jeudi 22 avril 2021
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Test d’Ys VI: The Ark of Napishtim / Suivi de : Ys VI en six versions

Test réalisé à partir d’une version commerciale sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)

Développé par Nihon Falcom et édité par Nihon Falcom (PC, 2003), Konami (PlayStation 2 et PSP), Taito (mobile), XSEED (PC, 2015) et Manhattan People (iOS et Android)
Initialement sorti le 27 septembre 2003 et disponible sur PlayStation 2, PSP, PC et mobile (également prévu sur iOS et Android)

Découverte d’Ys VI: The Ark of Napishtim

Ys VI: The Ark of Napishtim est rarement cité parmi les épisodes les plus populaires de la grande saga de Nihon Falcom. Il souffre de la comparaison avec Ys: The Oath in Felghana et Ys Origin qui reprennent son moteur de jeu et améliorent ses mécaniques. Cela ne doit toutefois pas éclipser son excellence et l’importance cruciale qu’occupe cet épisode dans la série.

Dans Ys VI: The Ark of Napishtim, Adol Christin est embarqué dans une nouvelle galère. Coutumier du fait, il échoue sur une plage des îles Canaan, un archipel entouré d’un vortex aussi tragique que le triangle des Bermudes du monde réel. Il y découvre la population Redha, caractérisée par ses oreilles d’elfes, opposée aux humains échoués et regroupés dans un village voisin, en raison de dissensions antiques.

Par différents aspects, Ys V: Ushinawareta Suna no Miyako Kefin donne l’impression que Nihon Falcom a tenté de « rentrer dans le rang » : visuellement et musicalement, cet épisode est plus générique dans le domaine de la fantasy. Même son système de combat paraît plus traditionnel avec un bouton d’attaque en lieu et place du système de collision. Au contraire, Ys VI: The Ark of Napishtim donne le sentiment d’assumer à 100% ce qui fait l’essence d’Ys : de l’action débridée, du rock, des graphismes ultracolorés et une représentation SD des personnages (sauf sur PlayStation 2).

Son histoire est simple mais haletante, le monde est compact mais bien construit et son système de combat, bien que primaire, est d’une vitalité rare. Le joueur enchaîne les attaques avec trois épées élémentaires (vent, feu, électricité) tout en remplissant une jauge de magie qui, quand elle est pleine, permet de lancer une puissante attaque.

Les combats de boss sont à ce titre remarquable avec des motifs d’attaque à bien comprendre. Leur mise en scène est souvent spectaculaire parce qu’ils sont entièrement modélisés en 3D, tandis que tous les autres ennemis (et personnages) sont représentés par des sprites en 2D. Tous les environnements sont cependant en trois dimensions, dans un style visuel mélangeant 2D et 3D, très répandu au début des années 2000.

La progression d’Adol Christin est très motivante puisque chaque zone que l’on explore permet d’augmenter sa puissance : au-delà des améliorations statistiques, on obtient toujours un accessoire ou une capacité qui change la donne. Ici la possibilité d’augmenter le nombre d’accessoires équipés, là l’obtention d’une nouvelle épée élémentaire, ailleurs un bouclier qui augmente significativement la défense…

Ys VI: The Ark of Napishtim propose aussi quelques quêtes annexes ainsi que des boss optionnels. Il ne fait toutefois pas autant autorité que les classiques Ys: The Oath in Felghana et Ys Origin qu’il a inspirés, notamment parce qu’il souffre d’un backtracking très pénalisant dans sa version d’origine, ce qui a depuis été corrigé dans les différents portages. Ses donjons sont peut-être un peu trop modestes également.

Cet épisode a toutefois inspiré quelques-unes des pièces maîtresses d’Ys. En plus des deux autres épisodes qui utilisent son moteur, il se démarque grâce à son ambiance balnéaire et paradisiaque. Nihon Falcom redonnera une chance au sable fin et aux cocotiers dans Ys VIII: Lacrimosa of Dana, un autre épisode sauvage souvent considéré comme l’une des références de l’action-RPG.

Ys VI en six versions

Comme Adol Christin, les classiques de Nihon Falcom voyagent et Ys VI: The Ark of Napishtim connaît déjà six versions, chacune possèdant ses spécificités. Si l’on conseille vivement l’édition de XSEED sur PC, disponible depuis 2015, il n’est pas inintéressant de connaître leurs différences. Et particulièrement celles de l’étonnant portage PlayStation 2 de Konami.

Ys VI: The Ark of Napishtim est sorti sur PC le 27 septembre 2003, suivi d’une deuxième édition incluant des niveaux de difficulté supplémentaires et un mode time attack. Il s’agit de la même version que celle de 2015, à la différence près qu’il est impossible de se téléporter vers les points de sauvegarde, qu’il n’est compatible qu’avec de modestes résolutions et qu’il n’a jamais été localisé, jusqu’à une traduction de fans diffusée en 2008.

La première version officiellement traduite n’est autre que l’édition PlayStation 2, signée Konami. Elle bénéficie même d’une localisation en français. Ce portage étant verrouillé à 30 FPS, il est moins fluide que la version PC tandis que la résolution est légèrement inférieure. Mais le principal changement visuel provient du remplacement des sprites par des modélisations entièrement en 3D aux proportions réalistes. On peut légitimement préférer les personnages SD mais cette version a l’avantage de modifier l’apparence d’Adol Christin en fonction de son équipement.

Les dialogues des personnages sont désormais doublés et des scènes cinématiques en 3D ont également été incluses. L’introduction enrichit notamment l’histoire et permet de se familiariser avec l’ambiance du bateau pirate sur lequel voyageaient Adol et Dogi, avant l’attaque de l’Empire Romun. Doublages et scènes cinématiques seront, à juste titre, mis au rebut pour les éditions suivantes.

Cette édition PlayStation 2 s’enrichit également de quelques défis (puzzles, plateformes, mini-boss) et de la possibilité de se téléporter vers n’importe quel point de sauvegarde, rendant l’exploration infiniment plus fluide. La même année, Taito a aussi réalisé un portage puisqu’il a édité Ys VI: The Ark of Napishtim sur téléphone mobile. Comme de nombreux jeux J2ME, il n’est aujourd’hui plus disponible mais il se caractérise par des graphismes extrêmement dégradés, quoique fidèles. Cette version n’est pas sortie du Japon.

En 2006, Konami a porté Ys VI: The Ark of Napishtim sur PSP en s’affrichassant des nouveautés de la version PlayStation 2. Les personnages sont à nouveau représentés par des sprites en 2D mais l’expérience est rendue très désagréable par des temps de chargement intempestifs et une caméra trop proche qui réduit le champ d’action. Un donjon bonus a toutefois été implémenté.

L’édition ultime est sortie en 2015 par l’intermédiaire de XSEED Games : il s’agit de la version PC mais désormais compatible avec les grandes résolutions (y compris au format 16/9) et entièrement traduite en anglais. Comme sur PlayStation 2, il est possible de se téléporter aux différents points de sauvegarde et un mode « Catastrophe » rééquilibre le jeu. Cette option permet de se passer d’objets de soin (comme dans Ys: The Oath in Felghana et Ys Origin) mais des bonus de statistiques permanents disponibles à l’achat sont proposés à la place.

En 2021, le jeu devrait enfin sortir sur iOS et Android sous l’impulsion de Manatthan People. On espère que le portage le rendra plus accessible au grand public. De nouveaux portages sur PlayStation, Xbox et Switch ne seraient également pas superflus pour faire honneur à cet épisode-charnière d’Ys.

Source des captures d’écran de l’article Ys VI en six versions : HG101 – Ys VI: The Ark of Napishtim

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Julien Capronhttps://actua.blog/
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