Test de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 1 réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Infiltration
- Développé et édité par Konami | Distribué par Just For Games
- PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox Series X | Switch | PC – 24 octobre 2023
- Sous-titré en français – PEGI 18
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Depuis ce 24 octobre 2023, Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 1 est disponible sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox Series X, Switch et PC. Mine de rien, tout un pan de l’histoire de Konami ressurgit à cette occasion, se rappelant au bon souvenir des vétérans et enfin accessible aux jeunes joueurs. Ces classiques de l’infiltration, signés Hideo Kojima à deux exceptions près, ont tous pris de la bouteille. Mais on apprécie les retrouver sous une bannière unique sur toutes les plateformes du moment.
Test de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 1 sur Xbox Series X
Après des collections à la gloire de Castlevania, Contra et Teenage Mutant Ninja Turtles, voici venu le temps de Metal Gear. Il s’est déjà écoulé plus de cinq ans depuis la sortie de Metal Gear Survive, hors-série trop éloigné du jeu d’infiltration de Hideo Kojima pour s’imposer. Aujourd’hui, l’éditeur continue de ressusciter ses gloires d’antan et n’a plus l’intention de laisser reposer cette emblématique saga au cimetière des éléphants. Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 1 n’est pas exhaustif comme le suggère la numérotation de son titre. Mais ce premier volet comporte, entre autres, la trilogie « Solid » dont on considère les épisodes comme les plus importants.
Liste des jeux inclus dans la collection
Au total, Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 1 comporte sept titres qui sont les suivants.
- Duologie MSX :
Metal Gear
Metal Gear 2: Solid Snake - Trilogie « Solid » :
Metal Gear Solid
Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty
Metal Gear Solid 3: Snake Eater - Duologie NES :
Metal Gear
Snake’s Revenge
L’utilisateur a le choix d’acquérir la collection complète pour 59,99 € ou de sélectionner les épisodes qui l’intéressent. Metal Gear Solid, Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty et Metal Gear Solid 3: Snake Eater sont vendus au prix de 19,99 €. Les deux jeux MSX sont regroupés au même tarif dans une compilation à part entière. Les volets NES enfin sont inclus dans l’application « Bonus Content » qui comporte aussi les Digital Graphic Novels.
Konami ne s’est pas montré avare en versions avec la disponibilité de nombreuses langues. On retrouve notamment l’emblématique version française de Metal Gear Solid, kitsch à l’extrême mais pour laquelle on garde de la tendresse. Les fameuses Missions Spéciales et l’édition Integral sont aussi de la partie. Concernant Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty, Metal Gear Solid 3: Snake Eater et le duo MSX, il s’agit tout simplement des HD Edition, signées Bluepoint Games, du 8 novembre 2011.
Les meilleures versions pour découvrir Metal Gear
Bonne nouvelle, ces versions étaient et restent les meilleures pour découvrir Metal Gear. Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty et Metal Gear Solid 3: Snake Eater s’affichent, sur Xbox Series X, en 1080p et à 60FPS. Les épisodes MSX sont entièrement traduits en français et rendent possibles les sauvegardes d’état. Les versions NES bénéficient aussi de cette option indispensable pour des jeux aussi vieux… mais qui ne figure toutefois pas dans Metal Gear Solid.
L’épisode PlayStation, dont il existe pourtant une version PC légèrement plus moderne, n’a hélas pas fait l’objet d’un grand soin. Cette légende du jeu vidéo mérite mieux qu’un affichage 4:3 et un frame rate suffocant. On aurait apprécié davantage d’améliorations, tant graphiques que manette en main. Mais on se réjouit tout de même de le retrouver sur de nouveaux systèmes.
Pour le reste, tout a été dit, écrit, analysé et débattu concernant les jeux en eux-mêmes. Hormis le tout premier épisode qui accuse vraiment son âge, et les deux opus NES désavoués par Hideo Kojima, ils restent capitaux dans l’histoire du média. Dans ces jeux d’infiltration, différents protagonistes (Solid Snake, Raiden, Naked Snake) doivent exploiter l’environnement pour éviter d’être repérés. La narration se caractérise par de nombreux dialogues via Codec et le récit est ponctué d’éléments de métafiction. Au fil des années, Hideo Kojima a tissé de nombreux liens entre les différents opus, désormais indissociables au sein du Grand œuvre que représente la série Metal Gear.
Des bonus qui manquent d’application
Pour approfondir le lore, Konami met à disposition des ouvrages numériques d’une grande richesse, pour chaque épisode. Historique de la saga, présentation des personnages, description de l’univers… Ces documents sont aussi précis que passionnants. Mais ils sont aussi agréables à lire que n’importe quel PDF sur un téléviseur. Pourquoi ne pas avoir conçu de petites applications interactives, à l’image de Shenmue Passport, par exemple ? Par ailleurs, ces « Master Books » ne sont pas traduits en français.
Ils contiennent pourtant des informations utiles, comme l’emplacement des Dog Tags ou des Kerotans dans Metal Gear Solid 2: Sons of Liberty et Metal Gear Solid 3: Snake Eater. Mais sans aucune option pour imprimer ou exporter ces pages, impossible de cocher leurs check lists. Pire ! L’utilisateur ne peut pas les consulter intra-jeu et doit quitter la partie, ouvrir le Master Book concerné puis recharger sa sauvegarde pour en profiter. Autrement dit, autant rechercher une soluce sur Internet car, après tout, les guides sur les jeux Metal Gear ne manquent pas.
On regrette aussi la qualité des deux Digital Graphic Novels. Konami n’a peut-être plus les fichiers sources pour encoder les vidéos dans une meilleure résolution. Il faut donc se contenter de la compression des versions PlayStation Portable. D’autres contenus sont de la partie, comme une mini bande-son de vingt pistes au lecteur peu fonctionnel, ou les scripts complets de chaque épisode. Car pourquoi pas ? Mais qu’importent les bonus. Le principal n’est-il pas de retrouver l’accès à cette collection de jeux mythiques ? Konami sera néanmoins particulièrement observé par les joueurs pour les volumes à venir, puisqu’aucun portage de Bluepoint Games n’existe pour Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots ou Metal Gear Solid: Portable Ops, par exemple. L’éditeur ne pourra donc pas se reposer sur ses lauriers une deuxième fois.
Notre avis | 8
La question se pose à chaque nouvelle compilation : doit-on évaluer les jeux représentés ou leur traitement au sein de la collection ? Dans le cas de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 1, on est en présence de quelques-uns des titres les plus importants de l’histoire de Konami. Réalisés par l’illustre Hideo Kojima, ils continuent d’inspirer grâce à leurs mécaniques d’infiltration, leurs récits ponctués de métafiction et leurs liens tissés comme une toile au fil des épisodes. En un mot comme en cent, ce sont des expériences fondatrices qui ne devraient jamais dériver vers les limbes du jeu vidéo.
La collection n’est toutefois pas exempte de tout reproche. On regrette malgré tout le traitement de Metal Gear Solid qui mérite une modernisation plus flagrante. Les Master Books, quoique passionnants, ne sont finalement que des PDF, en anglais, à consulter sur l’écran d’un téléviseur. On s’interroge enfin sur les absents qui feront l’objet des prochains volumes. Aujourd’hui, l’éditeur a pu exploiter les portages de Bluepoint Games. Tant mieux ! Mais à l’avenir, accordera-t-il un budget suffisant pour honorer ses autres classiques ?
On aime
- Une collection de jeux mythiques
- De nombreuses versions pour chacun
- Les documents pour approfondir l’univers
On n’aime pas
- Le traitement paresseux de Metal Gear Solid
- Les Master Books ne sont pas traduits en français
- Leur lecture n’est pas adaptée à un téléviseur
Merci d’avoir lu notre test de Metal Gear Solid: Master Collection Vol. 1 sur Xbox Series X.
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