Test d’OlliOlli World réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Skateboard
- Développé par Roll7 | Édité par Private Division
- PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | Switch | PC – 8 février 2022
- Entièrement localisé en français – PEGI 3
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Tony Hawk’s Pro Skater 1+2, Skater XL, Session, Skate City, Skatebird ou The Ramp… Les jeux de skateboard ne manquent pas et se distinguent chacun par une approche différente de la discipline. Si les tricks sont généralement au cœur des mécaniques, Roll7 opte avec OlliOlli World pour un jeu où « skater c’est kiffer ». Avec ce troisième épisode, le studio met avant tout l’accent sur la liberté et le confort, en introduisant une intrigue pour la première fois dans la série.
Test d’OlliOlli World sur PlayStation 5
Pour la première fois dans la série, OlliOlli World raconte une histoire autour de l’expérience de glisse. Dans le monde de Radlandia, le joueur incarne un héros anonyme qui se lance dans le grand bain du skate. Ce paradis de la planche est divisé en cinq continents, sous la bénédiction d’autant de divinités. Il est nécessaire de les séduire par la technique pour espérer devenir leur nouveau messager.
Cette première tentative de narration, toutefois timide, est surtout l’opportunité de donner un peu de corps à l’expérience. Elle présente également une galerie de personnages amusants. Les dialogues ne brillent pas spécialement par leur intelligence mais sont en fin de compte bienvenus.
OlliOlli World est-il cool ?
D’ailleurs, le studio instaure une ambiance cool qui fait office de marqueur d’identité d’OlliOlli World. On le ressent principalement au travers de sa direction sonore qui mixe avec brio une bande-son en breakbeat–electro, qui évoque les années 2000, et un doublage en borborygme en demi-teinte cependant.
Le jeu se démarque d’autant plus sur le plan visuel, avec un étrange mélange de style cartoon et de trames pastel et épurées rappelant Moebius. Ce choix n’est en réalité pas uniquement esthétique puisqu’il sert directement la lisibilité des niveaux et des chemins à emprunter.
Les contrôles sont-ils aussi simples que le prétend Roll7 ?
OlliOlli World permet d’approcher une grande variété de figures avec la plus grande simplicité du monde. Une pression de bouton donne de l’impulsion, tandis qu’un mouvement de stick initie un trick différent en fonction de la direction choisie. Afin de prolonger un combo, une nouvelle pression de stick débute un grind sur une barre, ou un manual à même le sol. Des rotations et des grabs complètent le panel d’actions, auquel s’ajoute le wallride. Cette nouveauté est loin d’être accessoire tant elle rend le jeu plus aérien encore, allongeant les combos également.
Puisque le jeu se déroule sur un seul plan en 2,5D, on n’a pas à se soucier du contrôle de la direction. Ainsi, les mouvements sont extrêmement simples et intuitifs, libérant par la même la créativité du joueur.
De quel genre de jeu de skate s’agit-il ?
OlliOlli World est donc loin d’être une simulation de skate, à l’image des précédents épisodes. Par moment, il ressemble davantage à un jeu de rythme tant le timing est essentiel. Il serait d’ailleurs une erreur de le considérer comme un jeu simple car les fenêtres de saut entre les obstacles sont souvent étroites. Les niveaux sont conçus pour être traversés en ligne droite si besoin, avec un dosage équilibré de défi.
Les plus aguerris peuvent s’imposer de nombreux objectifs secondaires : scores à battre, esquive de ballons etc. Ils peuvent aussi choisir des itinéraires bis plus corsés. On peut effectivement traverser chacun des nombreux niveaux de plusieurs manières, ce qui donne de bonnes raisons de replonger dans le jeu. Par ce biais, les completionists débloquent de nombreuses options de personnalisation du skateur ainsi que des niveaux cachés.
Quelles sont les possibilités en dehors de la quête principale ?
Il existe au final peu de modes secondaires capables d’occuper les joueurs en fin de partie. Un leaderboard permet de se confronter aux joueurs du monde entier sur un certain nombre de défis. Le Gnarvana est un générateur de niveaux aléatoires dans lequel on définit le biome, la longueur et la difficulté. On peut partager chacun des parcours à l’aide d’un code.
Un mode multi ou un éditeur de parcours auraient constitué un bonus appréciable. Mais l’aventure principale s’avère suffisamment généreuse pour que ce manque d’à-côtés ne soit pas source de frustration.
Merci d’avoir lu notre test d’OlliOlli World sur PlayStation 5.





