Test de reky : un jeu de puzzle subtil et technique

Test réalisé à partir d’une version fournie par Future Friends sur PC (Core i5-3470, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1060 6 Go)

Développé par beyoyondthosehills et édité par Plug In Digital
Sorti le 27 mai 2020 et disponible sur PC

InterfaceFrançais / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Grec / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois / Turc
Audio
Sous-titres

Développé par le studio indépendant beyondthosehills, reky est un jeu de puzzle où le joueur déplace une bille de case en case, d’un point de départ à un portail de sortie. Le but du jeu est aussi d’effectuer le moins de mouvements possible pour boucler un niveau. Dans un genre qui se montre facilement vecteur de frustration tant la difficulté peut monter en flèche, reky parvient grâce à son aspect graphique et son ambiance paisible à créer un climat de sérénité. Cela ne sous-entend toutefois pas que ses casse-têtes soient faciles, bien au contraire.

reky est un jeu simple à comprendre et à apprivoiser. À l’aide de la souris, le joueur déplace des cubes colorés dans des niveaux en vue isométrique pour tracer un chemin à une petite bille noire. Les différentes couleurs des cubes représentent différentes directions et des distances de mouvement variées.

Le cœur du gameplay de reky provient de la capacité du joueur à transférer la couleur d’un cube coloré à la bille en se plaçant dessus ; le cube devient alors blanc. Après quoi, il est possible d’attribuer la dite-couleur à un autre cube blanc, qui obtient alors la capacité de se déplacer du cube précédent. Il revient au joueur de trouver la combinaison la plus courte en mouvements pour progresser.

Le jeu de puzzle du studio grec se distingue par son aspect visuel très plaisant. Les niveaux de reky évoquent le dessin technique, à la fois sobre et élégant. Aucune surcharge visuelle n’encombre la vision du joueur. Une sélection judicieuse de couleurs chatoyantes en arrière-plan adoucit l’esthétique technique en habillant les niveaux avec un dégradé de saturation. Le joueur peut choisir la teinte de chaque niveau avec l’arrière-plan qui lui paraît le plus confortable.

L’ambiance sonore contribue également à instaurer un climat agréable, de sorte que passer de longues minutes devant un casse-tête ne soit pas redondant. Les musiques, composées de nappes agréables et douces, accompagnent le joueur dans la résolution des différents niveaux, ces derniers requérant réflexion et expérimentation.

reky se complexifie au fil de ses 96 niveaux répartis en 7 chapitres. La courbe de progression est telle que l’on ne ressent pas de mur de difficulté. Celle-ci ne provient pas uniquement de son level design alambiqué : sa perspective rend souvent les niveaux difficiles à lire au premier abord. La représentation en 3D isométrique peut être source de confusion : seul le tâtonnement permet de se défaire des illusions d’optique et d’atteindre son but.

Une fois la logique d’un niveau comprise, le joueur peut le recommencer pour tenter de réduire son nombre de mouvements et améliorer son score. Dans chaque niveau, un compteur affiche le meilleur score possible. Au joueur de découvrir comment réaliser un si petit nombre de déplacements.

L’ambiance dégagée par les aspects visuel et musical est extrêmement agréable. Cet habillage est cependant trompeur : reky ne fait aucune concession sur la difficulté. Dans la mesure où le jeu ne donne jamais d’indice, il est un titre à réserver à un public averti, d’autant que ses casse-têtes sont souvent subtils. Des clés que l’on obtient à force de résolutions permettent malgré tout de passer un niveau sur lequel on bloquerait, de sorte que l’on ne soit jamais frustré.

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