques bonus supplémentaires, dont des affrontements inédits dans le simulateur de combat Shinra. Square Enix a enfin intégré un mini-jeu complet sous le titre de Fort Condor. Il s’agit d’un clone de Clash Royale où le joueur constitue son deck pour détruire les tours adverses dans le temps imparti. Une triangulaire des armes permet de prendre l’avantage sur les unités de l’adversaire. On n’aurait pas été contre plus de rivaux, mais il faut déjà saluer l’effort d’intégrer un mini-jeu absent de la campagne d’origine. On espère de tout cœur que celui-ci sera présent et développé dans Final Fantasy VII Rebirth.

Le gameplay est-il le même que celui de Final Fantasy VII Remake ?

Manette en main, l’Episode INTERmission se distingue par une orientation résolument plus action. Final Fantasy VII Remake possède l’avantage de proposer des personnages aux contrôles très différents. Et Yuffie se joue plus différemment encore. Elle possède un shuriken à quatre pointes qu’elle peut lancer sur un ennemi. Dès lors, le joueur a le choix entre récupérer son arme ou lancer des sorts par son biais. En effet, la jeune voleuse peut imprégner ses attaques d’une couleur élémentaire pour exploiter au mieux les forces et les faiblesses des adversaires.

Elle est accompagné par Sonon Kusakabe dont c’est la première apparition dans l’univers de Final Fantasy VII. Il s’agit d’un autre ninja du Wutai, disciple du père de Yuffie, qui l’aide à mener à bien sa mission. Contrairement aux autres personnages de Final Fantasy VII Remake, on ne peut toutefois pas en prendre le contrôle. On peut au mieux lui donner des ordres par l’intermédiaire du menu de compétences. Sonon peut notamment attirer l’aggro des ennemis ou se synchroniser avec l’héroïne pour attaquer en même temps. Pour l’anecdote, sa voix française est doublée par Damien Boisseau, notamment célèbre pour donner vie à Thomas Wachowski dans Sonic, le film.

Pour le reste, l’exploration est très similaire au jeu de base. Le level design est néanmoins plus dynamique et on n’est que rarement coupé dans notre élan par un passage trop étroit qui dissimule un temps de chargement. L’autre particularité provient de la capacité de Yuffie à attaquer à distance. De cette façon, le joueur peut « attaquer » de multiples cibles dans les environnements et obtenir des consommables en échange. Cela ne transforme pas radicalement l’expérience mais rafraîchit subtilement un action-RPG un peu rigide parfois.

Approfondit-il le lore de Final Fantasy VII Remake ?

L’Episode INTERmission ne développe cependant pas profondément le lore de Final Fantasy VII Remake. Mais il donne de l’exposition à quelques personnages trop succinctement aperçus dans le jeu de base, dont Scarlet. D’autres proviennent de Dirge of Cerberus: Final Fantasy VII pour « unifier » les différentes étoiles de la constellation Final Fantasy VII. L’attraction principale n’est autre que Yuffie, dont on comprend plus concrètement sa haine de la Shinra. Certains la trouveront pétillante, d’autres insupportable. C’est-à-dire que la shinobi du Wutai enchaîne les punchlines que l’on considère un peu puériles mais bon enfant. Dans tous les cas, il s’agit d’un personnage finalement assez unique et à l’insouciance exceptionnelle.

Si le DLC reste globalement facultatif pour la compréhension de l’histoire, sa scène cinématique de fin donne de possibles indications sur Final Fantasy VII Rebirth. Une fois l’arc de Yuffie terminé, on retrouve le temps d’une scène bonus la faction de Barret et compagnie en route vers Kalm. La séquence a de quoi surprendre parce qu’on y aperçoit un personnage qui étonnait déjà à la fin de Final Fantasy VII Remake. La question se pose alors. Final Fantasy VII Rebirth suivra-t-il strictement le scénario du RPG de 1997 ? Il semblerait que non, mais on n’est plus à une surprise près avec Final Fantasy VII Remake.

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