Test de Blue Prince réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version commerciale.
- Réflexion | Roguelite
- Développé par Dogubomb | Édité par Raw Fury
- PlayStation 5 | Xbox Series X | PC – 10 avril 2025
- Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 3
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Depuis le 10 avril 2025, Blue Prince est disponible au téléchargement sur PlayStation 5, Xbox Series X et PC, au prix de 29,99 €. Développé par Dogubomb et édité par Raw Fury, le jeu de réflexion s’est d’ores et déjà illustré par des critiques dithyrambiques, atteignant des scores de 92 sur Metacritic et 95 sur OpenCritic. Après l’émerveillement des premières heures cependant, l’exploration peut tourner à la frustration en raison d’un équilibrage extrêmement imparfait.
Test de Blue Prince sur Xbox Series X
Un roguelite ingénieux mais mal équilibré
Dans Blue Prince, l’utilisateur incarne le jeune Simon, héritier d’un manoir fastueux dont il prendra pleinement possession à condition d’atteindre l’énigmatique « chambre 46 ». Pour la trouver, il doit résoudre des casse-têtes au fil des salles qu’il traverse, acquérir des clés et des gemmes permettant de progresser, et trouver un chemin, tout simplement, vers la pièce en question. Mais voilà ! Au lever du jour, l’agencement de la demeure est totalement bouleversé et l’exploration reprend presque de zéro.
À chaque fois qu’il ouvre une nouvelle porte, le joueur a le choix entre trois salles pour connecter, petit à petit, l’entrée du manoir à l’emplacement le plus au nord. Chacune comporte des énigmes, des bonus ou des malus ; adopter la meilleure stratégie dans leur placement est donc primordial. Plusieurs pièces fonctionnent d’ailleurs de concert, à l’image du « foyer » qui déverrouille automatiquement les portes de tous les couloirs, ou de la « chambre d’enfants » qui recharge l’endurance pour chaque chambre à coucher de la partie en cours.
L’idée est absolument ingénieuse. Mais son exécution s’avère extrêmement mal équilibrée en raison de l’immense part d’aléatoire à l’ouverture des portes. On profite pourtant d’améliorations permanentes. Mais il n’est pas rare d’avoir résolu une énigme requérant l’association de salles ou d’objets spécifiques, qui n’apparaissent malheureusement pas au tirage après plusieurs parties d’affilée. À cette frustration croissante s’ajoute la redondance de la résolution des énigmes quotidiennes, dont le jeu de fléchettes ou les boîtes à bijoux, ainsi que la lenteur de déplacement de Simon.
Réservé aux anglophones
Les énigmes sont pourtant passionnantes avec différents niveaux de lecture, à l’image d’Animal Well dans un genre très différent. Atteindre la « chambre 46 », après une bonne vingtaine d’heures, n’a donc rien d’une finalité. À vrai dire, l’histoire ne s’effeuille que dans les casse-têtes les plus complexes, sans rapport avec l’objectif principal. Ce qui peut constituer un frein à la motivation, la carotte scénaristique n’incitant pas forcément à démarrer une nouvelle journée d’exploration.
Toujours est-il que les énigmes sont aussi nombreuses que variées, avec différentes approches dans leurs résolutions. S’appuyant sur les mathématiques, les jeux de mot, l’observation, la déduction, la manipulation ou la logique encore, elles empruntent à Myst, The 7th Guest ou Outer Wilds, l’utilisateur n’étant que très rarement guidé. La difficulté est souvent bien dosée, les méta-problèmes trouvant leurs solutions dans d’autres pièces, à une condition près.
Blue Prince n’est malheureusement pas localisé dans d’autres langues et une maîtrise de l’anglais est une absolue nécessité pour progresser. Pas uniquement pour apprécier l’histoire, mais en raison de mystères s’appuyant intégralement sur du texte. Comme d’habitude, les puristes vous déconseilleront de recourir à un guide pour apprécier le jeu à sa juste valeur. Mais si vous n’êtes pas un expert du jargon hippique, par exemple, ne vous gênez pas de consulter les nombreuses ressources d’ores et déjà disponibles en ligne. Surtout que leurs auteurs sont souvent suffisamment élégants pour éviter de trop en dévoiler.
Notre avis | 7
Blue Prince repose sur l’ingénieuse idée d’un manoir à l’agencement aléatoire. Hélas, la magie de la découverte s’estompe devant une spirale de mains malchanceuses et la redondance de la formule. Les énigmes demeurent passionnantes, à condition, une fois de plus, de pleinement maîtriser l’anglais.
On aime
- La variété des casse-têtes
- Les énigmes sur plusieurs pièces
- Les salles qui fonctionnent de concert
On n’aime pas
- L’absence de version française
- La part qu’occupe la chance
- La redondance des énigmes quotidiennes
Merci d’avoir lu notre test de Blue Prince sur Xbox Series X.
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