Test de Ratchet & Clank: Rift Apart réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Plateforme
- Développé par Insomniac Games | Édité par Sony Interactive Entertainment
- PlayStation 5 – 11 juin 2021
PC – 26 juillet 2023 - Entièrement localisé en français – PEGI 7
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Jusqu’à Ratchet & Clank: Rift Apart, Astro’s Playroom était la seule expérience à démontrer les spécificités de la PlayStation 5. Le nouvel Insomniac Games apparaît donc comme une étape importante de la stratégie de Sony. Les images révélées jusqu’alors présentaient principalement des mécaniques conçues autour des performances du SSD de la console. Il est donc temps de vérifier si Ratchet & Clank: Rift Apart se départit de son image de « démo technique » pour montrer d’autres qualités ludiques.
Test de Ratchet & Clank: Rift Apart sur PlayStation 5
Suite directe de Ratchet & Clank: Nexus sorti en 2013, Ratchet & Clank: Rift Apart s’ouvre sur une grande parade organisée par Capitaine Qwark pour célébrer l’héroïsme du dernier Lombax et de son compagnon robotique. Le maléfique Nefarious choisit ce moment précis pour faire son grand retour et dérober le Dimensionateur sous les yeux de Ratchet. En partie responsable de ce fiasco, le duo doit alors réparer les dégâts causés par l’apparition de nombreux portails dimensionnels.
Une palette d’actions classique mais diversifiée
Les Lombax sont plus que jamais à l’honneur de cet épisode avec l’apparition d’une nouvelle héroïne charismatique de cette espèce : Rivet. La plus-value du personnage est essentiellement scénaristique, puisqu’elle bouscule la routine des deux compères. Pour autant, elle ne fait aucune différence manette en main car les deux Lombax partagent leur progression et l’évolution de leurs armes. Ces dernières sont toujours aussi diversifiées, allant des armes à feu classiques à l’invocation d’un système d’arrosage capricieux. Un manque de folie dans le choix de l’arsenal se fait cependant ressentir. Ratchet & Clank: Rift Apart n’introduit d’ailleurs que très peu de nouvelles mécaniques dans la palette d’actions que l’on connaît déjà.
Des nouveautés qui exploitent les caractéristiques de la PlayStation 5
Quelques nouveautés permettent cependant de tirer parti des fonctionnalités de la DualSense. L’arrêt à mi-course des gâchettes permet d’activer un nouveau mode de tir, et la fonction adaptative ainsi que le retour haptique renforcent l’immersion. Les fameux portails constituent cependant l’ajout central de cet épisode. Les téléportations n’ont d’abord lieu que sur une courte distance, mais ils impressionnent rapidement par la capacité quasi-instantanée de la console à générer des portions de monde entiers en pleine action. Les développeurs ont donné libre court à leur créativité, en concevant des courses effrénées sur plusieurs mondes à la fois, ou en jouant sur des allers-retours entre passé et présent. L’exploration s’en retrouve enrichie, notamment par le biais de failles spatiales qui sont autant de niveaux bonus.
Le véritable premier jeu next-gen de Sony
Visuellement, Ratchet & Clank: Rift Apart dispose de trois modes de jeu. Le mode fidélité est doté d’une résolution 4K et de graphismes plus détaillés. Deux modes performance différents néanmoins privilégient un frame rate à 60FPS, au détriment du ray tracing, ou de la résolution et de détails graphiques. Quel que soit le choix opéré, Ratchet & Clank: Rift Apart impressionne constamment. Les décors sont particulièrement variés et présentent un niveau de détails remarquable. Ces qualités techniques et esthétiques donnent corps à des planètes très vivantes et propices à l’émerveillement. Le logiciel apparait ainsi comme le premier jeu de Sony à pleinement exploiter les capacités de la PlayStation 5, jusque dans la construction de ses niveaux. Il serait cela dit réducteur de n’y voir qu’une vitrine technologique. Ratchet & Clank: Rift Apart ne révolutionne pas la série mais il demeure une expérience dépaysante et riche en action, dans la lignée des blockbusters qui l’ont inspiré.





