Test réalisé à partir d’une version fournie par Raw Fury sur Xbox One X
Développé par Out of the Blue Games et édité par Raw Fury
Sorti le 8 décembre 2020 et disponible sur Xbox et PC
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois / Espagnol |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois / Espagnol |
Dévoilé en mai dernier, la bande-annonce de Call of the Sea, première production d’Out of the Blue Games, promettait la recherche d’un être perdu sur une île paradisiaque. Cette prémisse n’est pas sans rappeler le très célèbre Myst de Cyan, tout en s’inspirant de Firewatch. Call of the Sea partage également une ambiance « lovecraftienne » avec Alone in the Dark ou The Vanishing of Ethan Carter, sans pour autant emprunter leur ambiance sombre voire horrifique. Avec toutes ces œuvres comme modèles, Call of the Sea trouve-t-il sa propre identité ?
Depuis la mort de sa mère, Norah Everhart voit apparaitre de curieuses tâches sur ses bras et constate que sa santé décroit. Après de nombreuses recherches, son mari découvre que le remède se trouverait sur une île au large de Tahiti, considérée comme maudite par les autochtones. Il part donc en expédition mais ne donne plus signe de vie depuis des mois. Inquiète, Norah rejoint le mystérieux archipel pour retrouver son bien-aimé, et espérer guérir par la même occasion. Ces éléments narratifs, nous les apprenons dès les premières minutes grâce à l’interprétation de Cissy Jones, qui double l’héroïne, tout comme Delilah dans… Firewatch. Au cœur de l’expérience et parfaitement incarnée, l’histoire est une réussite.
L’arrivée sur l’île donne l’impression de débarquer dans un paradis. La plage de sable, la jungle luxuriante et les installations pittoresques des habitants et des explorateurs donnent un sentiment d’apaisement. L’héroïne est certes à la recherche de son mari perdu, mais rien ne laisse présager durant les premiers chapitres que l’on s’apprête à entrer au plus profond de l’île, où les mystères se font grandissants, et l’ambiance de plus en plus lourde.
Call of the Sea n’est toutefois pas un jeu d’horreur et jamais une situation cauchemardesque ne nous met mal à l’aise. Néanmoins, l’île regorge de secrets qui lorgnent du côté des mythes de Lovecraft. Le jeu essaye d’utiliser à son avantage la dichotomie entre le cadre paradisiaque et les étrangetés des lieux, donnant un cachet au début de l’aventure.
Afin d’évoluer de plus en plus profondément dans les entrailles de cet étrange territoire, Norah doit résoudre de nombreuses énigmes qui permettent d’ouvrir une porte par ci, ou de débloquer un nouvel objet par là. Bien que déjà vus dans d’autres titres, les casse-têtes de Call of the Sea sont assez difficiles et font plutôt appel à l’observation des lieux qu’a une intense réflexion logique.
L’héroïne met à jour un journal à chaque fois qu’elle découvre un nouvel élément, matérialisé par une indication au niveau du curseur, ce qui permet de faire le tour de la carte sans avoir peur de rater un élément. Il arrive cependant que certains problèmes soient extrêmement difficiles sans consulter une solution, ou bien en tentant toutes les possibilités au hasard, jusqu’à tomber sur la bonne.
Portée par l’interprétation sublime de Cissy Jones, l’aventure de Norah s’inspire largement de jeux d’énigmes connus sans pourtant affirmer sa propre identité. L’étrangeté des lieux couplée à ses décors aux couleurs chatoyantes (sur la première moitié du jeu) laisse place à une ambiance plus familière des œuvres Lovecraftiennes. Call of the Sea n’est pas une aventure particulièrement originale mais elle n’en est pas moins agréable.







