Test réalisé à partir d’une version fournie par Moonana sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé par Moonana et édité par Degica
Sorti le 12 décembre 2019 et disponible sur PC
| Interface | Anglais / Japonais / Chinois |
| Audio | |
| Sous-titres | Anglais / Japonais / Chinois |
D’apparence très classique et notamment à cause de son aspect visuel, Virgo Versus The Zodiac ressemble à s’y méprendre à un jeu de rôle japonais de l’ère 16-bits. Pourtant, derrière ses graphismes tout en pixel art et ses combats au tour par tour, Virgo Versus The Zodiac cache un titre beaucoup plus moderne qu’on ne pourrait le croire.

Le joueur incarne la Déesse Virgo qui, accompagnée du mannele Ginger (puis d’autres personnages jouables), tente de retrouver « l’âge d’or » des constellations du zodiaque. Pour ce faire, elle doit combattre les personnages qui représentent les autres signes astrologiques pour récupérer leur couronne.
Il peut être difficile d’entrer dans l’univers de Virgo Versus The Zodiac parce que le jeu démarre au cœur de l’action, sans réellement expliquer au joueur les aspirations de Virgo. L’intrigue se dévoile toutefois au fil des chapitres, laissant vite transparaître la qualité de l’écriture. Les relations entre personnages ne sont pas toujours attachantes mais les dialogues (en anglais uniquement) font mouche.
Il y a évidemment du Undertale dans le texte mais le déroulement de Virgo Versus The Zodiac est plus logique et les événements semblent moins loufoques par de nombreux aspects. Le jeu ne manque cependant pas d’humour et alterne brillamment les scènes amusantes et les séquences plus sérieuses.

Le système de combat rappelle celui de Super Mario RPG: Legend of the Seven Stars avec ses trois personnages assignés à différents boutons de la manette, et des mini-QTE qui permettent d’augmenter ou réduire les dégâts. Dans Virgo Versus The Zodiac, le joueur doit dompter le système de Pureté, une jauge de défense qui augmente quand on se protège mais qui baisse à chaque tour, et de contre-attaque.
Une dimension stratégique rappelle Fire Emblem avec une simili-triangulaire des armes : en l’occurrence, ce sont trois attitudes (mutable, cardinal et fixed) qui permettent de prendre l’avantage. La difficulté est parfaitement calibrée en l’absence de combats aléatoires. Virgo Versus The Zodiac n’est pas frustrant car, en cas d’échec, le joueur peut recommencer le combat. Il est aussi possible de sauvegarder n’importe où.
Virgo Versus The Zodiac est un jeu de rôle d’apparence rétro, avec ses gros pixels, mais il suffit de le voir en mouvement pour se rendre compte que ses animations sont finement découpées et que ses décors regorgent de détails. Il y a de très nombreux éléments à inspecter pour découvrir des objets cachés. Le design des personnages est en plus très rafraîchissant.

L’expérience est loin d’être faite du même bois que les classiques du JRPG (Dragon Quest, Final Fantasy, Megami Tensei…) : l’expérience offerte par Virgo Versus The Zodiac est en réalité beaucoup plus dynamique et moins conventionnelle. Par certains aspects, il rappelle EarthBound ou l’emblématique Undertale.
Par exemple, entre les différentes zones, le joueur est occupé par un authentique shoot’em up vertical. Mais par rapport au chef-d’œuvre de Toby Fox, Virgo Versus The Zodiac repose davantage sur son système de combat complexe. Il s’agit aussi d’un titre plus cohérent et étonnamment bien construit. Doit-on parler de l’âge d’or du RPG indé ?




