Test réalisé à partir d’une version commerciale sur PC (Ryzen 5 3600X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 Super 8 Go)
Développé par Mechanical Head Studios et édité par Yacht Club Games
Sorti le 26 janvier 2021 et disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X, Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Russe / Chinois / Coréen / Portugais |
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Avec Cyber Shadow, Aarne « MekaSkull » Hunziker propose un jeu d’action rétro inspiré des jeux de ninjas tel que Ninja Gaiden ou plus particulièrement Blue Shadow. Plateforme 2D, Pixel art, difficulté relevée : on a presque l’impression d’être revenu à l’ère 8-bits. Cyber Shadow est-il toutefois aussi old school qu’il n’en a l’air ?
Dans un monde contrôlé par le Dr Progen et son armé de Synthétiques, Shadow, dernier survivant de son clan, se lance dans une ultime mission. Il tente de découvrir ce qui a entraîné un tel désastre et arrêter les plans du docteur par tous les moyens et au travers de dix niveaux de plateforme.
Cyber Shadow propose un style visuel inspiré des productions sorties sur NES et Master System à la fin des années 80. Entièrement réalisé en pixel art avec un nombre limité de couleurs, Cyber Shadow possède un cachet rétro très agréable à l’œil. On se rend toutefois très vite compte qu’un titre aussi fourni en sprites et en effets visuels ne pourrait pas tourner sur le matériel de l’époque.
Malgré son gameplay résolument action, Cyber Shadow n’est pas foncièrement linéaire. Les niveaux sont souvent reliés entre eux, et il est souvent nécessaire d’effectuer un détour pour obtenir une compétence qui permet de progresser. Le level design n’est pas aussi riche que celui d’un metroidvania mais cela apporte de la variété dans un genre parfois répétitif.
Le gameplay de Cyber Shadow, d’abord très simple, s’étoffe avec les compétences acquises au fil de la progression : double saut, course rapide ou encore saut mural. Le gameplay est nerveux et accessible, mais certains de ses aspects demandent un minimum de maîtrise, comme l’esquive et son timing extrêmement précis. Le joueur peut acheter des améliorations temporaires grâce à l’argent récolté dans les niveaux, mais ces améliorations disparaissent en cas d’échec.
Les capacités et leurs améliorations ne sont pas un luxe car Cyber Shadow est un titre redoutable. Bien que ses points de sauvegarde soient suffisamment rapprochés pour recommencer un passage sans devoir reprendre de zéro, le jeu ne cesse de tester la limite de la patience de ses joueurs. Le jeu ne dispose pas de différents niveaux de difficulté, mais il est possible de dénicher des réceptacles qui augmentent la vie ou encore la magie. Cette dernière permet de lancer des shurikens ou des vagues de feu.
On trouve donc de quoi faciliter la progression mais il faut garder à l’esprit que la difficulté de Cyber Shadow nécessite un réel investissement. Il faut compter environ 5 h de jeu pour le terminer sans l’explorer à 100%, ce qui est plutôt long pour un jeu du genre.
Proposer un jeu de ninja, véritables stars des années 80, peut sembler désuet de nos jours. Bien que le genre semblât disparu, des titres, tel The Messenger avant lui prouvent, qu’il existe encore une place pour nos amis shinobi. Malgré sa difficulté, Cyber Shadow est extrêmement plaisant et le pari d’Aarne « MekaSkull » Hunziker est réussi : ce jeu d’action semble venir d’une époque révolue, mais il dispose de suffisamment de subtilités pour captiver de nos jours.







