samedi 28 novembre 2020
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Test de Devil May Cry 5: Special Edition : l’enfer est pavé de ray-tracing

Test réalisé à partir d’une version fournie par Capcom sur PlayStation 5

Développé et édité par Capcom
Sorti le 10 novembre 2020 et disponible sur PlayStation 5 et Xbox Series S|X

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Portugais / Polonais / Russe / Chinois / Japonais / Coréen
AudioAnglais / Japonais
Sous-titresFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Portugais / Polonais / Russe / Chinois / Japonais / Coréen

La sortie au premier trimestre 2019 de Devil May Cry 5 avait fait grand bruit : son système de combat toujours aussi efficace et sa diversité de combattants le plaçaient comme l’un des grands jeux de l’année. Ce retour en grâce de l’une des sagas les plus populaires de Capcom gonfle aujourd’hui les maigres rangs du lancement des consoles de nouvelle génération à l’occasion de Devil May Cry 5: Special Edition. Elle apporte quelques options graphiques et le retour d’un personnage bien connu des fans. Ces ajouts sont-ils suffisants pour replonger dans ce grand défouloir ?

Red Grave City est le théâtre d’un cataclysme sans précédent. Le démon Urizen a fait jaillir du monde inférieur Qlipoth, un arbre géant qui se nourrit du sang des humains. Avertis par l’informateur Morisson, le trio Dante, Trish et Lady tente de contrer ce plan diabolique mais est rapidement balayé. C’est à Nero et au mystérieux V de prendre le relai avant que l’arbre ne déchaine les enfers sur terre.

Derrière ces enjeux particulièrement graves se cache une ambiance au contraire décontractée. Les blagues fusent, les moments dramatiques sont vite désamorcés et les acrobaties rocambolesques s’enchainent sans que l’on puisse se reposer. C’est loin d’être un défaut tant le jeu regorge d’idées pour divertir entre chaque combat. Les erreurs de mise en scène sont mineures et seule une caméra joueuse par moment, ainsi qu’une répétitivité des décors peuvent agacer.

La particularité de cet opus est de répartir les 20 chapitres du jeu entre trois personnages aux styles différents. Nero dispose d’une grande variété de devil breakers, des prothèses aux pouvoirs différents qui interrompent les attaques ennemies. V est faible, mais dispose de trois invocations différentes qui combattent pour lui. Dante enfin dispose d’une douzaine d’armes, dont les célèbres pistolets Ebony & Ivory et son épée Rebellion.

Toutes les capacités de ces protagonistes sont personnalisables grâce à l’expertise de la charismatique Nico. Cette nouvelle édition propose un quatrième personnage jouable en la personne de Vergil, le frère et rival de Dante. Cet ajout constitue un clin d’œil appréciable pour les fans, mais sa réalisation reste néanmoins très artificielle tant le personnage s’insère mal dans le déroulement du jeu.

Les autres nouveautés sont plus anecdotiques. Outre l’ajout de l’ensemble des DLC ainsi que de temps de chargement accélérés, il est possible de choisir l’option ray-tracing dans les menus. Ce mode existe en deux déclinaisons afin d’ajuster l’impact sur les performances en jeu. Pour personnaliser leur expérience, les vétérans disposent d’un turbo qui accélère le déroulement global du jeu, et d’un mode chevalier sombre affichant un nombre effarant d’ennemis à l’écran.

Devil May Cry 5: Special Edition bénéficie d’un traitement « nouvelle génération » qui rend honneur à ses qualités esthétiques d’origine. Au-delà de ces atours, le jeu conserve ses combats à toute épreuve et une mise en scène aussi hallucinée que jubilatoire. Les quelques ajouts de contenu sont bienvenus, bien qu’ils ne justifient pas de se relancer dans le jeu pour quiconque est déjà familier de cette aventure. Les autres, en revanche, n’ont aucune excuse pour ne pas se jeter dans le grand bain.

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Tomtruc
Possède sur la même étagère Billy Hatcher and the Giant Egg et Baten Kaitos : Les Ailes éternelles et l'Océan perdu.

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