Test de Garden Life: A Cozy Simulator réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Simulation
- Développé par stillalive studios | Édité par NACON
- PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox Series X | Xbox One | PC – 22 février 2024
Nintendo Switch – 14 mars 2024 - Sous-titré en français – PEGI 3
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Depuis le 22 février 2024, Garden Life: A Cozy Simulator est disponible sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X et Xbox One contre 39,99 €, ainsi que sur PC contre 29,99 €. Une version Nintendo Switch est également prévue pour le 14 mars prochain. Cette simulation de jardinage, développée par stillalive studios et éditée par NACON, promet un moment de détente au milieu d’un espace végétal que l’on habille à sa guise. Il n’échappe pas néanmoins au sentiment de répétitivité, voire de frustration en raison de problèmes majeurs d’ergonomie.
Test de Garden Life: A Cozy Simulator sur Xbox Series X
Quand Robin, chargée du jardin communautaire d’un petit village, s’éteint, le joueur prend sa relève. Cet espace vide et abandonné est le terreau de différentes plantations, principalement des fleurs. Ces dernières servent à embellir le jardin, mais aussi à répondre aux nombreuses quêtes des villageois du mode Histoire. Un deuxième mode, dit Créatif, met d’emblée la totalité de la surface, des graines et des décorations à la disposition du joueur.
Une simulation répétitive
Amaryllis, jonquilles, pivoines, rosiers et autres jasmins font partie de la variété de graines que l’on plante. Le jardinage est un jeu d’enfant car la bouture est mise en terre d’une simple pression. On arrose, puis on fertilise pour une croissance rapide. Dès le lendemain, parfois le jour-même, nos fleurs poussent sous nos yeux ébahis. Le rendu graphique de la pelouse et de certains environnements manque certes de soin. Mais celui de nos productions est plus satisfaisant. On en prend ensuite soin en veillant à l’arrosage et aux nuisibles, grâce aux outils et insecticides disponibles dans la boutique du village.
Voila pour le côté cozy. Il cède malheureusement sa place à la répétitivité. Tous les jours se ressemblent : plantation, arrosage, cueillette. Même la pluie, qui irrigue nos plants, ne transforme pas l’environnement. D’ailleurs, le soleil et sa luminosité inondent même lors des précipitations, entachant le réalisme de la simulation. Les quêtes, que l’on reçoit dans la boîte aux lettres, pourraient nous sortir de cette monotonie, surtout qu’elles sont l’occasion de rencontrer les habitants. Mais elles manquent de variété. On nous demande des boutures et des bouquets à l’infini. Lorsque l’on accède au pavillon, l’espoir d’un gameplay plus poussé s’effondre car les ressources principales des ornements floraux restent les boutures. Encore les boutures.
Par ailleurs, le pavillon, la place du village ou notre jardin semblent inhabités. Pourtant, les interactions que l’on reçoit par courrier, et les aménagements urbains que l’on commande aux artisans locaux sont, au contraire, nombreux. Mais les échanges se résument à des cases de dialogue dans des environnements vides de modélisations humaines.
Un inventaire difficile à gérer
Le manque de vie est toutefois pardonnable par rapport à la gestion des ressources. Le joueur possède une main active de quelques objets. Mais lorsqu’il récolte des graines, des feuilles ou des boutures en trop, le surplus est envoyé dans le sac ou soit dans la remise des graines. La lecture des inventaires est incompréhensible dès que l’on cueille des dizaines de fleurs différentes. De plus, les tas ne s’incrémentent pas au fil de la progression. On se retrouve avec neuf jonquilles jaunes à un emplacement, dix-sept autres quelques cases plus loin, alors que la limite est, en principe, de quatre-vingt-dix-neuf. On ne cesse de ranger ses objets pour y voir plus clair, en s’armant de patience. En outre, le temps ne se met pas en pause quand on ouvre un menu, quel qu’il soit.
D’autres éléments de distanciation sont regrettables, comme le bruitage lors de l’utilisation d’un sécateur. Manquant de naturel, il est aussi long que strident. La fabrication de bouquets est sommaire et il est dommage de ne pas pouvoir en composer de plusieurs fleurs différentes. D’autre part, les sous-titres en français présentent des coquilles, mais on est surtout surpris par la position de l’adjectif épithète qui désigne la couleur d’une fleur : un tournesol blanc devient blanc tournesol.
Notre avis | 5
La première approche de Garden Life: A Cozy Simulator promet une simulation reposante, dans des environnements romantiques et colorés. Mais les quêtes se résument finalement à livrer des boutures et des bouquets. Les décors paraissent vides et l’inventaire demande du temps et de la patience pour le mettre en ordre. Espérons que stillalive studios veillera à l’entretenir pour favoriser l’épanouissement de son jeu de jardinage.
On aime
- Les variétés de fleurs
- La bande-son apaisante
On n’aime pas
- L’inventaire ingérable
- Les environnements vides
- Les quêtes répétitives
Merci d’avoir lu notre test de Garden Life: A Cozy Simulator sur Xbox Series X.
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