Test de Windbound : et j’ai glissé sous le vent

Test réalisé à partir d’une version fournie par Koch Media sur Switch

Développé par 5 Lives Studios et édité par Deep Silver
Sorti le 28 août 2020 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Polonais / Russe / Chinois
Audio
Sous-titres

Nouvelle œuvre de 5 Lives Studio, à qui l’on doit déjà le jeu de stratégie Satellite Reign, Windbound met le joueur dans la peau de Kara, une jeune femme isolée de sa tribu à la suite d’une tempête. Perdue, elle doit braver les flots tout en découvrant les secrets de son monde dans une épopée qui mélange aventure et survie. Windbound parvient-il à croiser ces deux genres ?

Le jeu est divisé en plusieurs chapitres, chacun centré sur un archipel généré aléatoirement. Pour progresser, le joueur doit récupérer des clés nautiles au sommet de monuments en pierre dispersés sur les différentes îles. Ces dernières regorgent de ressources à ramasser, de bêtes sauvages à affronter et de secrets à découvrir et qui permettent, par exemple, d’améliorer la santé de Kara. Malheureusement, cette boucle de progression devient répétitive malgré l’introduction de nouveaux éléments (faune) et les quelques biomes des îles (forêt de bambou, ruines…).

Pour se déplacer, la protagoniste utilise principalement un bateau que le joueur assemble et améliore selon son style de jeu : avoir un grand navire permet d’y stocker plus d’objets, tandis qu’un vaisseau plus petit est aussi plus facile à manier. Peu importe le type d’embarcation, il faut prendre en compte le vent afin de naviguer efficacement, ce qui donne lieu à des séquences grisantes avec une vraie sensation de liberté.

La création ne se limite pas au bateau car Windbound offre un système d’artisanat complet, allant des armes (lance, fronde, arc) aux feux de camp. Tous ces objets peuvent être améliorés et perfectionnés selon les ressources récoltées, la simple lance en bois devenant une lance en os infligeant plus de dégâts.

Ces améliorations sont nécessaires pour s’en sortir face à la dimension survie du jeu. L’héroïne possède une jauge d’endurance qui sert aussi de barre de faim. Elle se vide au fur et à mesure du jeu, la partie se terminant si elle atteint zéro. Pour la remonter, manger divers aliments est nécessaire, que ce soit la viande obtenue sur les bêtes (et qu’il faut cuire) ou bien les baies et champignons cueillis.

Il faut aussi gérer l’usure des outils et l’organisation de l’inventaire afin de ne pas être pris au dépourvu lors d’un moment critique. Si l’expérience se révèle trop difficile, le joueur a la possibilité de choisir son mode de jeu en début de partie : le mode survie a des combats plus ardus et fait recommencer au premier chapitre en cas de défaite, alors que le mode histoire conserve la progression au sein des chapitres.

Windbound est aussi servi par une ambiance plaisante avec un vrai sentiment d’exploration. Le jeu réserve quelques jolis panoramas, notamment lors des transitions entre les chapitres. La musique est sympathique, entre les douces mélodies au piano sur l’océan et le rythme qui s’emballe lors des affrontement, comme dans The Legend of Zelda: Breath of the Wild.

Windbound réussit son pari d’associer l’aventure et la survie. Ces deux aspects sont assez développés au cours du jeu, malgré une certaine répétitivité qui s’installe au fur et à mesure de la progression. Le dépaysement est en tout cas présent grâce à la place du bateau au sein de l’histoire et à l’ambiance se qui se dégage des différents archipels.

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