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Rétrospective de Castlevania

Bien qu’elle ne soit pas l’unique série consacrée à nos amis aux longues canines, Castlevania a longtemps porté l’étendard des vampires du jeu vidéo. Il faut reconnaître que lorsque Konami a publié le tout premier épisode en 1986, les jeux de vampires se comptaient sur les doigts d’une main, ce qui a permis à la saga d’en devenir le représentant légitime. En l’occurrence, ce n’est pas n’importe quel vampire qui joue le rôle du principal antagoniste puisqu’il s’agit du célèbre Comte Dracula lui-même. Le mythe est revisité de fond en comble et on peine parfois à retrouver la dimension romantique du personnage puisque Castlevania s’est très rapidement écarté des légendes populaires pour créer sa propre mythologie. Dès le premier épisode, d’ailleurs. Les liens avec le roman de Bram Stoker sont pour ainsi dire quasiment inexistants.

Dans la grande majorité de ses épisodes, Castlevania met en scène le clan Belmont et ses alliés, une célèbre (et maudite) famille de chasseurs de vampires s’opposant au Comte Dracula. Au fil des siècles, les membres du clan se transmettent le fouet magique, alias Vampire Killer, pour s’assurer que jamais Dracula ne plonge le monde dans les ténèbres. Car, mine de rien, le Comte a le sommeil plutôt léger. Si l’on s’en tient à la chronologie officielle, Dracula se réveille pratiquement tous les cent ans et parfois moins ; mais l’histoire n’a vraiment aucune importance.

Les différents volets de Castlevania prennent des formes différentes qui cohabitent au fil des générations et on peut en distinguer au moins trois genres.

De nombreux épisodes sont des jeux d’action traditionnels, en premier lieu, avec des phases de plateformes où l’on traverse les stages un par un jusqu’au combat contre Dracula. Classiques, bruts et sans chichi. C’est sous cette forme que la série a débuté.

Les jeux d’aventure, ensuite, proposent d’explorer des zones de façon non-linéaire ; on parle pour les plus récents de Metroidvania mais Symphony of the Night n’est pas le premier épisode plus « ouvert », tant s’en faut !

Enfin, les beat them all en 3D beaucoup plus confidentiels mélangent une action parfois frénétique à des éléments de RPG. Mais dans l’ensemble, la saga ne contient que très peu d’épisodes en 3D car elle n’a jamais vraiment réussi à franchir le fameux cap de la 3D.

Outre Dracula, l’autre « personnage » important n’est autre que le château démoniaque. On le retrouve d’ailleurs dans les titres japonais et occidental : Akumajō Dracula et Castlevania lui font tous deux référence, Akumajō signifiant le « château du diable » et Castlevania étant la contraction de « château » et « Transylvanie » où se situe le château de Dracula. D’ailleurs, à la fin de nombre d’épisodes, le château s’écroule avec fracas pour le plus grand bonheur des fans, comme s’il était le véritable adversaire. Mais c’est surtout au fil des épisodes que l’on aime le retrouver, impérial, mystérieux et ténébreux avec de nombreuses zones qui se répètent : parfois à l’identique, parfois avec quelques surprises. On peut notamment citer le hall d’entrée ou la tour de l’horloge comme des passages obligatoires de Castlevania.

Castlevania s’est aussi forgé une célèbre réputation grâce à ses bandes originales de qualité. Au fil de ses décennies d’existence, de nombreuses pistes ont été composées, réarrangées, orchestrées ou remixées d’un épisode à l’autre. Certains morceaux font partie du patrimoine du jeu vidéo, comme les célèbre Vampire KillerBloody Tears ou le thème de Simon, pour ne citer que quelques-uns d’entre eux. Les musiques de Castlevania sont tant appréciées qu’il existe de très nombreux albums, qu’il s’agisse des bandes originales complètes ou d’albums rendant hommage à la saga. Quant à la décrire : joker ! La série s’est aventurée vers tant de genres musicaux qu’il est bien impossible de n’en citer qu’une poignée. À ce propos, la musique est si importante dans Castlevania que de nombreux jeux portent des titres musicaux, comme « Rondo of Blood » ou « Symphony of the Night », par exemple.

Étant donné son âge, rien d’étonnant à ce que Castlevania soit une série aussi prolifique. La saga a largement dépassé la trentaine d’épisodes (sans compter les pachi-slots), si l’on considère que les différents hors-série et la trilogie Lords of Shadow en font partie.

Joueur Citoyenhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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