Test réalisé à partir d’une version fournie par Just For Games sur PlayStation 5
Développé par Counterplay Games, édité par Gearbox Publishing et distribué par Just For Games
Sorti le 12 novembre 2020 et disponible sur PlayStation 5 et PC
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Italien / Japonais / Espagnol / Coréen / Chinois |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Italien / Japonais / Espagnol / Coréen / Chinois |

À la suite du succès du jeu de carte tactique Duelyst, Counterplay Games s’associe à Gearbox pour un titre très différent : Godfall. Largement plus nerveux avec ses airs de beat’em all, Godfall est orienté sur la collecte de butin. Ce grand écart de styles est peu surprenant pour des vétérans qui ont travaillé sur Borderlands, Diablo III ou Destiny 2. Ce jeu d’action arrive-t-il à sortir de sa réputation de vitrine technologique pour tirer le meilleur de cette formule addictive ?
Dans le monde mythologique d’Aperion, Macros et Orin (incarné par le joueur) sont deux guerriers menant une longue guerre fratricide. Macros a déclenché les hostilités en montant les Valorians les uns contre les autres. Battu et blessé dans sa chair comme dans son orgueil, Orin tente de prendre sa revanche pour sauver son peuple de l’annihilation.
Faute de présenter un univers qui se démarque des productions mythologiques hollywoodiennes, Godfall en garde tout le sens du spectacle. Un premier acte introductif permet de constater la rutilance des décors et des affrontements. Les développeurs n’ont pas lésiné sur les effets de reflets et de particules, au détriment parfois de la lisibilité en combat. Aperion est découpée en trois grands biomes (terre, eau, air) dont la diversité d’environnement cache cependant une relative étroitesse de l’aire de jeu. Cela n’empêche pas d’avoir une exploration difficile par moment, guidée par un indicateur de quêtes facétieux et une absence totale de carte pour se repérer.

Les différentes missions, alternant entre combats de boss, chasse et énigmes environnementales, poussent en effet à traverser les mêmes environnements plusieurs fois. La trame générale, dont la narration est servie par petites touches, est principalement balisée par l’affrontement des généraux de Macros. Aujourd’hui, Godfall dure une douzaine d’heures en ligne droite. Il existe un volet multi pour prolonger l’expérience en ligne, mais celui-ci se révèle peu élaboré. Il n’est par exemple pas possible de rejoindre la partie de joueurs autres que ceux de la liste d’amis.
La grande force de Godfall se situe dans son système de combat. Orin peut porter des attaques lourdes et légères, esquiver et parer. Le panel de mouvements et de coups spéciaux change selon les duos d’armes équipées au lobby : doubles lames, épée longue, marteaux… Le profil de combattant est personnalisable à la fois par les équipements récoltés (bannières, amulettes, anneaux…) et par l’arbre de compétences qui progresse au fil des niveaux. Les Valorplates, ces impressionnantes armures pourtant au cœur de la communication du jeu, se contentent de jouer un rôle esthétique et n’apportent que des bonus statistiques.
Godfall se présente comme un grand péplum nerveux, foisonnant de détails visuels et d’équipements à récupérer. Le bilan est plus contrasté après plusieurs heures de jeu : la réussite visuelle et technique est bien présente, notamment via sa stabilité à toute épreuve. Mais le petit monde d’Asperion montre rapidement des limites, et les mécaniques multi sont réduites à peau de chagrin. Godfall s’adresse principalement aux amateurs de butin et de combats au corps-à-corps élaborés. On espère que Counterplay Games soignera le suivi du titre, si des mises à jour sont prévues toutefois.





