Test de The Turing Test réalisé à partir d’une version Switch fournie l’éditeur.
- Puzzle
- Développé par Bulkhead Interactive | Édité par Square Enix Collective
- Xbox One | PC – 30 août 2016
PlayStation 4 – 23 janvier 2017
Switch – 7 février 2020 - Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 16
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Si l’on devait déterminer, à l’aveugle, qui d’une intelligence artificielle ou de vous est humain, en se basant sur le choix d’un seul mot, lequel choisiriez-vous ? Tel est l’énoncé du test de Turing, donnant son nom au puzzle game à la première personne de Bulkhead Interactive. C’est également la promesse d’un jeu qui souhaite mettre en avant sa portée narrative et son écriture.
Test de The Turing Test sur Switch
Le jeu commence en 2250, sur une station spatiale en orbite autour d’Europe, un satellite de Jupiter hébergeant une mission scientifique. Ava Turing, mandatée par un robot pour une tâche urgente, se réveille d’une cryostase. Constatant l’absence de ses collègues, elle est envoyée sur la base au sol pour leur venir en aide. Mais elle se rend compte en atterrissant que la configuration des lieux a été modifiée pour la freiner. Ava doit alors coopérer avec T.O.M, l’intelligence artificielle qui supervise l’opération, pour progresser dans la base. À cette occasion, elle lève le voile sur les mystères qui se sont déroulés en son absence.
Une succession de puzzles
À ces fins, le joueur progresse de salle en salle et résout des énigmes tournant principalement autour de l’alimentation en énergie. Ava dispose d’un pistolet capable d’aspirer et de rejeter des sphères lumineuses pour activer des circuits électriques. Elle peut également déplacer des générateurs cubiques au rôle similaire. Chaque problème tourne autour de ce principe de base. Il faut aussi prendre en compte des leviers de redirection du courant, des aimants, des ponts lumineux, des robots que l’on peut contrôler à distance etc. Le jeu prend une autre ampleur sur la fin, avec l’usage de caméras de surveillance. Elles renforcent cette diversité de situation appréciable.
Chaque puzzle est espacé par un couloir de chargement et l’entrée dans une nouvelle pièce initie un dialogue avec T.O.M, à propos des motivations de l’équipage. C’est l’opportunité de disserter sur le rapport de l’homme au robot, de la relation d’une intelligence artificielle à la créativité, et d’autres questionnements philosophiques fortement liés au titre du jeu. Hors énigmes, les interactions avec le décor consistent principalement à la manipulation d’objets personnels et à la lecture de messages et de logs audio sur des moniteurs, permettant d’en apprendre plus sur le sort de l’équipage pendant ce long sommeil.
Une version Switch honorable
Le jeu ne présente pas de problème technique particulier, hormis quelques ralentissements et des textures floues. Les environnements sont assez classiques, mais donnent un sentiment de malaise lié à l’enfermement. L’immersion n’est pour autant pas parfaite. Le prétexte scénaristique à la succession d’énigmes ne convainc pas et le découpage par salle d’une conversation censée être continue la rend peu naturelle. Cependant, découvrir par soi-même les secrets de la base en fouillant partout constitue l’un des plaisirs du jeu. Il est possible parfois de sortir des sentiers battus avec des énigmes facultatives, donnant lieu à des expériences hors du temps qu’il convient de découvrir par soi-même.
Le jeu se boucle en sept heures environ, condensant sa recette et évitant toute redondance. Le dénouement constitue une pirouette agréable et confirme bien que le choix du titre et les thématiques abordées au cours du jeu ne sont pas qu’un effet de style. Et c’est peut-être sur ce point que se trouve la vraie plus-value du titre.
Merci d’avoir lu notre test de The Turing Test sur Switch.






