Test de Returnal réalisé le 7 mai 2021 sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur. Dernière mise à jour de l’article le 20 février 2023.
- TPS | Roguelite
- Développé par Housemarque | Portage PC de Climax Studios | Édité par Sony Interactive Entertainment
- PlayStation 5 – 30 avril 2021
PC – 15 février 2023 - Entièrement localisé en français
- PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu
Réalisé par Housemarque, spécialiste des jeux d’action (Resogun, Dead Nation, Super Stardust HD…), Returnal prend la forme d’un rogue-lite porté par la réalisation d’un AAA. Son gameplay étant orienté TPS, on se demande si le studio parvient à concilier ces mécaniques apparemment éloignées sur le spectre des genres.
Test de Returnal sur PlayStation 5
Le joueur incarne Selene, une spationaute prise au piège dans une boucle temporelle sur la planète hostile d’Atropos. Comprenant rapidement qu’elle ne peut quitter celle-ci, Selene met tout en œuvre pour briser ce cycle dont elle est victime.
Comment se manifeste l’aspect rogue-like de Returnal ?
Returnal fonctionne effectivement par cycles qui débutent au lancement d’une partie et qui prennent fin en cas d’échec ou d’extinction de la console. Housemarque ne propose aucune option de sauvegarde en cours de cycle, ni même de signet. Pour conserver la progression d’un run, la seule solution est de mettre la console en veille. Ce choix nous laisse dubitatif car les runs peuvent durer plusieurs heures. Il aurait été judicieux de proposer la possibilité de suspendre sa partie sans prendre la console en otage.
Mise à jour du 20 février 2023 | Depuis la rédaction du test, Housemarque a effective mis à jour Returnal pour ajouter la possibilité de suspendre une partie
Rogue-lite oblige, on amasse de nombreux objets au cours d’un run. Certains sont temporaires et on les perd à la fin du cycle : potions, armes etc. Tandis que d’autres s’obtiennent de façon permanente, dont le grappin, le tir secondaire ou l’épée par exemple. Avec ses niveaux à génération procédurale, Returnal propose à chaque fois une partie différente et, bien que l’on reconnaisse avec le temps certains endroits, Housemarque parvient tout de même à surprendre le joueur et ce même après plusieurs heures.
Quel est le degré de difficulté de Returnal ?
Le studio met en garde dès le premier écran. Returnal est, comme un chacun le sait, un jeu extrêmement exigeant. On y meurt évidemment très souvent mais la marge de progression est calibrée de sorte que l’on assimile les rouages du gameplay au fil des runs. On apprend à utiliser le décor à notre avantage, on comprend les motifs d’attaques ennemis et le sentiment d’évolution est palpable. Par ailleurs, dès lors que l’on saisit que la clé de la survie réside dans le mouvement, Returnal paraît tout de suite plus facile.
Mélangeant habilement TPS et danmaku, on ressent le moindre choc et les intempéries grâce aux retours haptiques de la DualSense. On contrôle Selene avec aisance. Celle-ci dispose d’un dash offrant une fenêtre d’invincibilité, un peu à la manière d’une roulade de Dark Souls. On dispose aussi d’un système d’adrénaline qui renforce l’héroïne. Cette jauge grimpe naturellement à chaque fois qu’un adversaire est vaincu mais elle tombe à zéro au moindre choc subi. Il est donc important d’éviter les contacts pour maximiser ses chances de survie faces aux boss du jeu, tous extrêmement coriaces.
Notre avis

8
Returnal est un rogue-lite au gameplay classique, qui se distingue principalement par son orientation TPS. Son histoire est en revanche assez décousue. Ce sont davantage ses affrontements endiablés et le plaisir de jeu qui tiennent le joueur en haleine.
Ce nouveau titre de Housemarque prouve en tout cas qu’il est possible de réunir la réalisation des AAA et des mécaniques plutôt prisées dans le monde indé. Avec son ambiance prodigieuse, qui profite notamment du son 3D, et l’exigence qui est la sienne, Returnal donne envie d’y retourner encore et encore, à condition d’accepter le défi qui nous est proposé.




