Test de The Silver Case 2425 réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par le distributeur.
- Compilation | Roman visuel
- Développé par Grasshopper Manufacture | Édité par NIS America | Distribué par Koch Media
- 9 juillet 2021
- Switch
- Ne comporte pas de sous-titres en français
- PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu | de la série
The Silver Case est sorti sur PlayStation en 1999, The 25th Ward: The Silver Case est sorti six ans plus tard sur mobile. Les deux épisodes ont depuis été édités en Europe, d’abord sur PC et PlayStation 4, avant d’être compilés aujourd’hui sur Switch avec The Silver Case 2425. Depuis ses débuts en tant que réalisateur, Suda « SUDA51 » Goichi s’applique à relier ses jeux avec le thème « kill the past » où des protagonistes doivent affronter le passé pour avancer. Le créateur-punk ne cesse pourtant lui-même de puiser dans le glorieux patrimoine de Grasshoper Manufacture. Aucune raison de tirer un trait dessus cependant car The Silver Case 2425 rend facilement accessibles deux classiques du roman visuel.
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Test de The Silver Case 2425 sur Switch
Des romans visuels dynamiques
Les deux jeux de la série The Silver Case sont avant tout des expériences scénaristiques. Ils sont tout de même constitués d’un semblant de gameplay qui s’avère extrêmement simple, demandant principalement de se déplacer dans diverses zones pour se rendre d’un point A à B. The Silver Case possède bien sûr quelques énigmes mais il est possible de les expédier à loisir d’une simple touche. De ce fait, le joueur ne se retrouve jamais bloqué dans l’histoire. Il faut toutefois apprécier le côté roman visuel de la saga pour progresser.
The Silver Case et 25th Ward: The Silver Case se distinguent toutefois par leur mise en scène. Ils évitent l’écueil des jeux du genre, qui affichent uniquement les portraits des personnages récitant leurs textes. Grasshoper Manufacture propose un système de dialogues plus dynamique, indiquant le locuteur de manière assez discrète. On peut même avoir du mal à suivre l’action, d’autant que les jeux ne proposent pas d’historique pour relire les textes que l’on aurait mal compris.
Deux jeux que l’on peut parcourir dans l’ordre de son choix
Le plus important n’est-il cependant pas l’histoire ? The Silver Case 2425 regroupe deux jeux qui, bien que connectés, peuvent en théorie être parcourus dans l’ordre que l’on veut. Le premier, The Silver Case, nous invite à suivre un protagoniste sans nom, nouveau membre de la Heinous Crimes Unit qui doit enquêter sur des meurtres qui ressemblent fortement à ceux d’un tueur en série déjà écroué. Le suivant, The 25th Ward: The Silver Case, prend place six ans après The Silver Case et propose trois scénarios distincts. Chacun s’articule autour de protagonistes différents, certains étant de nouveaux personnages tandis que d’autres étaient déjà présents lors du premier épisode. Ces trois histoires finissent par converger et former un tout.
La compilation idéale pour découvrir la série
Bien qu’elle ne soit pas inédite, la compilation The Silver Case 2425 présente toujours de nombreux intérêts, à commencer par l’aspect nomade de la Switch. Les scénarios restent quant à eux le point fort de la saga. Il existe néanmoins un autre bonne raison de découvrir The Silver Case aujourd’hui : Travis Strike Again: No More Heroes, le hors-série de No More Heroes disponible depuis 2019, contient de très nombreuses références à The Silver Case. La compilation s’avère donc indispensable aux nouveaux arrivants dans l’univers de SUDA51 pour accéder très facilement aux précédents jeux du game designer.
Pour les curieux, The Silver Case 2425 propose dans tous les cas des expériences aussi étranges que fascinantes. Bien que parfois bancals parce qu’ils tentent beaucoup de nouvelles choses, The Silver Case et 25th Ward: The Silver Case restent longtemps en tête après avoir quitté la partie, à l’image des plus grandes œuvres de Suda Goichi.




