jeudi 23 septembre 2021
AccueilTests et aperçusTest d'Omno : sur un petit nuage

Test d’Omno : sur un petit nuage

Détails d’Omno

VersionsSortieDéveloppeurÉditeurs
PlayStation 4🌐 29/07/2021InkyfoxFuture Friends Games
Inkyfox
Xbox One🌐 29/07/2021 InkyfoxFuture Friends Games
Inkyfox
PC🌐 29/07/2021 InkyfoxFuture Friends Games
Inkyfox
SwitchProchainementInkyfoxFuture Friends Games
Inkyfox

Test d’Omno sur Xbox One

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Xbox Series X

IntefaceFrançais / Allemand / Anglais (Royaume-Uni) / Anglais (États-Unis) / Chinois (simplifié) / Chinois (traditionnel) / Coréen / Espagnol (Espagne) / Espagnol (Mexique) / Italien / Japonais / Portugais (Brésil) / Russe
Audio
Sous-titres Français / Allemand / Anglais (Royaume-Uni) / Anglais (États-Unis) / Chinois (simplifié) / Chinois (traditionnel) / Coréen / Espagnol (Espagne) / Espagnol (Mexique) / Italien / Japonais / Portugais (Brésil) / Russe

Peu nombreux sont les créateurs pouvant se vanter d’avoir réalisé un jeu complet entièrement seuls. Jonas Manke, vétéran de l’industrie de l’animation et développeur d’Omno, fait partie de ces braves. Après cinq ans de labeur et l’appui financier d’une campagne Kickstarter fructueuse, Omno est disponible ce 29 janvier 2021 sur consoles et PC. Véritable jeu d’exploration contemplative, Omno se distingue toutefois peu d’expériences similaires proposées par thatgamecompany ou Giant Squid notamment.

Omno est un titre minimaliste jusque dans son scénario qui place le joueur dans la peau d’un bâtonnier. Armé de son bâton et de son courage, le voyageur solitaire explore un monde étrange pour s’enquérir de la lumière avec, pour seuls guides, une créature insaisissable et des mystérieux messages laissés par un inconnu.

Omno se présente comme une promenade au long de laquelle sont parsemés des points de passage. Quasiment aucune information n’est affichée à l’écran et seuls quelques repères balisent une progression par ailleurs évidente. Le personnage ne peut au début que sauter et activer son bâton. Sa rencontre avec de multiples créatures étranges constitue alors l’une des principales formes d’interaction avec l’univers. Leurs histoires sont consignées dans un compendium, à l’instar des photos prises dans Beyond Good and Evil par exemple, et certains vont jusqu’à assister le héros dans sa quête. Au fil de l’aventure, la palette de mouvement s’étoffe avec entre autres un dash ou une compétence de surf, apportant un changement d’échelle dans la progression.

Jonas Manke enrichit l’exploration grâce à de deux aspects : le récit et les puzzles. Des registres et glyphes, disposés un peu partout, permettent de suivre en filigrane l’histoire d’un autre bâtonnier dont le joueur suit les pas. Le bâton quant à lui est la clé des énigmes qui ponctuent les courts tableaux d’Omno. Il est utilisé pour transférer de l’énergie d’un point à un autre, déplacer des blocs, actionner des mécanismes ou afficher une carte sommaire. La traversée du jeu ne dure qu’une poignée d’heures mais le titre ne perd jamais son intérêt grâce à un rythme qui pousse toujours à aller de l’avant, aidé par son esthétique enchanteresse.

Le développeur a fait le choix d’une direction artistique épurée qui s’avère séduisante à défaut d’être originale. De grands blocs homogènes et des objets simples ont été privilégiés plutôt que des modélisations et textures détaillées. Bien qu’entièrement réalisé par un seul homme, Omno a nécessité une intervention extérieure pour son excellente direction sonore. Les compositions zen et éthérées de Bennedict Nichols, déjà remarquées sur d’autres succès de la scène indé comme The Falconeer, s’accordent à merveille avec l’univers du jeu. Une seule ombre couvre le tableau : la mauvaise gestion du flou cinétique ainsi que des chutes importantes de fluidité gênent fortement la lisibilité.

Difficile de déclarer qu’Omno est une expérience innovante, tant l’influence de Journey, Sky: Children of Light et consorts se ressent dans sa construction. Pour autant, Omno resteune expérience tout à fait grisante. Avec ses énigmes originales et accessibles, son travail sur la mobilité et ses sublimes panoramas sauvages, les cinq heures de jeu passent à la vitesse grand V. Pour notre part, on apprécie et accueille chaleureusement cette parenthèse reposante, dans des ludothèques et backlogs qui débordent de jeux exigeants en temps et en investissement.

Captures d’écran d’Omno

Omno

Soutenir Actua

Merci pour votre lecture ! Si vous appréciez nos contenus et que vous souhaitez soutenir notre travail, on serait heureux et extrêmement reconnaissants de vous compter parmi nos donateurs Bonne visite et à bientôt sur Actua.

Tomtruc
Possède sur la même étagère Billy Hatcher and the Giant Egg et Baten Kaitos : Les Ailes éternelles et l'Océan perdu.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles récents