jeudi 7 juillet 2022
Tests et aperçusTest d'Infernax. Ne s'agit-il que d'un hommage aux jeux d'action/aventure de la NES ?

Test d’Infernax. Ne s’agit-il que d’un hommage aux jeux d’action/aventure de la NES ?

Test d’Infernax réalisé le 2 mars 2022 à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC. Test également d’une version commerciale sur Xbox Series X.

  • Développé par Berzerk Studio et édité par The Arcade Crew
  • Initialement sorti le 14 février 2022
  • PlayStation 4, Xbox One, Xbox Series X, Switch et PC
  • Entièrement localisé en français

Infernax a immédiatement interpellé les fans de Castlevania quand Berzerk Studio a présenté son jeu d’action/aventure… et plus particulièrement Castlevania II: Simon’s Quest. On y retrouve effectivement de nombreux éléments empruntés au célèbre Metroidvania des années 80. Malgré ce, il ne s’agit pas de la seule source d’inspiration rétro. Il est loin de n’être qu’un hommage d’ailleurs, puisque le studio a suffisamment modernisé la formule pour la rendre attrayante.

Test d’Infernax

De retour sur ses terres, le chevalier Alcedor se confronte à de multiples monstruosités et des villageois se transforment eux-mêmes en de grotesques créatures. Pendant son absence, un mal s’est en effet abattu sur la contrée. Pour terrasser son ennemi inconnu, il doit d’abord ouvrir son donjon en rassemblant six sceaux disséminés dans différentes régions du monde.

À quels jeux NES Infernax rend-il hommage ?

Infernax est entièrement réalisé en pixel art que l’on croirait issu de l’ère 8-bits et plus particulièrement de la NES. Mais comme Yacht Club Games avec Shovel Knight, Berzerk Studio fait fi des limitations techniques de la console. La structure générale de l’aventure rappelle principalement Castlevania II: Simon’s Quest puisque l’on explore villages et donjons connectés, par des segments de forêts, de grottes ou de cimetières par exemple. On retrouve même le cycle jour/nuit dont dépend le bestiaire.

Bien que le Metroidvania de Konami soit la principale source d’inspiration du titre, on retrouve aussi du Zelda II: The Adventure of Link. Le système de combat est directement emprunté à ce dernier, avec une meilleure allonge néanmoins. Le système d’évolution est similaire avec trois caractéristiques qui augmentent en fonction de l’expérience : force, magie et santé. On peut équiper de multiples sorts et, comme dans le modèle, le bouclier bloque les projectiles lorsque le chevalier Alcedor reste immobile.

Berzerk Studio a-t-il développé la formule ?

Comparé au deuxième épisode de Zelda, tristrement célèbre tant il est frustrant dès qu’il en a l’occasion, Infernax est cependant très agréable à pratiquer. Les combats sont notamment fluides grâce à la possibilité de changer très simplement de sort ou d’objet à l’aide des gâchettes. Comme dans les Soulsborne, le joueur dispose enfin de fioles qu’il doit remplir dans les auberges des différents villages.

L’exploration est également nettement plus intéressante que celle de Castlevania II: Simon’s Quest. Un système très sommaire de quêtes à accomplir est en vigueur et tous les objectifs sont consignés dans les menus. On peut aussi et surtout réaliser des choix au cours de scènes cinématiques, souvent d’une violence étonnante, qui feutrent le déroulement de l’aventure. En fonction des actions du chevalier Alcedor, on obtient plus ou moins d’or et d’expérience. Les objets disponibles plus tard dans le jeu dépendent également de ces dilemmes. Par exemple : doit-on chasser de jeunes voyous qui occupent un territoire ? Comme on peut difficilement connaître les conséquences avant, on est tenté de recommencer plusieurs parties avec d’autres choix.

Infernax est-il aussi difficile que les jeux des années 80 ?

Fort heureusement, le titre est beaucoup plus agréable à parcourir que ses modèles sortis en 1987 tous les deux. Certains combats représentent effectivement un grand défi, d’autant qu’en cas de mort, le joueur est renvoyé au dernier point de contrôle sans son expérience ni son or durement acquis. Un mode de difficulté dit casual permet toutefois de les conserver même en cas de défaite pour évoluer plus rapidement. Des autels intermédiaires, qui permettent de sauvegarder et échanger son expérience notamment, sont également ajoutés aux donjons.

L’exploration est enfin plus simple parce que les objectifs sont clairs. On n’est confronté à rien d’aussi mystérieux que la prière de Castlevania II: Simon’s Quest. Au-delà de l’hommage, on peut donc considérer Infernax comme une évolution naturelle de la formule, avec quelques décennies de game design entre qui le rendent beaucoup plus facile d’accès. Attention malgré tout : l’aspect gore de son esthétique ne pourra pas convenir à tous les joueurs et notamment aux plus jeunes.

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