Test réalisé à partir d’une version fournie par Aspyr sur Switch
Développé et édité par Aspyr
Sorti le 26 mars 2020 et disponible sur PlayStation 4 et Switch (également disponible sur PC et Xbox)
Les Star Wars Jedi Knight offrent depuis 1997 et Star Wars Jedi Knight: Dark Forces II le plaisir de manier le sabre laser à la troisième personne. D’autres jeux Star Wars les ont imités, sans toutefois jamais les égaler : Star Wars : Episode I : La Menace fantôme, Star Wars: Obi-Wan ou plus récemment Star Wars : Le Pouvoir de la Force.
Voilà pourquoi la sortie surprise de Star Wars Jedi Knight: Jedi Academy dans le cadre du Nintendo Direct Mini du 26 mars sonnait comme une merveilleuse nouvelle pour les manieurs de la force. Ce dernier épisode de Dark Forces/Jedi Knight relègue le charismatique Kyle Katarn au rang de professeur. L’aventure est-elle aussi savoureuse alors que l’on ne contrôle que son padawan ?

Star Wars Jedi Knight: Jedi Academy se situe 10 ans après la bataille décisive d’Endor. Son déroulement s’inscrit dans l’univers partagé Star Wars Légendes, déconnecté du canon actuel. Il est possible pour la première fois dans la série de personnaliser le sexe, la race et l’apparence de son personnage : le padawan Jaden Korr. Alors qu’il se prépare à atterrir sur Yavin IV, son vaisseau est attaqué par des reliquats de forces impériales et s’écrase. Cette attaque lèvera le voile sur un complot d’adorateurs d’un seigneur Sith disparu depuis des millénaires.
Jaden est placé sous la supervision de Kyle Katarn pour le désormais traditionnel entraînement dans les ruines du temple. Il peut en effet utiliser son sabre, des armes à feu (à la première personne) ainsi que des capacités comme la clairvoyance, la rapidité ou la télékinésie. Ce remaster apporte peu de nouveauté en dehors de la visée gyroscopique. Le lissage HD et la stabilité du jeu atténuent un peu le vieillissement du moteur de Quake III Arena. Le portage embarque cependant de nombreux bugs gênants, comme des plantages, des disparitions de sauvegarde inopinées et des blocages de direction. Le jeu tourne parfaitement en nomade, même s’il est plus confortable en mode dock.
Un système de choix de missions sur la carte de la galaxie fait aussi son apparition. La liberté est cependant restreinte puisqu’il est nécessaire de toutes les accomplir, sans compter qu’il induit à une narration moins fluide. Un réel effort a été fourni pour diversifier les objectifs et multiplier les planètes, parfois bien connues des habitués. Star Wars Jedi Knight: Jedi Academy n’est pas avare en fan service, et permet la rencontre de plusieurs personnages-clés de la saga dont Luke Skywalker, Wedges Antilles et Chewbacca.

L’une des principales plus-values de cette réédition est la possibilité de faire renaître le légendaire mode multijoueur. Le premier pas en ligne qui ne se fait pas sans accroc, la faute à la mise en place involontaire du cross-play Switch et PC. En l’attente du correctif annoncé par Aspyr, les joutes au sabre restent toujours aussi amusantes, même si les modes « Assaut » et « Capture de drapeau » sont désertés.
Difficile de passer à côté des instabilités du jeu pouvant user la patience des Jedi les plus aguerris. Ce constat établi, Star Wars Jedi Knight: Jedi Academy ressort dans une version très correcte sur le plan technique, et permet de redécouvrir sur Switch et PlayStation 4 une expérience de sabre laser jouissive et inégalée. Sa solide campagne solo et son légendaire mode multijoueur offrent de nombreuses heures de divertissement… Un excellent moyen de patienter jusqu’à la sortie de Star Wars : Episode I: Racer au printemps.




