Test de Resident Evil 3 réalisé le 5 avril 2020 sur PlayStation 4. Dernière mise à jour de l’article le 25 mars 2023.
- TPS | Horreur | Survie
- Développé et édité par Capcom
- Sorti le 3 avril 2020
- PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | Switch (Cloud) | PC | Luma (Cloud)
- Entièrement localisé en français
- PEGI 18
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Comme Resident Evil 2, Resident Evil 3 a droit à son remake. Capcom avait prévenu. Cette nouvelle interprétation prendrait plus de liberté. Et on peine parfois à reconnaître l’épisode de 1999. Mais malgré quelques sacrifices et notre amour pour la trilogie d’origine, on doit bien admettre que Resident Evil 3: Nemesis avait grand besoin de cette brillante réécriture.
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Test de Resident Evil 3
Resident Evil 3 se déroule vingt-quatre heures avant le deuxième opus. On incarne Jill Valentine qui tente de s’échapper de Raccoon City à cause du virus T qui zombifie ses habitants. Témoin des événements du manoir Spencer, Jill est pourchassée par le puissant Nemesis, bien décidé à la traquer jusqu’à son dernier souffle.
Des chapitres ont disparu au profit de la cohérence
L’histoire n’a pas changé ; tout le reste a été modifié en profondeur dès l’introduction en prise de vues réelles. Les personnages sont moins caricaturaux et Carlos Oliveira, que l’on contrôle en alternance avec Jill au cours du jeu, est plus développé. Le design est moins kitsch qu’auparavant, l’héroïne n’arborant plus la tenue de bimbo qui était la sienne.
Des passages entiers ont disparu, dont le chapitre du beffroi, d’autres ont été remaniés et de nouvelles scènes sont apparues. Certes, on perd plusieurs séquences par rapport au jeu d’antan. Mais Capcom a dans l’ensemble affiné son troisième épisode qui n’a jamais été aussi cohérent. Des éléments de gameplay ont aussi été supprimés, comme les choix, favorisant l’action.
Le level design a subi la plus profonde mutation. On ne retrouve pas exactement les mêmes lieux et la première partie propose plusieurs zones ouvertes, donnant davantage l’impression d’être en extérieur que dans un couloir. Les énigmes ne bloquent jamais longtemps et on explore avec le même plaisir que dans Resident Evil 2.
Le Nemesis occupe toujours une place centrale de l’expérience
La carte précise si on a terminé de fouiller une salle et les énigmes et objets qu’on laisserait derrière s’y trouvent notifiés. On regrette que le centre-ville soit si petit, mais les traversées à ciel ouvert sont très stressantes, surtout quand le Nemesis est à nos trousses.
Bien que le titre ne comporte pas son nom, il est toujours la star de Resident Evil 3. La tension tourne autour de lui de la première à la dernière seconde. Ses apparitions sont scriptées, contrairement à Mr. X dans Resident Evil 2, mais impressionnantes : le voilà qui traverse un mur ou jaillissant des flammes. L’attaquer permet toujours d’obtenir des bonus d’équipement.
Un épisode davantage porté par l’action
Comme la version d’origine, cet épisode est orienté vers l’action. On peut esquiver l’enlacement des zombies ou, pour Carlos, les bousculer. Exécutée avec le bon timing, l’esquive permet à Jill d’obtenir un « Witch Time », eh oui. On aurait néanmoins aimé pouvoir achever certaines créatures au pied. On manque rarement de munitions, d’autant qu’il est possible de les fabriquer. La difficulté est plutôt faible : on meurt parfois mais l’emplacement des points de sauvegarde et de contrôle évitent toute frustration.
Il arrive que l’on confronte une dizaine de zombies, il faut alors viser un baril explosif ou un disjoncteur pour maîtriser la masse. Voilà pourquoi les animations de dégâts sont moins détaillées : les aires de jeu sont très chargées sans que ça ne ralentisse jamais. Le RE Engine est toujours impressionnant dans son optimisation et dans les visuels affichés.
Le spectacle n’est hélas que de courte durée puisqu’il ne dure qu’entre cinq et sept heures. La campagne est cependant intense et peu d’épisodes de Resident Evil peuvent se targuer d’être aussi haletants. Pour ceux qui désirent prolonger l’aventure, ils peuvent y rejouer avec des objectifs de temps, essayer de débusquer toutes les figurines de Mr. Charlie… Ou tenter l’expérience Resident Evil Resistance.
Test de Resident Evil Resistance
En mage de Resident Evil 3 et pour remplacer le mini-jeu d’origine The Mercenaries: Operation Mad Jackal, Capcom a intégré le mode multijoueur Resident Evil Resistance, également réalisé sous le RE Engine. Ce titre compétitif et asymétrique, à l’origine prévu comme un épisode à part entière, fait se confronter un groupe de quatre survivants à un Mastermind qui fait tout pour les éliminer.
Le Mastermind possède les pleins pouvoirs
Le Mastermind, que l’on choisit parmi quelques grandes figures antipathiques de la saga, prend le contrôle des caméras à l’aide de la carte des lieux. Une fois son point de vue sélectionné, on peut poser des zombies et de pièges, transformer la caméra en fusil, fermer des portes, éteindre les lumières… Tout pour empêcher les survivants de progresser vers la sortie dans les cinq minutes imparties. Quand un survivant est blessé ou qu’il meurt, l’équipe reçoit une pénalité en secondes. Quand ils parviennent à se défaire d’une créature du Mastermind, en revanche, ils gagent du temps.
Il est également possible de prendre physiquement le contrôle de certaines créatures. Le plus intéressant reste néanmoins la possibilité de jouer un tyran qui dépend du Mastermind (G-Birkin, Mr. X…) pour assaillir les survivants. Le côté tower defense est très intéressant et il permet d’appréhender Resident Evil sous un angle tout à fait inédit.
Les survivants doivent coopérer pour s’en sortir
Côté survivants, on choisit son personnage parmi six qui ont des caractéristiques différentes, à la manière de Resident Evil: Operation Raccoon City : l’une est spécialiste des armes à feu, l’autre du corps-à-corps, tandis qu’une autre excelle dans la découverte d’objets… Le groupe de quatre doit traverser trois zones séparées les unes après les autres. Il ne s’agit pas de couloirs mais de zones semi-ouvertes dans lesquelles il faut ouvrir trois mécanismes pour progresser, et détruire des bio-cœurs pour la dernière.
Quand on incarne un survivant, le plus difficile est de s’organiser avec les autres joueurs au cours des parties rapides et dont les équipes sont aléatoires. Comme dans Splatoon par exemple, il y a toujours un trublion qui se comporte comme un poulet sans tête et qui empêche le bon déroulement de l’opération. Évidemment, c’est moins vrai à mesure que l’on progresse car les équipes dépendent du rang du joueur. Entre amis et avec des partenaires de confiance, il est évidemment plus simple de coopérer.
Que l’on perde ou que l’on gagne, on accumule entre chaque partie de l’expérience ainsi que des crédits à dépenser à la boutique. Celle-ci permet d’obtenir de nouvelles cartes ou de nouvelles capacités, actives ou passives, qui facilitent les parties. Il en existe pour les survivants mais également pour le Mastermind. Pour l’instant, Resident Evil Resistance ne comporte que quatre environnements dont on fait vite le tour. On aurait aimé plus de variété, même si le concept du jeu est finalement quasi-infini. Le titre est trop récent pour trouver quatre amis possédant le jeu et volontaires pour jouer, mais on doit reconnaître le potentiel de fun qui est le sien avec quatre partenaires motivés.




