Détails de Shadowverse: Champion’s Battle
| Version | Sortie | Développeur | Éditeur |
|---|---|---|---|
| Switch | 🇫🇷 13/08/2021 | Cygames | Marvelous Europe |
Test de Shadowverse: Champion’s Battle sur Switch
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch
| Interface | Anglais |
| Audio | Anglais / Japonais |
| Sous-titres | Anglais |
Si « jeu de carte en ligne » rime souvent avec Gwent ou Hearthstone, un outsider japonais se taille petit à petit la part du lion. Disponible depuis 2016 sur mobile et PC, Shadowverse emprunte beaucoup à son modèle de l’écurie Blizzard et compte sur quelques originalités, ainsi que l’agressivité de sa politique transmédia, pour occuper le terrain. Après un anime éponyme diffusé sur Crunchyroll, une adaptation console est éditée sur Switch. Shadowverse: Champion’s Battle prend la forme d’une expérience principalement solo et peut être considéré comme un nouveau point d’accès pour découvrir l’univers de Shadowverse.
Shadowverse: Champion’s Battle reprend le parti pris de l’anime. Loin de l’univers fantastique dépeint par le jeu de cartes, le titre tourne autour des passionnés de Shadowverse eux-mêmes, à la manière Yu-Gi-Oh!, par exemple. On y incarne un personnage du genre de son choix, transféré comme souvent dans un nouveau lycée. En retard pour sa première classe, le joueur rencontre Hiro Ryugasaki, héros de l’anime. Encouragé par cette amitié nouvelle, Hiro se lance alors le défi de sauver le club scolaire dédié à Shadowverse.
Shadowverse: Champion’s Battle est inspiré par la structure calendaire de la série Persona. Le lycée et quelques zones des alentour peuvent être visités dans les temps libres. Il ne faut cependant pas s’attendre à la même richesse question possibilités : ce déroulement sert principalement à contextualiser la trame scénaristique, les quêtes annexes et les combats à tour de bras. Les magasins permettent d’acheter cartes, covers et boosters et les mécaniques de combat sont identiques à celles du Shadowverse originel.
Chaque belligérant possède un nombre de points de vie qu’il faut réduire à zéro pour gagner. À chaque tour, des points d’action sont incrémentés pour dépenser les cartes fournies par la pioche. Chaque créature possède ses statistiques, en plus de certains effets. On peut notamment citer le ward qui attire toute l’aggro des adversaires, ou le last word qui entraîne une pioche après trépas. Les plus observateurs remarquent immédiatement la parenté à Hearthstone mais Shadowverse ajoute quelques mécaniques intéressantes comme les évolutions de cartes. Un mode en ligne est également disponible dans Shadowverse: Champion’s Battle, agrémentant la progression d’objectifs à remplir. Comme le Shadowverse free-to-play, il devrait inclure à terme différents battle pass.
Shadowverse: Champion’s Battle ne possède toutefois pas une réalisation à toute épreuve, en témoigne son crénelage parmi les plus violents constatés sur Switch. Cyagames étonne cependant par sa capacité à mettre en scène, au cours de jolies scènes cinématiques ou des animations qui précèdent les combats. La quantité de dialogues surprend pour un jeu du genre, d’autant qu’ils sont retranscrits par des seiyū enjoués qui constituent une vraie plus-value. Le ton est résolument tourné vers les jeunes publics, au diapason des mécaniques simplifiées. Les combats sont rarement difficiles et les decks peuvent être créés automatiquement par styles.
Shadowverse: Champion’s Battle joue parfaitement son rôle d’initiateur à Shadowverse. Son cadre étudiant emprunté à l’anime est un prétexte idéal pour dérouler un vaste tutoriel solo, et rôder les nouveaux venus à l’exercice du deck building. La faiblesse de ses enjeux et sa simplicité le prédestinent principalement à un jeune public, qui peut parfaitement poursuivre l’aventure sur le Shadowverse d’ores et déjà disponible sur mobile et PC.





