Test réalisé à partir d’une version fournie par Reset PR sur PC (i7-4770K, 16 Go de RAM, Ge Force GTX 1660 Ti 6Go)
Développé et édité par Dontnod Entertainment, coproduit par Shibuya Productions
Sorti le 1er décembre 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC
| Interface | Français / Anglais / Chinois / Allemand / Italien / Portugais / Russe / Espagnol |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Chinois / Allemand / Italien / Portugais / Russe / Espagnol |
Première œuvre auto-éditée des créateurs de Life is Strange, Twin Mirror en reprend les grands principes : une narration au cœur d’une expérience entrecoupée de phases d’exploration et de choix qui orientent une intrigue à multiples embranchements. Mais la recette a-t-elle été suffisamment repensée pour que Twin Mirror se démarque véritablement de ses prédécesseurs ?
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Sam Higgs est un reporter d’investigation qui revient dans sa ville natale deux ans après son départ pour assister aux obsèques de son meilleur ami. S’il est délicat de présenter l’intrigue sans trop en révéler, le ton est donné ; Dontnod aime explorer dans ses œuvres des thèmes matures et Twin Mirror aborde la mort, l’abandon ou la fragilité mentale sans aucun détour. Le joueur est très rapidement plongé dans l’intimité de Sam à travers deux éléments avec lesquels il interagit tout au long de l’aventure : le Palais mental, une construction de son esprit qu’il peut explorer pour faire le point sur ce qu’il sait, et le jumeau du titre, une sorte de conscience personnifiée qui lui fournit des conseils ou remet en question ses choix.
Évidemment, Sam est amené à rester plus longtemps que prévu dans cette ville qu’il cherche à éviter depuis des années, et ce afin d’enquêter sur des événements qui ont lieu le soir de son arrivée. Cela se traduit par l’exploration de lieux pour récolter des indices et interroger les différentes personnes que l’on rencontre, à la manière d’un point’n’click dont les contrôles seraient ceux d’un jeu à la troisième personne. Les dialogues et les cutscenes forment le cœur de Twin Mirror mais quelques incursions dans le Palais mental proposent une mécanique légère et rafraîchissante où Sam peut tester différentes théories, en fonction des indices qu’il a récoltés sur une scène pour déterminer ce qu’il s’y est réellement passé. Avec cette approche, le droit à l’erreur est permis et évite une difficulté trop corsée.

Il faut environ cinq heures pour arriver à la conclusion de l’histoire, ou plutôt l’une de ses conclusions car tout l’intérêt de ce genre de titre est la présence de choix et d’embranchements qui explorent une toute autre facette des personnages ou de l’intrigue. Si certaines réponses dans les dialogues ont des conséquences anecdotiques, d’autres modifient en profondeur les rapports avec les habitants de la ville et permettent d’assister à des scènes totalement différentes. Certaines séquences laissent ainsi un arrière-goût d’inachevé mais, une fois Twin Mirror fini, il est possible de naviguer d’une scène à l’autre. Un mode Collectionneur permet également de passer les dialogues, laissant le joueur libre d’expérimenter différentes voies. Des souvenirs sont également disséminés dans les niveaux ; liés aux habitants de la ville, ils représentent des collectables qui augmentent légèrement la durée de vie du jeu.
Twin Mirror se destine à des joueurs qui ont envie de se laisser emporter par une histoire intrigante mettant en scène des personnages touchants et bien écrits et entraînant des réflexions profondes sur des thèmes matures. Même s’il ne s’agit pas d’un renouvellement de la formule, le titre est doté d’ajouts rafraîchissants qui viennent la parfaire et propose une expérience prenante à défaut d’être complètement originale.





