Test de Final Fantasy VII Rebirth réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action-RPG
- Développé et édité par Square Enix
- PlayStation 5 – 29 février 2024
PC – 23 janvier 2025 - Entièrement localisé en français – PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Depuis le 29 février 2024, Final Fantasy VII Rebirth est disponible sur PlayStation 5 au prix de 79,99 €, en éditions physique et numérique. Le JRPG de Square Enix prolonge l’expérience initiée il y a bientôt quatre ans par Final Fantasy VII Remake, qui n’avait pas convaincu tous les amoureux de l’épisode originel. Avec cette suite en revanche, l’éditeur japonais frappe un très grand coup.
Test de Final Fantasy VII Rebirth sur PlayStation 5
Avec la sortie de Final Fantasy VII Remake, Square Enix s’est lancé dans un projet ambitieux : retravailler complètement l’épisode le plus emblématique de sa série-phare, véritable doudou pour de nombreux joueurs. Même si la création de cette nouvelle interprétation ne fut pas de tout repos et que le résultat final a divisé, la première partie n’en demeurait pas moins intéressante. Depuis, Square Enix a de nouveau étendu l’univers (Final Fantasy VII Remake Intergrade, Final Fantasy VII: The First Soldier, Crisis Core: Final Fantasy VII Reunion, Final Fantasy VII : Ever Crisis). Mais aujourd’hui, le moment est venu de continuer ce qu’avait initié Final Fantasy VII Remake avec Final Fantasy VII Rebirth. Et difficile de nier que le studio parvient à transformer l’essai avec brio.
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L’histoire de Final Fantasy VII Rebirth reprend où Final Fantasy VII Remake s’arrête, avec le groupe de héros composé de Cloud, Tifa, Barret, Aerith et Red XIII parvenant à fuir Midgar. Les protagonistes se lancent alors dans une course-poursuite à la recherche de Sephiroth, tandis que la Shinra ne compte pas les oublier après les événements du premier volet. Un résumé du premier jeu est disponible dans le menu principal, mais on conseille fortement d’y avoir joué avant de se lancer dans Final Fantasy VII Rebirth pour pleinement profiter de l’expérience.
Une ouverture de la narration…
Final Fantasy VII Remake se retrouvait parfois piégé par son concept. Midgar ne représente qu’une partie du jeu de l’époque, que le remake devait respecter aussi bien du côté de l’histoire que du gameplay. La situation est différente avec Final Fantasy VII Rebirth, couvrant une plus large portion du JRPG de 1997. La ligne droite que présentait Midgar laisse place à plusieurs zones ouvertes, liées aux passages-clés de l’histoire (Kalm, Junon, Costa del Sol…) où le joueur progresse à son rythme. L’intrigue respire mieux, et les contenus de remplissage ne sont plus qu’un mauvais souvenir.
L’autre grand gagnant de cette ouverture narrative est la caractérisation des personnages. Au fil de l’exploration, des quêtes annexes, où chacun a l’occasion de briller, ou des dialogues, tout ce petit monde évolue naturellement. Quel plaisir de les voir interagir entre eux. À la manière de Final Fantasy XV, l’impression que le groupe se connaît ou apprend à se connaître est saisissante. Final Fantasy VII Rebirth en profite pour reformer toute l’équipe originale, à la grande joie des fans de longue date.
Square Enix n’oublie cependant pas l’un des points les plus forts de Final Fantasy VII Remake : la nouvelle interprétation des passages mémorables d’antan. Libéré des limites techniques de la PlayStation, cette suite en met plein les yeux tout au long de l’aventure. Les différents boss et les scènes sous tension sont de grands spectacles, même pour les nouveaux venus. Les joueurs connaissant par cœur le périple de Cloud ont de quoi frissonner devant les moments importants de l’histoire, rejoués bientôt trente ans après. Les développeurs ont aussi conservé les différents tons de la narration, car les scènes tantôt dramatiques, tantôt loufoques sont toujours présentes.
… et de la progression
Le passage au monde ouvert a aussi un impact sur la progression. Les différentes zones sont remplies d’à-côtés, entre les scènes-clés. Final Fantasy VII Rebirth n’échappe pas à certains poncifs, comme des tours à activer ou des matériaux à collecter. Mais d’autres activités plus originales sont présentes. Par exemple, plusieurs recoins proposent des affrontements aux conditions uniques pour obtenir des bonus. Les maisons des mogs demandent de regrouper ces créatures au sein d’un enclos sans se faire toucher. Chadley fait aussi son retour pour proposer des combats bonus, avec de nouvelles invocations à la clé. Mais la vraie surprise provient de Queen’s Blood, mélange d’échecs et de jeu de cartes, addictif au point de vouloir défier tous les PNJ du jeu.
Pour se déplacer plus rapidement, le joueur chevauche différents chocobos. Ces volatiles sont aussi pratiques pour déterrer des objets rares, enfouis aux quatre coins de la carte. Le joueur active également des arrêts à chocobos, servant de points de voyage rapide. D’autres moyens de déplacement, plus spécifiques à certaines zones, existent, comme le gyropode. Cette liberté dans la manière de se mouvoir et les différentes activités annexes sont appréciables. Elle n’a rien de révolutionnaire mais elle s’avère efficace pour motiver à explorer à 100%.
Les mini-jeux ne se limitent pas aux activités annexes. Comme dans Final Fantasy VII Remake, chaque donjon apporte ses propres gimmicks. Mais le résultat reste mitigé. Certains d’entre eux sont agréables, d’autres révèlent leurs limites en ralentissant la narration, à l’image des machines à déplacer pour éliminer les substances toxiques dans l’air. Mais Final Fantasy VII Rebirth est, une fois de plus, sauvé par son ouverture. Ces mini-jeux moins intéressants étant espacés dans la progression, ils donnent moins l’impression de freiner la progression.
La synergie des combats
Final Fantasy VII Rebirth conserve les bases de combat établies par Final Fantasy VII Remake. Authentique action-RPG, le joueur contrôle un membre de l’équipe en temps réel. La jauge d’ATB sert désormais à utiliser une compétence spéciale, un sort ou un objet. Chaque personnage possède ses spécificités afin de varier la prise en main. Barret est son arme à feu se joue différemment de Tifa, experte en arts martiaux. La présence de nouveaux personnages permet de gagner en diversité, de sorte que chaque joueur aborde le système selon son style. Les mécaniques sont toujours efficaces et accessibles, avec la possibilité de programmer de nombreux raccourcis et d’automatiser certains aspects.
Les materias sont toujours présentes également, pour ajouter une couche stratégique supplémentaire. Bien les associer et les faire évoluer reste primordial pour maîtriser les combats. L’évolution ne se limite pas à ces objets magiques, car chaque arme possède des bonus et capacités uniques pouvant être débloqués à force d’utilisation. Enfin, des arbres de compétences permettent de pousser plus loin la personnalisation de l’équipe. Ils sont notamment le moyen d’accéder aux techniques de synchronisation, principale nouveauté de cet épisode.
Une fois débloquées, ces actions peuvent être déclenchées dès que deux personnages concernés sont déployés en combat. Ces techniques prennent des formes différentes, d’une simple attaque combinée à un véritable bouclier humain, protégeant un personnage en mauvaise posture. Des versions encore plus puissantes sont accessibles dès qu’un certain nombre d’action a été effectué, avec des effets potentiellement dévastateurs : coût de la magie réduit à zéro, allongement de la jauge ATB… Ces techniques demandent un petit temps d’apprentissage afin d’être bien assimilées, mais elles rendent les combats plus passionnants encore.
Une nouveau regard
Cette nouvelle aventure dans le monde de Final Fantasy VII est l’occasion de découvrir, ou redécouvrir, certains aspects du jeu original. La bande-son mélange de nouveaux morceaux et des reprises d’anciens thèmes. Le travail effectué sur ces derniers est tout aussi impressionnant que celui effectué pour Final Fantasy VII Remake, avec des arrangements particulièrement réussis. Mention spéciale aux transitions entre les morceaux des zones ouvertes et leurs versions pour les combats, très plaisantes à l’oreille.
D’un point de vue technique, traverser des zones bien connues avec la technologie d’aujourd’hui fait son effet. Mais le titre n’est toutefois pas exempt de tout reproche. Des mode qualité et performance sont disponibles, mais aucun des deux ne satisfait pleinement. Entre les concessions en termes de fluidité d’un côté, et les textures ou les modèles de personnages rappelant les critiques adressées à Final Fantasy VII Remake de l’autre, le choix dépendra finalement du joueur. On regrette certaines lacunes, mais Final Fantasy VII Rebirth n’en demeure pas moins plaisant à parcourir.
Notre avis | 9
Avec Final Fantasy VII Rebirth, Square Enix est en phase de gagner son pari fou, celui de retravailler son jeu culte de fond en comble. Les changements apportés par rapport à Final Fantasy VII Remake, qu’ils soient proches de l’affinage, comme les ajustements des mécaniques de combat, ou plus profonds, comme ceux apportés à la narration, convainquent totalement. Même les joueurs déçus par la première partie ont de bonnes chances d’apprécier cet épisode et ses nombreuses nouveautés. Une seule question demeure après avoir parcouru Final Fantasy VII Rebirth. Quelle forme prendra la fin du troisième et dernier volet de cette trilogie ?
On aime
- Une aventure plus ouverte
- Les grandes zones et leurs activités
- Le système de combat
- La bande-son toujours plus soignée
On n’aime pas
- Quelques mini-jeux moins inspirés
- Le volet technique pas forcément irréprochable
Merci d’avoir lu notre test de Final Fantasy VII Rebirth sur PlayStation 5.
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