Test réalisé à partir d’une version fournie par Koch Media sur Switch
Développé par Nippon Ichi Software, édité par NIS America et distribué par Koch Media
Sorti le 16 octobre 2020 et disponible sur Switch
| Interface | Français / Anglais |
| Audio | Anglais / Japonais |
| Sous-titres | Français / Anglais |
Les prinnies sont de retour sur Switch avec une compilation réunissant deux classiques de la PSP : Prinny 1•2: Exploded and Reloaded. Avec leur réputation de jeux extrêmement ardus, ces hors-séries de Disgaea ne permettent que partiellement de se détendre entre deux épisodes canoniques. Les versions Switch les rendent-ils plus accessibles que sur leur console d’origine ?
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Dans les jeux Prinny, on incarne l’une de ces créatures-manchots de Disgaea qui se situe au rang le plus bas de l’échelle sociale des démons. Les prinnies sont tout simplement des martyrs : ces anciens pêcheurs humains sont maltraités, ils servent même d’explosif. Deux jeux à leur gloire à de quoi surprendre mais, aussi faibles soient-ils, ils partent en mission sous les ordres d’Etna. Dans Prinny: Can I Really Be the Hero, ils doivent lui trouver l’ultra-dessert. Dans Prinny 2: Dawn of Operation Panties, Dood!, ils partent à la recherche de sa petite culotte volée. Les synopsis à ne pas prendre au sérieux ne servent que de prétexte.
Les deux jeux pourraient être courts pour un expert mais, pour le commun des mortels, on meurt et recommence si souvent qu’il faut environ 10 h pour les terminer. La difficulté monte vite en flèche, d’autant que plus on s’enfonce dans la nuit, plus le défi augmente d’un cran. Heureusement, les niveaux sont jalonnés de points de contrôle qui permettent de ne pas trop y laisser de plumes.
Dans le premier épisode, deux modes de difficulté sont proposés : on peut jouer avec trois points de vie ou un seul ; le moindre contact est alors fatal. Dans le second épisode, une difficulté intermédiaire permet de jouer avec deux points de vie. Dans tous les cas, le joueur possède 1000 prinnies, soit 1000 vies, pour terminer le jeu. Et lorsque l’on coince, le compteur descend par dizaines.

Le gameplay dans Prinny 1•2: Exploded and Reloaded est très rigide car on ne peut pas se diriger pendant un saut, comme dans les premiers Castlevania. Heureusement, le double-saut permet de changer de direction et une attaque rodéo permet de s’écraser net au sol. Les prinnies peuvent aussi attaquer sur terre ou en l’air et mettre K.O. un adversaire d’un grand coup de coccyx. Les boss sont d’ailleurs souvent construits de cette façon : il faut d’abord annuler leur bouclier grâce à plusieurs attaques rodéo pour ouvrir leur garde.
Prinny et sa suite, datant respectivement de 2008 et 2010, n’avaient pas besoin de beaucoup de retouches. Sur Switch, la résolution est supérieure et les sprites sont légèrement lissés. Le jeu tourne à merveille et ne ralentit jamais. On aurait toutefois aimé des options d’accessibilité qui manquaient déjà sur PSP, dont un signet pour faire une pause. Si l’on bloque sur un boss, on peut toujours laisser la console en veille. Mais si un autre membre de la famille a besoin de la Switch, alors il faudra recommencer tout le niveau.
Une option de tir « turbo » aurait également été bienvenue pour soulager les douleurs dans le pouce, à force de marteler le bouton d’attaque. À la longue, Prinny 1•2: Exploded and Reloaded devient très inconfortable, y compris sur Controller Pro. Mais le jeu est si prenant qu’il est difficile de le lâcher, surtout lorsque l’on est à une griffe de battre un ennemi coriace.





