Test de Devil May Cry 5: Special Edition : l’enfer est pavé de ray-tracing

Test réalisé à partir d’une version fournie par Capcom sur PlayStation 5

Développé et édité par Capcom
Sorti le 10 novembre 2020 et disponible sur PlayStation 5 et Xbox Series S|X

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Portugais / Polonais / Russe / Chinois / Japonais / Coréen
AudioAnglais / Japonais
Sous-titresFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Portugais / Polonais / Russe / Chinois / Japonais / Coréen

La sortie au premier trimestre 2019 de Devil May Cry 5 avait fait grand bruit : son système de combat toujours aussi efficace et sa diversité de combattants le plaçaient comme l’un des grands jeux de l’année. Ce retour en grâce de l’une des sagas les plus populaires de Capcom gonfle aujourd’hui les maigres rangs du lancement des consoles de nouvelle génération à l’occasion de Devil May Cry 5: Special Edition. Elle apporte quelques options graphiques et le retour d’un personnage bien connu des fans. Ces ajouts sont-ils suffisants pour replonger dans ce grand défouloir ?

Plus loin | Test de Devil May Cry 5 par Firelith sur For What It’s Worth

Red Grave City est le théâtre d’un cataclysme sans précédent. Le démon Urizen a fait jaillir du monde inférieur Qlipoth, un arbre géant qui se nourrit du sang des humains. Avertis par l’informateur Morisson, le trio Dante, Trish et Lady tente de contrer ce plan diabolique mais est rapidement balayé. C’est à Nero et au mystérieux V de prendre le relai avant que l’arbre ne déchaine les enfers sur terre.

Derrière ces enjeux particulièrement graves se cache une ambiance au contraire décontractée. Les blagues fusent, les moments dramatiques sont vite désamorcés et les acrobaties rocambolesques s’enchainent sans que l’on puisse se reposer. C’est loin d’être un défaut tant le jeu regorge d’idées pour divertir entre chaque combat. Les erreurs de mise en scène sont mineures et seule une caméra joueuse par moment, ainsi qu’une répétitivité des décors peuvent agacer.

La particularité de cet opus est de répartir les 20 chapitres du jeu entre trois personnages aux styles différents. Nero dispose d’une grande variété de devil breakers, des prothèses aux pouvoirs différents qui interrompent les attaques ennemies. V est faible, mais dispose de trois invocations différentes qui combattent pour lui. Dante enfin dispose d’une douzaine d’armes, dont les célèbres pistolets Ebony & Ivory et son épée Rebellion.

Toutes les capacités de ces protagonistes sont personnalisables grâce à l’expertise de la charismatique Nico. Cette nouvelle édition propose un quatrième personnage jouable en la personne de Vergil, le frère et rival de Dante. Cet ajout constitue un clin d’œil appréciable pour les fans, mais sa réalisation reste néanmoins très artificielle tant le personnage s’insère mal dans le déroulement du jeu.

Les autres nouveautés sont plus anecdotiques. Outre l’ajout de l’ensemble des DLC ainsi que de temps de chargement accélérés, il est possible de choisir l’option ray-tracing dans les menus. Ce mode existe en deux déclinaisons afin d’ajuster l’impact sur les performances en jeu. Pour personnaliser leur expérience, les vétérans disposent d’un turbo qui accélère le déroulement global du jeu, et d’un mode chevalier sombre affichant un nombre effarant d’ennemis à l’écran.

Devil May Cry 5: Special Edition bénéficie d’un traitement « nouvelle génération » qui rend honneur à ses qualités esthétiques d’origine. Au-delà de ces atours, le jeu conserve ses combats à toute épreuve et une mise en scène aussi hallucinée que jubilatoire. Les quelques ajouts de contenu sont bienvenus, bien qu’ils ne justifient pas de se relancer dans le jeu pour quiconque est déjà familier de cette aventure. Les autres, en revanche, n’ont aucune excuse pour ne pas se jeter dans le grand bain.

L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui

L'histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd'hui

Souhaitez-vous soutenir Actua ? Alors découvrez notre ouvrage consacré au chef-d’œuvre de Yū Suzuki : L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui. Retour sur la Terre des Dragons pour redécouvrir cette légende de SEGA, qui a défini le genre du rail shooter. Bonne lecture et merci pour votre soutien !

Acheter le livre | L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui (13,70 €)

1 commentaire

Laisser un commentaire

S'il vous plaît, entrez votre commentaire !
S'il vous plaît entrez votre nom ici

À lire aussi

Test d’« Onimusha 2: Samurai’s Destiny » sur PC. Une restauration à la hauteur du classique de Capcom ?

En attendant Onimusha: Way of the Sword, le nouvel épisode, prévu pour 2026, Capcom restaure un grand classique de la série avec Onimusha 2: Samurai's Destiny. Le hack and slash est disponible dès aujourd'hui, 23 mai 2025, sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch et PC, au prix de 29,99 €. Comme souvent avec l'éditeur, cette nouvelle version est extrêmement fidèle au jeu d'origine, qui remonte au 7 mars 2002 sur PlayStation 2. Mais ses améliorations graphiques considérables, la modernisation de son gameplay et ses nombreux bonus en font la version définitive pour découvrir celui qui est souvent considéré, par les fans, comme le meilleur volet d'Onimusha.

Test de « Capcom Fighting Collection 2 » sur Xbox Series X. La compilation rêvée des nostalgiques de la Dreamcast

L'histoire des jeux de combat de la maison Capcom est inépuisable, comme le prouve encore sa nouvelle compilation, Capcom Fighting Collection 2, disponible depuis le 16 mai 2025. Commercialisée au prix raisonnable de 39,99 € sur PlayStation 4, Xbox One, Nintendo Switch et PC, elle réunit huit classiques dans des genres très différents les uns des autres, bien connus des possesseurs de Dreamcast pour sept d'entre eux. Comme pour ses autres restaurations, l'éditeur ne s'est pas contenté d'entasser des jeux au sein d'une belle interface, et a surtout soigné l'expérience avec de nombreuses améliorations de qualité de vie.

Test de « Monster Hunter Wilds » sur PlayStation 5. Capcom à la chasse de tous les records

Depuis le 28 février 2025, la chasse aux monstres est à nouveau ouverte avec Monster Hunter Wilds sur PlayStation 5, Xbox Series X (79,99 €) et PC (69,99 €). À l'image des Souls, la recette présente des mécaniques complexes, laborieuses voire obscures, avec lesquelles les développeurs louvoient, entre préservation et simplification. Depuis Monster Hunter: World, la série a brusquement gagné en accessibilité et en visibilité pourtant. À ce titre, les deux épisodes les plus récents sont, ni plus ni moins, les jeux les plus vendus de l’histoire de l'éditeur. À nouvel épisode, nouveau cheval de bataille et, cette fois-ci, c'est à l'aridité du scénario que s'attaquent les développeurs. Cette nouvelle dimension cinématique contribue-t-elle à renforcer l'attractivité de la série et son expansion vers de nouveaux publics ?

Test de « Dino Crisis Bundle » sur PC. Ces restaurations de GOG sont-elles à la hauteur des classiques de Capcom ?

Depuis le 29 janvier 2025, les dinosaures de Capcom sont de retour sur PC à l'occasion de Dino Crisis Bundle. Tout comme les trois premiers épisodes de Resident Evil, Dino Crisis et Dino Crisis 2 sont effectivement disponibles sur GOG, au prix de 9,99 € chacun ou 16,99 € ensemble. L'un comme l'autre s'inscrivent dans le cadre du programme de préservation de l'éditeur polonais, assurant leur compatibilité avec le matériel d'aujourd'hui. Les restaurations sont-elles à la hauteur, toutefois, de l'attente suscitée par ces deux classiques de Capcom ?

« Dino Crisis » et « Dino Crisis 2 » sont de nouveau disponibles sur PC

GOG vient d'annoncer des restaurations de Dino Crisis et Dino Crisis 2 sur PC, disponibles depuis aujourd'hui, 29 janvier 2025. Tout comme pour la trilogie originelle de Resident Evil, restaurée depuis le 26 juin 2024, la plateforme s'est associée à Capcom dans le cadre du programme de préservation GOG. Les deux jeux sont disponibles au téléchargement contre 9,99 € chacun, ou au prix de 16,99 € pour les deux.